Fragments d’une enfance saintoise

1ere de couverture

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7 commentaires pour Fragments d’une enfance saintoise

  1. igor Schlumberger dit :

    Bonsoir, est-il encore possible de se procurer un exemplaire de ce livre ? Merci

  2. raymondjoyeux dit :

    Votre appréciation me touche, merci à vous. Une classe de CM2 (30 élèves) de l’école de Massabielle-La Jaille Baie-Mhault, après lecture suivie en classe avec leur professeur, s’est rendue voilà 15 jours à Terre-de-Haut en sortie pédagogique autour du récit : visite des lieux et questions à l’auteur. Un échange fructueux qui a permis aux élèves de s’exprimer sur le texte et à l’auteur d’apporter précisions et informations complémentaires sur la vie insulaire et les pratiques scolaires de l’époque. Deux classes de 6ème de Pointe-à-Pitre sont prévues fin février dans la même optique. D’autres classes (de Terre-de-Bas, 6ème et des Abymes, 3ème) étudient actuellement, l’une, Fragments d’une enfance saintoise, l’autre, – chose étonnante et encourageante -, le recueil de poésie : Poèmes de l’archipel… Une rencontre avec ces classes est prévue sous peu. L’initiative des professeurs m’honore au-delà de mes espérances et je profite pour leur adresser ici, – à eux et à leurs jeunes élèves -, tous mes remerciements.

  3. françoise Troufflard dit :

    je me suis régalée en lisant ce récit….je vis aux Saintes,où acheter un exemplaire de ce livre à partager absoluement?

  4. raymondjoyeux dit :

    Fragments d’une enfance saintoise :
    contexte et lieux du récit

    Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, sont deux petites îles, de moins de 500 hectares chacune, séparées par un bras de mer d’environ 1 Km. La première, plus maritime, est peuplée pour une grande part de descendants de colons Bretons, et autres populations venues de l’ouest et du centre de la France à partir de 1665. C’est dans cette île que je suis né en 1943 et où j’ai passé mon enfance. L’activité principale à l’époque du récit est la pêche, il n’y a pas encore de tourisme de masse. La seconde, Terre-de-Bas, est majoritairement peuplée de descendants d’Africains, établis dans cette île à vocation rurale à l’époque de la traite. À elles deux, elles comptent en 1950 environ 2000 habitants, (aujourd’hui plus de 3000). Jusque dans les années 60, il n’y a que très peu de relations entre les deux îles. Aujourd’hui, les deux communes, sans être jumelées, sont très proches sociologiquement et économiquement l’une de l’autre et leur population respective largement métissée.

    Le récit se déroule entre la fin des années 40 et le début des années 50 – entre 1947 et 1953 exactement. La guerre de 39-45 vient de se terminer. Les deux communes saintoises, situées à environ 12 kilomètres de la Guadeloupe dont elles dépendent administrativement, sont alors pratiquement coupées de tout. Le bras de mer qui sépare les Saintes de la Guadeloupe au Nord s’appelle le Canal des Saintes. Au Sud, un autre « Canal » plus important, 50 Km, appelé Canal de la Dominique, sépare les Saintes de la Dominique, île anglaise dépendant alors de la couronne d’Angleterre et depuis peu indépendante. Comme en Guadeloupe dite continentale, aux Saintes, le français est la langue officielle mais le créole, interdit à l’école à cette époque, est la langue vernaculaire… J’ai donc appris le français sur les bancs de l’école.

    Dans les années 50, deux petites barges à voile et moteur auxiliaire (La Cassiopée et la Belle Saintoise) relient les Saintes à la Guadeloupe, deux ou trois fois par semaine. La traversée est longue (2 à 3 heures) et parfois dangereuse. Les passagers sont peu nombreux. Ces barges ne transportent le plus souvent que de la marchandise, du courrier et des gens du pays. Aujourd’hui, des vedettes rapides (300 passagers) relient plusieurs fois par jour en 20 minutes les Saintes à la Guadeloupe. L’activité principale n’est plus la pêche mais le commerce et le tourisme qui draine chaque année près de 200 000 visiteurs. Un petit aéroport, créé en 1967, existe également à 1/4 d’heure de vol de Pointe-à-Pitre. Les temps changent ! Mais aujourd’hui, il n’y a plus de ligne aérienne régulière.

    À l’époque du récit, aucune de ces deux îles n’est alimentée en électricité – (qui ne viendra épisodiquement qu’en 1954) – Un groupe électrogène est alors installé à Terre-de-Haut et alimente quelques foyers le matin de 5 à 7 H. Le soir de 18 à 22 heures. Les gens s’éclairent à la lampe à pétrole et cuisinent au charbon de bois. Aujourd’hui, avec l’électricité 24 h sur 24, toutes les maisons sont équipées de TV, de frigos et de climatiseurs, de téléphone et d’Internet. On ne fabrique pratiquement plus sur place de charbon de bois… L’eau courante ne date que des années 80-90. Comme l’électricité transportée elle-même aujourd’hui par câbles sous-marins, elle arrive de Guadeloupe par des canalisations sous-marines. Quelques maisons ont néanmoins conservé leur citerne mais beaucoup de ces réservoirs en pierres ou béton ont été démolis. Chez mes parents, des jarres recueillaient l’eau de pluie par des gouttières le long du toit. En période de sécheresse, comme il est dit dans le récit, nous allions chercher l’eau à la citerne de mon grand-père située 400 M plus loin. La maison familiale est construite en bord de la mer, soumise aux intempéries et menacée surtout en cas de cyclone… Elle existe toujours mais a été profondément transformée.

    Toujours à l’époque du récit, il n’y avait pas de collège aux Saintes, la plupart des enfants arrêtaient leurs études à la fin du primaire. Seuls quelques privilégiés, comme moi, ont eu la chance de partir en Guadeloupe, je raconte dans quelles conditions dans le livre… Aujourd’hui, c’est après la 3ème qu’ils doivent s’exiler…. mais le contexte a radicalement changé. La plupart des élèves du collège des Saintes sont scolarisés dans les lycées de Guadeloupe continentale et poursuivent leurs études comme n’importe quel jeune Guadeloupéen. Dans un second volume, intitulé Les Manguiers du Galion, je raconte ma scolarité en Guadeloupe, entre 1953 et 1959, de la 6ème à la Seconde car le « Collège » où j’étais allait jusqu’à la Seconde et c’est en Martinique que je suis allé terminer mes études secondaires avant de me rendre en métropole pour mes études supérieures.

    Raymond Joyeux

    PS : Sur Internet, on trouve de nombreuses informations sur les Saintes et Terre-de-Haut en particulier.

  5. Pascal dit :

    Bonjour,

    Cet ouvrage qui parait être des plus intéressant est-il encore disponible ? Comment peut-on se le procurer ?

    Merci d’avance.

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