Municipales 2020… acte 7

Candidature Louly Bonbon confirmée

C‘est en reprenant presque mot pour mot les termes de son intervention télévisée du 4 février dernier sur Canal 10 – (voir lien ci-dessous) – que Louly Bonbon s’est enfin décidé à publier sur papier sa déclaration de candidature. Après la fusion de l’Union Saintoise d’Olivier Déher et le mouvement Mieux vivre ensemble d’Hilaire Brudey, à moins d’un rebondissement de dernière minute, il ne reste en définitive à ce jour que 4 listes potentielles en lice pour ces élections municipales de Terre-de-Haut, dont le premier tour, rappelons-le, est fixé au 15 mars prochain.

20200221_161554_001_resized (1)

Une déclaration en tous points classique

Déclaration classique de tout maire sortant, cette profession de foi met naturellement en avant les réalisations effectuées et les projets envisagés en seulement deux petites années de mandature à la tête de la commune. Un bilan qui se veut bien entendu positif et qui se décline, comme il est précisé, en cinq directions principales portant dans l’ordre sur

  • la réduction du déficit budgétaire
  • le rétablissement des liens avec les partenaires institutionnels
  • la restauration des infrastructures et équipements communaux
  • des projets culturels et environnementaux
  • la réconciliation entre Terre-de-Haut et Terre-de-Bas et entre clans et familles politiques…

Ce dernier point semblant néanmoins primer tous les autres puisqu’annoncé par un titre énorme barrant toute la largeur de la feuille, contrairement aux quatre premiers présentés en typographie normale. Ce qui esthétiquement n’était pas nécessaire – sinon par volonté persuasive – mais au détriment de l’harmonie visuelle de la déclaration et n’apportant rien de convaincant à l’électeur sourcilleux. Bien au contraire, selon nous.

20200222_102147_resized

Allongement programmé du ponton des marins-pêcheurs – Ph. R. Joyeux

Une déclaration marquée (volontairement ?) du sceau de l’autocratie  

En dépit de l’évidente qualité didactique de ses énoncés et de leur clarté, mais sans jamais que soient associés aux actions et projets mentionnés l’apport et l’adhésion de ses partenaires conseillers municipaux, encore moins ceux de la minorité, Louly Bonbon semble porter seul sur ses épaules l’ensemble de son bilan :  » Ce travail, ces actions, JE les ai principalement menés dans 5 directions », écrit-il. Donnant l’impression que la commune de Terre-de-Haut aurait été gérée pendant deux ans par un conseil municipal à la fois fantoche et fantôme. Lequel conseil n’aurait eu que le choix de laisser le soin au maître des lieux de régler seul les problèmes, de présenter des projets et de s’en attribuer en fin de compte personnellement le mérite et la paternité…

Ce qui vraisemblablement n’a pas été le cas mais qu’une formulation inadéquate laisserait malencontreusement supposer. Induisant ainsi implicitement l’idée que le maire aurait été le seul à s’investir dans la délicate gestion du difficile héritage communal, contredisant l’intention louable exprimée par ailleurs de redonner à la démocratie locale une place prépondérante au sein du futur CM. « Je souhaite rompre avec cette vision étroite de la politique… Je souhaite apaiser les esprits… J’ai l’ambition de défendre de toutes mes forces l’intérêt collectif… ». Rompre avec la vision étroite de la politique n’est-ce pas justement se départir de la tentation de s’accaparer le pouvoir sans tenir compte de l’avis des autres membres du Conseil ? N’est-ce pas jouer pleinement transparence et  délégation, et associer sans arrière pensée la population aux décisions ? 

20191130_205239_resized_1

Misaine traditionnelle saintoise symbole de solidarité et de changement de cap

 

Le style c’est l’homme

Si, comme l’a prétendu le naturaliste académicien Georges-Louis Buffon en 1753, « le style c’est l’homme », c’est-à-dire que ce que l’on est transparaît clairement dans ce que l’on dit ou écrit, il est à craindre que l’électeur au fait de cette citation réfléchira à deux fois avant d’accorder son suffrage à tout(e) candidat(e) qui, volontairement ou non, se conformerait à cet adage.

Reléguer définitivement le passé aux oubliettes

Pour notre part nous pensons qu’aucune des équipes en lice, quel que soit son leader – y compris celle de Louly Bonbon –  ne souhaite, en matière de pratique démocratique et de gestion budgétaire, revenir aux regrettables erreurs du passé. Le spectre du séisme politique pas si lointain qui nous a tant ébranlés saura, nous semble-t-il, freiner toute ardeur autocratique des élus. Même si, emportés par la ferveur de servir leur commune en tentant d’accéder aux responsabilités, certains candidats oublient de préciser dans leur déclaration que ce qu’ils ont fait ou feront n’a été ou ne sera possible et efficient que collectivement. C’est en tout cas ce qu’avec la population de Terre-de-Haut nous souhaitons pour l’avancée de notre communauté : un Changement radical de Cap pour une Rupture définitive avec le passé, une Union saintoise réalisée, un durable Redressement budgétaire et un Mieux vivre ensemble de tous nos compatriotes.

