Vue de loin, puisqu’éloigné pour quelques jours encore de la Guadeloupe et des Saintes, il nous a semblé que jamais de mémoire de Saintois la fête patronale de Terre-de-Haut, en ce 15 août 2018, n’avait suscité dans nos îles autant de satisfaction et d’unanimité. Tant auprès de la population résidente, des Saintois en général que de nos irréductibles visiteurs.

Messe solennelle du 15 Août en l’église de Terre-de-Haut
Cette petite révolution est d’abord à mettre au compte des administrateurs municipaux, toutes tendances confondues. Avec à leur tête le nouveau maire Louly Bonbon, dont la volonté évidente et éclairée de réconciliation vient balayer 50 années de division organisée, ourdie par une clique inamovible de dirigeants à l’esprit étroit, dépourvus du sens du dialogue et de la démocratie, aux conceptions et pratiques politiques désuètes, plus qu’archaïques.
Un incontestable élan d’unanimité
Mais elle n’aurait pas eu lieu non plus cette révolution, si les acteurs économiques et sociaux de la commune, – commerçants, hôteliers, restaurateurs, associations… et la population elle-même en son ensemble – avaient boudé la main tendue de la municipalité et refusé de participer, et pas seulement pour la plupart financièrement, à l’organisation de cette manifestation traditionnelle, incontournable de notre histoire et de notre culture insulaire. À tous, il convient de rendre un hommage appuyé et d’exprimer des remerciements mérités.

Cinq sujets parmi d’autres de satisfaction
1 – Un financement en grande partie hors budget communal
Cette unanimité populaire porte d’abord sur la décision municipale de restreindre le coût des manifestations en tenant compte de la situation budgétaire pour longtemps encore déficitaire de la commune, héritage des précédents déboires financiers que l’on sait. Et cela, si on se réfère au programme précédemment diffusé, sans affadir l’esprit de la fête auquel nos compatriotes sont particulièrement attachés.
2 – La circulation motorisée interdite au centre-bourg
Elle porte ensuite, cette unanimité, sur la bonne idée très appréciée de canaliser la circulation et de libérer le centre-bourg de l’insécurité et des embarras engendrés par l’anarchie en ce domaine, objet par ailleurs, semble-t-il, d’une réflexion en cours. Expérience positive qu’il serait heureux de renouveler régulièrement selon le vœu de beaucoup, afin que les Saintois retrouvent, ne serait-ce qu’épisodiquement, (pourquoi pas une fois par mois ? ) calme et sérénité dans leurs déplacements.

La rue libre de véhicules, livrée aux seuls piétons
3 – La présence du maire de Terre-de-Bas à nos côtés
Unanimité aussi sur la présence à nos côtés de nos amis de la municipalité de Terre-de-Bas, en la personne de son Maire Emmanuel Duval, prémices d’une fructueuse collaboration à venir, espérons-le, entre nos deux îles, et qu’à ce jour les précédents dirigeants de Terre-de-Haut s’étaient systématiquement refusés d’envisager.

Le maire Emmanuel DUVAL, à gauche, représentant la Municipalité de Terre-de-Bas – Capture d’écran reportage TV Guadeloupe la 1ère
4 – L’nauguration de la Place des Héros

Unanimité encore quant à l’inauguration de la Place du Plan d’Eau désormais dénommée Place des Héros, en hommage à Cyprien SAMSON et Masséna DESBONNES, deux fils de Terre-de-Haut morts pour la France au cours de la Seconde Guerre mondiale et dont la mémoire, le courage et le sacrifice n’avaient jamais été officiellement évoqués à ce jour aux Saintes. Cérémonie émouvante avec la présence de Madame Yvette Samson- Martinet, fille de Cyprien Samson, résidant en métropole, invitée à juste titre à cette occasion par la municipalité, et qui avait 9 ans à l’arrestation de son père, le 17 octobre 1942.

Madame Yvette Samson-Martinet, avec le Maire et son adjointe Marie-Paule Lassalle
5 – L’opposition invitée à la tribune
Unanimité enfin sur l’incroyable retournement de situation – du jamais vu à Terre-de-Haut – qui a consisté pour le maire Louly Bonbon, à donner, en parfait démocrate, la parole à un représentant de l’opposition en la personne d’Hilaire Brudey, Conseiller régional, dont l’intervention respectueuse et modérée a suscité, aux dires de notre correspondant sur place, enthousiasme et applaudissements.

