À la découverte de nos archives (1)…

20190818_151420En fouillant incidemment dans ma « malle aux trésors », parmi de nombreux autres documents, j’ai retrouvé un ancien exemplaire du journal L’Étrave daté de mars 1965. Ce journal, faut-il le rappeler, a été créé voilà 54 ans par votre serviteur et un groupe d’amis dont Georges Vincent, ancien secrétaire de mairie et le docteur Yves Espiand en poste alors à Terre-de-Haut. Parmi les articles publiés dans ce N° 2, un texte du docteur Espiand sur la venue aux Saintes du navire La Foudre de la Marine Nationale m’a paru particulièrement intéressant. Aussi c’est avec plaisir que je vous le fais partager, d’autant plus que des photographies de l’époque, trouvées sur le site officiel de la Marine, permettent d’illustrer l’événement. Fort de cette découverte, je vous proposerai par la suite d’autres articles du même journal qui retracent modestement des pans de notre histoire, ravivant les souvenirs des plus anciens et faisant découvrir aux plus jeunes certains instantanés de la vie aux Saintes il y a un demi siècle.

La couverture de L’Étrave a été réalisée par Alain Foy et l’impression confiée à l’Imprimerie Louis Martin installée alors rue Victor Hugues à Pointe-à-Pitre. Outre le service aux abonnés par voie postale, la diffusion locale du journal était assurée par ses rédacteurs. Cinq numéros ont été publiés.

La Foudre aux Saintes

(Texte du docteur Yves ESPIAND)

« Mi li, Mi li », ce cri jadis réservé à l’arrivée de la Jeanne d’Arc, répété par cent poitrines enthousiastes, accompagnait l’entrée dans la splendide rade de Terre-de-Haut de l’un des fleurons de la Marine Nationale : La Foudre. Silencieusement, majestueusement, avec grâce même, en dépit de sa silhouette un peu lourde, elle avançait lentement pour jeter l’ancre dans un affreux bruit de ferraille, peu après la Bouée Rouge.

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La Foudre en rade de Terre-de-Haut – 17 février 1965 – Photo Marine Nationale

Immobile maintenant, tout fier de son glorieux passé, elle nous dictait sa biographie : originaire des USA, elle participe au débarquement allié de 1944 sur les côtes normandes comme bateau-atelier, assure ensuite le transport de locomotives entre la Hollande et la Grèce sous pavillon hellénique puis, suprême déchéance, devient bateau-poubelle.

Des USA à la France

Sans doute émus par sa peu reluisante situation, les USA la reprirent en mains pour la vendre à la France. Sous la bannière tricolore elle fit alors les deux campagne d’outre-mer : Indochine et Algérie. Elle continue actuellement son rôle de bateau-atelier et avait à son bord un remorqueur et plusieurs gabarres. Telle est brièvement résumée l’histoire de la Foudre qui nous a rendu visite du 17 au 19 février dernier. Son profil étroit et élancé explique sa fonction. En effet, la moitié antérieure est beaucoup plus haute que la postérieure assez basse et creusée d’une immense et profonde « piscine » fermée à l’arrière par une sorte de trappe ; la cale occupe le tiers inférieur du bateau.

Un bateau-Kangourou

INSIGNE-LSD-FOUDRE-navire-bateauPour effectuer certaines réparations en pleine mer sur un quelconque autre navire, on coule La Foudre en ouvrant les vannes, ce qui permet le remplissage de la cale. La moitié postérieure est alors presque totalement immergée donc au niveau de la mer, et la trappe s’ouvrant permet au navire à réparer de « rentrer » à bord. Un système de puissantes pompes assure la vidange de la cale et La Foudre remonte en surface avec son chargement. Elle peut ainsi « porter » un navire du tonnage des dragueurs de mines genre Altaïre et La Croix du Sud. Cette fonction de renflouement d’un genre spécial se retrouve sur l’écusson du bord qui représente un kangourou avec un de ses petits dans sa célèbre poche.

Un équipage sportif et bon vivant

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Marins de La Foudre dans les rues de Terre-de-Haut – Février 65 – Ph. Marine nationale

Le séjour de La Foudre, trop court d’ailleurs, fut marqué par plusieurs manifestations : match de football qui vit le triomphe de la marine sur l’Avenir Saintois (une fois de plus) sur le score serré de 2 buts à 1 ; réception à la mairie ; concert et cinéma en plein air très prisé par petits et grands. Et dans la douce fraîcheur du clair de lune saintois, l’allure un peu zigzagante et surtout très euphorique des marins témoignait du plaisir qu’ils avaient eu à faire escale dans un si beau coin de France. Au revoir Foudre, et à bientôt, nous l’espérons.
Yves Espiand (Journal L’Étrave N° 2 – Mars 1965)

Je salue mon ami, le docteur Yves Espiand, et le remercie pour son article, ainsi que la Marine Nationale pour l’utilisation de ses photos.