Intervention Louly Bonbon 4 février 2020

Publié par Raymond Joyeux
le 22 février 2020

 

Publié dans Actualités saintoises, Politique | Laisser un commentaire

Culture et lien social à Terre-de-Haut

ILE ART : ATELIERS ET COURS
d’ALAIN JOYEUX  

Depuis octobre 2017 jusqu’à mai 2019, l’Atelier-Galerie d’Alain Joyeux, ILE ART,  (chez « Man Titine ») a accueilli des cours et des stages artistiques pour la population de Terre-de-Haut et les visiteurs de passage : enfants, adolescents, adultes, séniors… Au-delà de l’aspect pédagogique et artistique ayant sa valeur propre, le lieu de pratique, 2 rue Benoît Cassin,  fut animé, grâce aux cours réguliers et son espace d’exposition, d’un esprit de partage et de rencontre. Cette dimension sociale et conviviale, en ces temps d’individualisme et de repli sur soi est plus que nécessaire aujourd’hui et pour l’avenir.

Atelier jeunesse chez Man Titine

Mais, depuis mai 2019, suite à des travaux de restauration et la réaffectation des locaux occupés, ILE ART est dans le besoin d’un nouvel espace.

 

Atelier et exposition Ile Art chez Man Titine 2017/2019

BILAN ET PERSPECTIVES

 Activités de 2017 à 2019 : un bilan encourageant :

Initiative portée individuellement et avec le concours d’un mécénat privé et familial bienveillant et désintéressé (notamment pour le prêt des locaux), le succès a été au rendez-vous, par une participation active de résidents à l’année aux ateliers hebdomadaires et pour quelques stages organisés : Une trentaine de personnes régulières (enfants et jeunes, adultes et aînés) ainsi que de nombreuses inscriptions ponctuelles par des visiteurs de passage ou en résidence temporaire … Blondine, Jean, Isabelle, Marie-Thérese, Nise, Tiphaine, Eveline, Cathy, Christelle, Elodie, Malika, Claire, Emeline, Gautier, Christiane, Owen, Angie, Marie-France, Emilie, Jasmine, Sarah, Maïwen, Zéola, Wayne, Clément, Martin, Ambre, Tom, Khalycee, Kyara (…) ainsi que tous les participants à des stages ponctuels, enfants et adultes, marins à l’escale, venus pour quelques heures de partage en couleurs…

Le bilan de fréquentation peut sembler modeste (environ 2% de la population) ; toutefois malgré l’exiguïté de l’espace (une petite pièce ne pouvant accueillir que 4 ou 5 personnes à la fois) ainsi que l’état de vétusté des locaux peu engageant pour beaucoup, malgré le coût relativement élevé des cours (activité libérale non subventionnée) le bilan de participation est plus qu’encourageant pour donner l’envie à notre collectivité communale de réactiver, d’une façon nouvelle et soutenue par elle, la poursuite de ces ateliers. Ateliers à ce jour suspendus pour cause de rénovation et de réaffectation des locaux par leurs propriétaires (voir plus loin les perspectives ).

Enluminer la rue

A cela peut s’ajouter la satisfaction du voisinage à voir « s’enluminer la rue » de créations originales, ainsi que celle de plusieurs dizaines d’habitants visitant régulièrement les lieux et porteurs d’encouragements et de sentiments admiratifs (déplorant l’inactivité de la collectivité en cette matière), satisfaction de beaucoup de voir enfin nos compatriotes, jeunes et aînés, actifs pour se réunir, individuellement ou entre amis dans le cadre de ces ateliers.

Atelier-expo chez « Man Titine »

L’exposition d’œuvres originales de l’artiste enseignant fut également un franc succès et source d’échanges quotidien avec des visiteurs venus de nombreux pays, « case-oasis de couleurs » ambitionnant de refléter la splendeur de notre petit archipel.

Retour de pêche – Alain Joyeux  

Perspectives :

Si l’assemblée territoriale semble avoir validé le projet du « Bateau des Arts » (ancienne maison Bateau endommagée par le cyclone Maria en 2017) qui devrait abriter un lieu d’exposition collective pour les créateurs saintois, pertinent projet qui s’inscrit dans le réveil culturel pour la collectivité saintoise, la nécessité d’un lieu de pratiques et d’enseignement artistiques – ateliers – devrait être la prochaine étape. Un local issu également du patrimoine endommagé de Terre-de-Haut (l’ancienne caserne devenue collège puis bibliothèque) aurait pour vocation d’abriter ce projet.