Hilaire Brudey s’exprimant à la mairie
Une sélection non exhaustive
En sélectionnant ces cinq sujets qui ont fortement marqué, selon nous, la fête du 15 août 2018 à Terre-de-Haut nous n’avons pas oublié les autres manifestations habituelles inscrites au programme officiel. Mais il nous serait impardonnable, en terminant cette chronique, de ne pas évoquer explicitement la traditionnelle Fête des Marins du 16 août avec sa messe solennelle, sa procession hautement colorée et ses gerbes aux monuments dédiés à la mémoire de ceux qui sont morts ou disparus en mer, avec une pensée particulière pour leur famille.


Ainsi, si la population de Terre-de-Haut, nos amis de Terre-de-Bas et nos visiteurs ont particulièrement apprécié, à l’occasion de ce 15 août chaleureux et convivial, le nouvel état d’esprit qui règne désormais dans notre commune, formons le vœu qu’il se perpétue en actes et dialogue au cours des années à venir, et qu’il scelle pour longtemps une fraternité saintoise enfin retrouvée.
Raymond Joyeux – 19 août 2018





















Avant propos
Comme la plupart des rêves, une œuvre littéraire (poétique ou romanesque) naît très souvent d’un élément déclen-cheur. C’est le cas pour ce présent recueil. C’est en observant un tableau chez une amie que j’ai eu l’idée d’écrire les poèmes de ce recueil. Ce tableau, de petites dimensions, mais très coloré, aux larges traits hachés, représentait un paysage. Un paysage typique, connu de moi depuis toujours, prétendait mon amie, mais que je n’arrivais ni à reconnaître ni à situer. Pour la simple raison que les contours et l’aspect général en étaient tellement stylisés, tellement simplifiés, que sans l’aide de mon hôte, j’aurais été incapable de le reconnaître. Et pourtant, c’était bien le Pain de Sucre de Terre-de-Haut, mon île natale, qui était représenté sur ce tableau. Mais pour en être sûr et le retrouver sans équivoque, il m’avait fallu faire une reconstitution mentale. À partir du souvenir très précis que j’en avais et les lignes déstructurées du tableau présent sous mes yeux, j’ai établi une correspondance et l’évidence m’est subitement apparue. Alors que j’avais en face de moi une reproduction non pas de la réalité objective, telle que tout un chacun peut l’appréhender directement et comme l’aurait fixée une photographie, mais une déconstruction totale du sujet, j’avais remis, par le biais de la mémoire, les lignes et les couleurs à leur place et l’avais reconstruit. Cette déconstruction-reconstruction est la définition même de la poésie. Et à ce titre, il convient de rendre hommage au peintre Didier Spindler- 









Fils de Chantal CASSIN originaire de Terre-de-Haut et d’Éric BOURGUIT, d’ascendance martiniquaise, Tony, aîné d’une fratrie de trois enfants, est né le 4 mai 1983 à Évreux en Normandie où ses parents se sont rencontrés. Venu aux Saintes avec sa famille à l’âge de 16 mois, il suivra sa scolarité primaire à Terre-de-Haut et fréquentera le collège des Saintes jusqu’à la classe de 3ème, avant d’aller poursuivre ses études secondaires au lycée Gerville-Réache de Basse-Terre. Inscrit en section L de cet établissement il obtient le baccalauréat et part pour la Martinique afin de préparer une licence d’espagnol. 









La commémoration de l’armistice de 1945 qui mit fin à la seconde Guerre mondiale est pour nous l’occasion, en ce 8 mai 2018, d’évoquer la mémoire d’un héros saintois méconnu, mort pour la France pour « faits de Résistance ». Si, jusqu’à ce jour, nous connaissions le nom de 



Si les recherches faites par la famille de Cyprien, en particulier par sa nièce Mme Claudine Samson-Aubert et par son petit-fils M. Michel Samson, permettent de retenir pour son décès la date 