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La Foudre à Pointe-à-Pitre le 19 février 1965 à son retour des Saintes – Ph. Marine Nationale

Pour plus d’informations sur le navire La Foudre, cliquer sur le lien ci-dessous :

La Foudre- Photos 1965

 

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Méditation au sommet du Chameau

Au cours vraisemblablement des années 80-90 (la date n’est pas précisée), l’écrivain voyageur écossais Kenneth White, poète, essayiste et créateur de l’Institut International de Géopoétique décide de visiter les Antilles. Après la Martinique, la Guadeloupe et la Désirade, son parcours à travers la Caraïbe le conduit aux Saintes. Dans un ouvrage intitulé L’Archipel du Songe, paru en 2018 aux Éditions Le Mot et le Reste, il relate les étapes de ce « voyage transcendantal parmi les petites îles de l’Atlantique tropical « . C’est précisément le sous-titre du livre d’où est tiré l’extrait concernant Terre-de-Haut que je vous propose aujourd’hui.

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Kenneth White – Ph. fonds-culturel-leclerc.fr

Arrivée aux Saintes

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En flânant sur le quai de Grande-Anse, (
de la Désirade NDLR) j’avais rencontré deux pêcheurs qui avaient eu à faire à la Désirade et s’en retournaient chez eux, aux Saintes. Ils me débarqueraient à l’Anse Mire, juste après la passe de la Baleine, et je marcherais le long de la côte.
Si ces îles sont appelées Les Saintes, c’est parce que c’est le nom, Los Santos, que Christophe Colomb leur donna en passant par là en 1493, le jour de la Toussaint. 
Dans les Caraïbes, les Saintois ont la réputation d’être « différents ». Et ces deux pêcheurs saintois dont j’avais fait la connaissance – un vieil homme et son fils, plus tout jeune – étaient assez étranges. Tous deux portaient le chapeau traditionnel saintois, ces grands chapeaux de paille connus sous le nom de salako. Et leur cerveau était plein d’un mélange particulier de croyances. En tant que catholiques romains, ils avaient la croix du Christ bien en vue. Mais à côté d’elle, un flacon de parfum que le vieil homme considérait comme un talisman. Et puis, avec leur bateau, ils pratiquaient toutes sortes de rituels, des rituels qu’ils appelaient « un montage ». Ils trempaient le bateau dans une concoction de plantes qu’ils obtenaient d’un « gadé zafé » (« gardien des affaires »). « Avec la mer, on ne peut jamais être trop prudent » avait dit le plus jeune avec un sourire.

Les vieux Saintois étaient tous pêcheurs. Dans les îles, le mot « Saintois » est pratiquement synonyme de pêcheur. Et ils prétendaient tous être les descendants de pêcheurs venus de la côte atlantique française, de Normandie et de Bretagne jusqu’à la Saintonge plus au sud. C’était le cas de ces deux hommes avec qui j’ai voyagé ce matin-là. Ils disaient qu’ils étaient Bretons, de Brest. Leur « Brest » se référait à environ deux siècles en arrière.

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Pêcheurs saintois au salako. Tableau Alain Joyeux- 2019

En attendant sur la jetée de l’Anse du Fond un bateau qui me conduirait à l’extrême pointe de l’île où je savais qu’il y avait un hôtel, Le Havre de Paix, je lisais le tableau d’information sur Christophe Colomb, qui fournissait aussi des statistiques sur l’archipel : 
Situation : latitude 15’52 Nord, longitude 61’31 Ouest
Étendue : 512 ha.
Température : Moyen annuel 25°.
Altitude : Le Chameau 316 m.
Vent dominant : Alizé du Nord-Est.

Enfin, une vedette arriva dans le port et s’arrima à la jetée. J’ai pensé que cela pourrait être la connexion pour le Havre de Paix, mais je n’étais pas pressé. Un peu plus tard, le grand bateau régulier arriva de Pointe-à-Pitre, déchargea sa cargaison (bière, légumes et confitures de fraise) et un groupe de passagers : Européens en bermudas et businessmen guadeloupéens qui allaient passer un week-end pour respirer à l’abri de la chaleur et du bruit.

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Débarcadère de Terre-de-Haut aujourd’hui.- Ph. Raymond Joyeux

Le Havre de Paix

C’est alors que l’homme à la vedette présenta le panneau : Havre de Paix, tout en criant le nom. Deux jeunes françaises s’approchèrent de lui. Et moi de même. 
« Bonjour, bonjour. Bienvenue à bord. Bienvenue aux Saintes.
Bienvenue au Havre de Paix. »

Les bagages – trois sacs à dos, dont deux très remplis et très colorés – furent rangés, le moteur vrombit, et la vedette prenait déjà sa vitesse giclant le long de l’Ase Devant. Alors que nous contournions le Pain de Sucre, un promontoire de basalte envahi de cactus cierges, et que la vedette virait de bord vers l’Anse à Cointre, une de jeunes françaises s’écria : « C’est le paradis ! »

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Sillage d’une vedette rapide entre Terre-de-Bas et le Pain de Sucre Ph. R.Joyeux

C’était en effet très beau : les couleurs de la mer, les lignes du paysage, et les bancs de balaous bleu-argent qui volaient dans les airs à côté du bateau. L’autre fille était plus pragmatique et technicienne :
« Est-ce qu’on peut louer des scooters ? », dit-elle.
– Scooters de route ou scooters de mer ?, répondit le skipper.
– De route, pour commencer, dit la jeune fille.
– Pas de problème, répondit le skipper. Je vais téléphoner pour vous ce soir. Et nous avons deux scooters de mer à l’hôtel.

Je commençais à me demander si ça avait été après tout une bonne idée de venir à ce soi-disant Havre de Paix. La question devint encore plus pressante quand je vis ce que le « skipper », sans doute le fils play-boy du propriétaire de l’hôtel, avait réussi à faire pour montrer aux jeunes Françaises les joies du « sea-scootering ». Après avoir fait une course zigzagante et flamboyante, dans des gerbes d’eau et un boucan d’enfer, il avait laissé le rivage jonché de centaines de petits balaous bleu-argent, blessés, mourant ou morts.

Je suis parti grimper sur la montagne de l’île.

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Le Chameau et la rade de Terre-de-Haut – Ph. R. Joyeux 

Le Chameau est loin d’être une grande montagne, mais c’est le point culminant des Saintes, et c’est cela qui m’importait. Sur les pentes, des chèvres grignotaient les feuilles de ti-baume, des papillons jaunes voletaient ici et là entre les rochers, les cactus-chandelle et les buissons de frangipaniers. Au fur et à mesure que je montais, j’avais une vue des Saintes de plus en plus vaste : juste en bas, l’aride Terre-de-Haut ; plus loin vers l’ouest, Terre-de-Bas, avec ses petits champs et ses savanes ; vers le sud, le Grand-Îlet et la Coche ; au nord, l’Îlet à Cabrit. Du sommet, j’ai vu le soleil briller sur Marie-Galante, tandis que la Guadeloupe était grise de pluie.

Bourg de Terre-de-Haut vu du Chameau – Ph. Raymond Joyeux

Je me suis trouvé un rocher commode pour m’asseoir, et j’ai laissé vagabonder mon esprit… Bientôt, grâce à une association d’idées qui commença par les chameaux et les terrains pierreux et désertiques (ce que les poèmes métaphoriques arabes appellent « les portes de la maison d’Allah » je me mis à penser au philosophe-poète du XIIè siècle, Ibn Tufayl, et en particulier à un texte de lui : L’Histoire de Hayy ibn Yakzan :

« Pour devenir un voyageur, un vrai voyageur, il faut quitter la compagnie des violents, qui ne pensent qu’à tuer ; des gloutons, qui pensent que le monde est seulement là pour remplir leur estomac ; des bavards frivoles, y compris les créateurs de fictions.
Vous devez partir seul. Voilà le moyen pour devenir un vrai voyageur. »

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 Illustration arkakapak.com

Rappel : Ce texte est extrait du livre de Kenneth White : L’Archipel du Songe paru aux Éditions Le Mot et le Reste en 2018.
 Kenneth White  est né en 1936 à Glasgow en Écosse. Grand voyageur, i
nstallé en Bretagne depuis 1967, il est l’auteur de nombreux ouvrages de poésie et de réflexions sur le nomadisme.
En qualité de membre de la Géopoétique, j’ai eu le privilège de le rencontrer à son domicile breton en compagnie de son épouse et traductrice Marie-Claude White en 2008. Je 
garde le souvenir  d’un homme simple à l’immense culture.
Inutile de préciser que je possède et lis régulièrement la plupart de ses ouvrages, étant un fervent admirateur de son écriture et de sa pensée.
 
Raymond Joyeux

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En passant par Grenade…

Federico Garcia Lorca ou la poésie assassinée

Si, en passant par Grenade, en plus des autres monuments de la ville, une visite de l’Alhambra s’impose, les amoureux de la poésie dont je suis ne sauraient manquer de se rendre au parc dédié au célèbre écrivain andalou que fut Federico Garcia Lorca. Né le à Fuente Vaqueros près de Grenade, il fut exécuté le  par les milices franquistes. Son corps n’a jamais été retrouvé.

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Vue de Grenade – Ph. R. Joyeux

Vue de l’Alhambra – Photo R. Joyeux

Poète, romancier, dramaturge, compositeur, Federico Garcia Lorca est entre autres, l’auteur du Romancero gitan, le plus célèbre de ses recueils. « Le poète y met en scène l’Andalousie et le monde gitan dans une tragédie musicale et poétique. Il y chante le drame de la condition humaine et les liens de l’amour fou avec la mort.. » (4ème de couverture du N° P 1871 de la Collection Points Poésie qui publie en édition bilingue le Romancero Gitan, traduit par Alice Becker-Ho).

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F.G. Lorca jeune – Ph. Wikipedia

Parmi les textes exceptionnels du Romancero Gitan, je vous propose ce superbe poème intitulé La femme adultère, dans une traduction de Jean Prévost. Poème que l’on retrouve enregistré par Robert Etcheverry accompagné à la guitare par Manitas de Plata sur le site  suivant : Guitare et poésie

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La femme infidèle

Federico Garcia Lorca

A Lydia Cabrera y a su negrit

Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu’elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s’éteignirent les lumières
Et s’allumèrent les cri-cri

Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s’ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l’empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois

Les cimes d’arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière

Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s’enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j’ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d’affilée

Ni le nard ni les escargots
N’eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N’ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s’enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L’une moitié toute embrasée
L’autre moitié pleine de froid

Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers
Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu’elle me disait
Le clair entendement m’inspire
De me montrer fort circonspect

Sale de baisers et de sable
Du bord de l’eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D’un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris

Parce qu’elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière

Federico Garcia Lorca, extrait de « El Romancero Gitano »
Traduction Jean Prévost

Maison de F.G.Lorca à Grenade- Photo Raymond Joyeux

En espérant que cette chronique vous aura plu, je vous souhaite une bonne continuation de vos vacances et vous retrouve bientôt pour une nouvelle publication.
Pour ma part, je poursuis mes pérégrinations ibériques par Tolède et Saragosse jusqu’au samedi 3 août avant de regagner la Bourgogne via Toulouse le 6.
Amitiés à toutes et à tous avec mes remerciements pour votre sympathique fidélité.

Raymond Joyeux

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Hommage à Geo PETIT

Un compatriote exemplaire unanimement regretté

Né à Terre-de-Haut en janvier 1938, plus connu aux Saintes sous le diminutif de Geo, Georges Petit est décédé le 12 juillet dernier à l’âge de 81 ans. Si le monde sportif guadeloupéen en général et de la natation en particulier a perdu et regrette l’un de ses plus grands champions, c’est l’homme complet, à l’esprit rigoureux et ouvert que pleurent aujourd’hui les Saintois.

Numériser.pdfÉlu conseiller municipal en mars 1971, il fut le leader incontesté d’une nouvelle gouvernance pour Terre-de-Haut sous la conduite du maire, le docteur René Germain. Malheureusement, à la suite du départ prématuré de ce dernier, il démissionna d’un conseil municipal décimé et réduit, sans cesser d’insuffler ses idées pour un changement radical de politique, tout en se préoccupant de préserver ce qu’il considérait comme le patrimoine inaliénable légué par nos ancêtres.
Connu pour son engagement auprès des jeunes Saintois et pour ses deux passions, que furent la natation et la construction navale, Geo a été sur le plan sportif plusieurs fois champion de Guadeloupe et de la Caraïbe au 100 mètres nage libre individuels et en équipe, et sur le plan professionnel, le concepteur avec Alain Foy d’un nouveau type de canot saintois mieux adapté à la motorisation hors-bord.

Un esprit lucide et visionnaire

Entre 1989 et 1994, collaborateur de L’IGUANE, Geo contribua par ses réflexions au succès et à la popularité de ce journal d’opposition auquel il confiait régulièrement ses articles. Les extraits que je vous propose aujourd’hui, tirés de mes archives, sont ceux d’une chronique écrite au cours de la campagne électorale de mars 1989. Restées à ce jour inédites mais qui n’ont rien perdu de leur actualité, ces réflexions sont celles d’un esprit lucide et visionnaire,  d’un compatriote amoureux de son île natale, inquiet de son devenir, comme l’avait déjà montré notre précédente publication.

Réflexions de Geo Petit sur l’évolution de Terre

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Adieu  Geo et merci pour tout ce que tu as apporté à notre île.
Puisse ton exemple nous guider pour les temps à venir et inspirer nos compatriotes et nos élus d’aujourd’hui comme ceux de demain dans la voie exigeante
de l’intelligence et de la lucidité.

Raymond Joyeux

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Lettre à mon île

À l’heure où je m’apprêtais à republier cet article de Geo Petit, j’apprends avec tristesse la terrible nouvelle de son décès. J’adresse à son épouse Raymonde, à ses enfants, à sa famille et à ses proches, mes plus sincères condoléances.

Cette chronique, publiée voilà quelques années sur ce blog, semble susciter à nouveau votre intérêt. C’est donc naturellement que je me permets de la remettre en ligne, sans modification. Puissions-nous trouver dans les propos de notre ami Geo des éléments de réflexion pour un mieux vivre dans notre île, comme il l’avait souhaité voilà 27 ans, puisque c’est dans le journal L’IGUANE de Juillet 1992 qu’il les avait publiés pour la première fois.
Raymond joyeux

Un texte éloquent de Geo PETIT, toujours d’actualité

GEO2 - copie 3 (1)Georges M. PETIT est né à Terre-de-Haut le 1er Janvier 1938. Comme un don du ciel à sa famille et à notre île. Plus connu sous le diminutif de Geo, il a marqué de son empreinte l’actualité maritime, politique et sportive saintoise et seule la jeunesse d’aujourd’hui ignore peut-être qui il fut pour notre commune. Sportif émérite et adepte de culturisme à ses débuts, Geo fut à maintes reprises champion de Guadeloupe de natation et leader incontesté d’une équipe de nageurs saintois qui comptait alors, entre autres, dans ses rangs : Gilles DabriouGilbert, Max et Yvan Samson, Auguste Bartoche, Roger et Raymond Cassin. Équipe inexistante aujourd’hui qui pourtant, sous la conduite de Geo, a dominé dans les années 70-80 la natation guadeloupéenne. Mais outre son engagement sportif et citoyen au service des jeunes de Terre-de-Haut et du développement de la natation saintoise, Geo PETIT fut, avec son comparse Alain FOY, un pionnier de la construction navale de haut niveau avec un outillage à l’époque plus que rudimentaire.

 

Le Café de la Marine : maison familiale de Geo Petit à Terre-de-Haut

Le Café de la Marine : maison familiale de Geo PETIT à Terre-de-Haut

Fourmillant d’idées et de projets raisonnables pour notre île, Geo fut aussi un conseiller municipal éclairé. Ardent défenseur d’une évolution modérée, condamnant le tout béton, privilégiant l’utilisation des matériaux naturels et la protection à tout prix de notre environnement et de son fragile écosystème, il a toujours regretté qu’un modernisme un peu trop brutal ait altéré l’âme saintoise au point de la menacer à tout jamais de disparition. Enfin, collaborateur de L’IGUANE, entre 1989 et 94, Geo PETIT, féru par ailleurs de généalogie, y présentait régulièrement des articles d’opinion et de réflexion dont la pertinence 25 ans plus tard n’a pas pris une ride. À preuve cette lettre à son île, toujours d’actualité, que je vous propose aujourd’hui et qui parut dans l’IGUANE N° 19 de juillet 1992. Préfiguration sans doute d’un ouvrage en préparation qu’il a l’intention à 77 ans, de publier sous peu, si les dieux de l’édition lui sont favorables. Je te salue Geo et, au nom de notre amitié, je te souhaite courage et bon vent pour ta prochaine publication. Raymond Joyeux

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J’ai rêvé d’une île…

J’ai rêvé d’une île où les gens s’arrêtent un instant pour se regarder, s’aimer, s’embrasser. J’ai rêvé de réflexions qui nous viendraient non seulement de la tête mais aussi du cœur. J’ai rêvé que chez moi l’espoir renaissait…

Enfant du souvenir et de l’espérance, fils nostalgique, comment avec de telles pensées lancinantes ne pas t’écrire mon désespoir ? Je te regarde, île chérie, et ne vois plus que ta beauté physique, toujours apte à captiver les visiteurs en mal d’exotisme, mais ne retrouve plus ton âme qui me faisait croire en ton avenir. Tu l’as perdue au carrefour de la société de consommation, au carrefour du modernisme !

Terre-de-Haut, vue panoramique

Terre-de-Haut, vue panoramique : Photo R. Joyeux

Tu as placé entre toi et moi une immense barrière, une vaste palissade. Dans ton sein, là où j’ai trouvé l’épanouissement de mon enfance, je ne retrouve qu’incompréhension, je ne vois qu’un esprit frileux en mal d’intérêt, un monde froid et impersonnel. Oui ! Mon île chérie, tu as misé sur les affaires, et ta nature est une enchère au regard même de tes propres fils. Emportée par ce flot venu de l’Est, tu ballottes et tu dérives au gré des vents et des courants. Ton passé, ta belle et humaine société a fait place à la division et à l’égoïsme. L’amour, la galanterie, le spirituel, ton vieil héritage, sont devenus une tare.

La jeunesse – ton avenir – s’enfonce et tu t’en fiches

Pleinement consciente de tes limites, ton activité, comme on le constate, semble beaucoup plus gouverner ton ambition personnelle ; quant à ton imagination, elle n’est plus stimulée que pour mettre en avant ta négativité. En cela tu n’es aucunement gênée. Tu n’as plus d’orgueil en ce sens que tu ne donnes aucune importance à ce qui était ta jeunesse et ce qu’elle est devenue. Cette même jeunesse – ton avenir – s’enfonce et tu t’en fiches ! Quand bien même tu aurais choisi, il faudrait que tu saches qu’une attitude partisane n’est nullement un signe de réussite à ton développement matériel. Ce développement, tel que tu le conçois ne prépare vraiment pas ton avenir. Si tu as de l’aversion pour une majorité de tes propres enfants, comment feras-tu pour affranchir de la crainte tes amis financiers étrangers d’une xénophobie galopante que tu ne contrôles pas ?

Senne traditionnelle au soleil couchant- Ph R.Joyeux

Senne traditionnelle saintoise au soleil couchant- Ph R.Joyeux

Non ! île chérie, si tu n’apportes pas de clarté et de brillance là où règne la confusion ; si tu ne sais pas garder ton intelligence propre et sans déviation face à la pression de l’argent ; si tu n’es pas celle qui, grâce à ses pouvoirs donne un conseil désintéressé et un jugement constructif, tu continueras encore longtemps avec tes arguments fallacieux à justifier une politique humaniste inexistante. Il est stupéfiant de constater, quand il s’agit de politique, comment tu méprises ton propre sang. Ce pouvoir que tu possèdes d’étaler pendant tes campagnes électorales ton beau programme, invoquant une masse de promesses confuses en direction de ta jeunesse désarmée et de te voir le lendemain te vautrer dans ce qui fait tes habitudes.

Arc en ciel

 Plus de clarté et de brillance là où règne la confusion. – Ph R.Joyeux

Demain il faudra que tu rendes des comptes

Quel mépris ! Quelle leçon pour ta progéniture ! Demain il faudra bien que tu rendes des comptes. La division a cela de formidable qu’elle rend l’opprimé plus apte à cultiver son mental, ainsi, plus riche de connaissances, il pourra affronter des lendemains plus difficiles… N’oublie pas, mon île, que ton travail était de poursuivre et d’amener à la manifestation objective la vision qui a fait ton nom, aujourd’hui ton renom. Ta mission était de donner forme à ce qui faisait dans le passé ton charme et la chaleur de ton contact. Aujourd’hui tu as voulu et tu as pris ce qui appartenait aux autres, tu as perdu ce qui était à toi. Oh, oui ! mon île, depuis toujours je dialogue avec toi, mais comme une amante capricieuse, toujours tu as refusé d’écouter, préférant la démagogie à la réalité. Amoureux fervent, je n’ai jamais abdiqué, espérant un jour retrouver le chemin de ton cœur. Mais, là encore, la déception est grande.

Voiles traditionnelles

Voiles traditionnelles au départ d’une régate  – Photo Adieu Vat

Tu ne parles que d’affaires, que d’argent, que de haine

Ta moralité, comme l’égalité, n’était pas une vague aspiration. Elles plongeaient leurs racines, ces deux vertus, au plus profond de ton être. Le plus haut cri de la fraternité n’était-ce pas le symbole de tes maires humanistes du passé ? Qu’as-tu fait pour honorer cet héritage ? Tu m’en veux de te parler avec le cœur, et toi, tu ne parles que d’affaires, que d’argent, que de haine. Est-ce cela ton évolution ? Comment ne pas trouver chez toi une autre dimension ? Si vraiment les affaires, le tourisme, l’argent, t’ont changée, si tes richesses augmentent si bien ta politique, pourquoi ce désespoir chez tes enfants ? Est-ce cela ta réussite ? Est-ce cela, pour toi, être « Saintes » ? Île chérie, redeviens virginale. Tu as perdu ton âme, il est temps de la retrouver…

Ne laisse point l’amertume remplacer l’amour au cœur de ton fils. Tu étais née pour être une épouse tendre et romantique, telle que je t’avais connue. Maintenant tu es une  femme quelconque, celle qu’on « baise » et qu’on n’épouse plus. Une maîtresse ! Tu crois l’être pour tes soi-disant amants, mais ne t’ont-ils pas prostituée ? Te libérer de ton esprit sectaire, de tes préjugés étroits ; savoir effacer les limites dans tes relations avec tes proches voisines ; retrouver ta culture originelle. Voilà ce qu’il faut pour te reprendre et te retrouver. Ainsi nous reverrions le respect du prochain, l’absence d’égoïsme, une conformité avec la loi humaine. Suis mon conseil, oh mon île !  Il est encore temps. Oublie ta beauté physique, ferme ton peignoir et parle-moi avec ton âme…

Solidarité et fraternité : deux vertus saintoise à retrouve Ph R. Joyeux

Solidarité et fraternité : deux vertus saintoises selon Geo à réhabiliter –  Ph R. Joyeux

J’ai rêvé d’une île où les gens s’arrêtent un instant pour se regarder, s’aimer, s’embrasser. J’ai rêvé de réflexions qui nous viendraient non seulement de la tête mais aussi du cœur. J’ai rêvé que chez moi l’espoir renaissait…

Geo PETIT- L’Iguane – Juillet 1992

Geo Petit : Culturiste, champion de natation- Année 1980

Geo Petit : Culturiste amateur, champion saintois de natation.

PS : Je remercie la famille de Geo Petit et particulièrement sa fille Marlène pour m’avoir gracieusement transmis les photos de Geo. 

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Un livret sur la Mangrove réalisé par une classe de CM2 de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe

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Le thème de cette année 2018/2019 à l’Externat Saint Joseph de Cluny à Pointe-à-Pitre dans la classe de CM2 de Madame GRUEL est : LA MANGROVE. Dans le cadre du programme Cayoli Junior, nous avons travaillé tout au long de l’année avec Léna Jardin du port pour mieux comprendre la mangrove, et afin de garder un souvenir de ces expériences, un livre a été réalisé par la classe. Nous vous invitons à le découvrir :

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Mangrove et racines de palétuvier – Photo tirée du livret

Nous remercions Mme Patricia Gruel, professeur des écoles à l’externat Saint Joseph de Cluny de Pointe-à-Pitre, ainsi que ses élèves de CM2, de nous avoir autorisé à publier ce magnifique et précieux travail sur la mangrove et ses habitants.
Pour plus d’informations sur le sujet, vous pouvez  consulter l’ouvrage Faune des Antilles,  J-F Maillard, Édition Roger Leguen, 2008, ou vous rendre sur le site du Parc National de la Guadeloupe en cliquant sur le lien : Parc national de la Guadeloupe

Réalisation, texte et dessins sont des élèves de Mme Gruel
avec la participation de Léna Jardin du Port autonome de la Guadeloupe :

Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes vacances et vous propose de nous retrouver bientôt pour d’autres chroniques en vous remerciant pour votre intérêt et votre amicale fidélité.

Raymond Joyeux

 

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Les Saintes en basse saison au jour le jour…

Une fréquentation touristique réduite…

Chaque année, début juin, nous entrons aux Saintes en période de basse saison pour une durée d’un à quatre mois, selon le type de commerce et de prestation. Réalité paradoxale puisqu’on pourrait croire qu’à l’approche des grandes vacances l’afflux touristique serait au contraire en augmentation avec un pic au 15 août, date de la fête patronale de Terre-de-Haut, réputée drainer un nombre non négligeable de visiteurs. Mais si certaines compagnies maritimes ont réduit leurs horaires au premier de ce mois jusqu’au 14 juillet, que les restaurateurs profitent pour donner congé à leur personnel ou rénover leur enseigne, que le marché aux légumes a fermé temporairement ses étals et que les habituelles marchandes de tourments d’amour font reposer leur four, c’est qu’à la base, ils ont noté avec l’expérience une baisse réelle de la fréquentation. Et c’st vrai. Cependant…

Des classes entières en sortie « pédagogique »…

Observons toutefois que le mois de juin est généralement propice aux sorties scolaires et que c’est quasiment tous les jours que défilent dans nos rues, en dépit d’une circulation routière toujours aussi intense, des classes entières venues de la proche Guadeloupe et qu’attirent les charmes reconnus de notre petit archipel : visite incontournable du Fort Napoléon et du bourg, baignade tranquille et sans danger sous la vigilante conduite du maître-nageur (ou nageuse…), repas sur la plage tiré du sac, à l’ombre des raisiniers ou des chapiteaux dressés à cet effet par la commune, en fonction des demandes des écoles…. Heureuse initiative soit dit en passant à mettre à l’actif de la municipalité et qu’apprécient les jeunes élèves et leurs accompagnateurs et accompagnatrices, ravis de trouver un peu de fraîcheur et d’échapper ainsi aux ardeurs irrépressibles de l’implacable Phébus ! (ou si l’on préfère de Râ, l’Égyptien)…
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Quid des toilettes publiques et des distributeurs de billets ?..

Si rechercher l’ombre bienfaisante à tout prix pour la pause de midi est une nécessité à cette période de l’année où le soleil est au plus fort de ses feux, (nous sommes au solstice d’été), trouver ouvertes les toilettes dites publiques est par contre plus qu’une gageure. C’est ainsi que la cinquantaine d’élèves de CM2 venus s’ébattre sur la plage du Fond Curé, le lundi 17 juin, a dû attendre que l’on téléphone à la mairie pour faire ouvrir tardivement ces fameuses toilettes, cadenassées de façon incompréhensible à double tour en pleine journée. Pour une commune qui se veut touristique, ce détail qui n’en est pas un, est rédhibitoire! Réponse très aimable et gênée de l’employée de la mairie : « les groupes doivent prévenir de leur arrivée pour obtenir l’ouverture des toilettes… » Étrange conception, en vérité, d’un service public essentiel à notre époque. Service public dont Vespasien avait compris la nécessité et qu’il avait mis en œuvre à Rome au 8ème siècle de notre ère ! Un point positif cependant, l’utilisation ici est gratuite, ce qui explique peut-être cela, mais quand même !

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Quant aux distributeurs de billets, les deux appareils autrefois opérationnels, respectivement du débarcadère et de la mairie, ont déserté les lieux et c’est à la poste qu’il faut désormais se rendre pour retirer de l’argent, aux jours et heures d’ouverture, bien entendu. Et pour cause, le distributeur est à l’intérieur du bureau, en attendant, semble-t-il, une prochaine installation à l’extérieur. Les plus optimistes tablent sans sourciller sur la légendaire rapidité de l’administration ! Mais en attendant, ce sont les visiteurs du dimanche et des jours fériés qui se retrouvent parfois en panne de liquidité, ce qui est, concédons-le, comme pour les WC publics impraticables, un parfait atout « touristique » pour notre île… Copie donc doublement à revoir pour nos responsables, en ces temps d’examens en tous genres !

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Mardi 18 juin, une matinée bien remplie… en récompenses

Faute de célébrer en fanfare et défilé le 79 ème anniversaire de l’Appel du Général De Gaulle, c’est au Collège Archipel des Saintes qu’a eu lieu une belle et sympathique cérémonie de remise de récompenses à deux élèves des classes de 3ème de nos deux îles respectives par la Compagnie de Transport Maritime Déher. Les heureux lauréats sont Dabriou Kency de Terre-de-Haut et Brudey Maël de Terre-de-Bas, récompensés pour leur travail et leur conduite exemplaire depuis la 6ème. Ces deux élèves qui comptent poursuivre leur scolarité en seconde sur le continent et que pour notre part nous félicitons très chaleureusement, reçurent chacun un ordinateur portable et la gratuité de transport sur la CTM Déher, entre les Saintes et la Guadeloupe pour la totalité de la prochaine année scolaire. On peut lire le compte rendu de cette remise de récompenses sur le site facebook de la CTM Déher, pionnière en matière d’action sociale et initiatrice de cette  manifestation, dont c’était la seconde édition :  lien Facebook : CTM Déher 

Les deux lauréats entourés de leurs parents, de Raoul Déher et de quelques invités. Photo CTM Déher

Fête- et faites – de la Musique

Ce vendredi 21 Juin 2019, c’est par un défilé aux flambeaux en blanc, au son magique et rythmé du Ka, que nos musiciens amateurs ont célébré le premier jour de l’été et la traditionnelle fête de la musique. Créée en 1982 par le Ministre français de la Culture, Jack Lang, cette manifestation est devenue depuis un événement mondial célébré à la même date sur pratiquement tous les continents ! Remercions et félicitons organisateurs et participants de Terre-de-Haut pour cet « heureux événement » qui s’inscrit depuis quelques années, pour le bonheur de tous, dans une joyeuse et harmonieuse continuité. Les prestations prévues sur la place du débarcadère, comme indiqué sur l’affiche, ont eu lieu finalement sur la place de l’ancien marché du Fond Curé, par respect pour un décès récent survenu à proximité du débarcadère.

 

Hormis celle de la CTM Déher de la remise des prix, les photos sont de Raymond Joyeux

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