 D’une initiative privée à un projet culturel public :

Notre archipel a vu réapparaitre depuis un certain temps, timidement certes, un regain de vitalité dans la vie associative, sportive et culturelle.  Dans cette lancée, ILE ART sollicite à nouveau l’assemblée territoriale afin de pouvoir continuer son travail, cette fois dans un espace et sous contrat public.

 UN ATELIER d’ART POPULAIRE

LE PROJET : L’idée est d’avoir un local public où seraient mis à la disposition de la population les outils, le matériel et un encadrement pour recevoir des cours d’arts structurés ou des séances d’art thérapie mais également pour pouvoir inscrire quiconque souhaitant créer librement dans le cadre et les créneaux horaires qui seraient proposés. Ce type de fonctionnement existe ailleurs et offre le double avantage de pouvoir à la fois dispenser des enseignements et accueillir en autonomie totale ou partielle des autodidactes passionnés de tous âges, ces derniers souvent freinés dans leur élan faute d’espace, de moyens ou d’émulation dans leur environnement privé.

Solidarité saintoise – Alain Joyeux

Cette possibilité de lieu culturel dont le cœur sera la création picturale devra être financièrement accessible au plus grand nombre (cotisation annuelle modique au même titre que les activités sportives) afin d’inciter la population à oser cette implication. La culture n’étant pas réservée à une « élite » (ou se croyant telle), un ATELIER D’ART POPULAIRE répond à cette nécessité d’une ouverture pour tous.

Un souhait :

Puissent nos élus, actuels et futurs, en cette veille d’élections municipales, entendre cet appel et prendre en considération ces propositions relativement faciles à mettre en œuvre.
Il s’agit simplement d’avoir la volonté politique et sociale d’accompagner notre communauté vers un
mieux vivre ensemble en faisant en sorte que ce beau slogan devienne réalité pour la satisfaction de toutes et de tous.

Alain Joyeux : Kurun

Publié par Raymond Joyeux sur proposition d’Alain Joyeux
16 février 2020

PS : Alain Joyeux expose actuellement ses œuvres au CITRUS LOUNGE BAR à Terre de Haut.
Vernissage le samedi 22 février à partir de 18 heures.

 

Publié dans Artistes saintois | 4 commentaires

Municipales 2020 : acte 6

Olivier DÉHER 4ème candidat

Une rumeur confirmée 

83593137_10158057331689809_42432597552267264_nLa rumeur avait couru voilà quelques mois d’une possible candidature d’Olivier DÉHER aux municipales sans qu’elle fût confirmée à l’époque. C’est chose faite aujourd’hui. Conseiller de Louis Molinié avant d’être l’ un de ceux de la municipalité sortante, il semble donc avoir pris ses distances d’avec le maire Louly Bonbon qui, à cinq semaines de la clôture des dépôts de candidatures – (entre le 10 et le 27 février) – ne s’est toujours pas déclaré. Avec Engel Molinié, Ginette Samson et Hilaire Brudey, Olivier Déher est donc officiellement le 4ème candidat à se positionner sur la ligne de départ des municipales à Terre-de-Haut. Sa longue déclaration est à lire sur Terre-de-Haut Indiscrétions et sur une page Facebook spécialement dédiée à cet effet à l’adresse suivante : Union saintoise

En congé pour mandat électif

560f34969c346af3-2fedaFonctionnaire du Ministère de l’Intérieur, à la Direction de la Coopération Internationale basée à Nanterre, on imagine qu’il a sollicité et obtenu une mise en disponibilité avec congé sans solde pour mandat électif. C’est dans l’ordre naturel et légal des choses. La question reste cependant posée de savoir si, obtenant la majorité des voix et affecté toujours en métropole, il mettra ses activités professionnelles entre parenthèses, pour au moins la durée de son mandat. Ou s’il fera élire à sa place à la tête de la municipalité un ou une de ses colistiers ou colistières et regagner son poste à Paris, quitte à venir régulièrement aux Saintes, comme il le faisait jusqu’à présent, pour s’enquérir de l’avancée des dossiers et projets. Dans l’état actuel de nos informations, il semble peu probable qu’Olivier Déher ait envisagé cette dernière éventualité. Mais, dans un cas comme dans l’autre, les électeurs devraient le savoir et sans doute ne tardera-t-il pas à se prononcer sur ce point.

Une politique doublement axée sur l’union et la participation citoyenne

Mis à part le côté formel de sa situation personnelle dont il ne dit mot pour l’instant, ce qui ressort essentiellement de la déclaration d’Olivier Déher, c’est d’abord l’appel qu’il lance aux Saintois pour une union sacrée autour de sa candidature. Union autour de son nom bien entendu, mais aussi au-delà, puisque, nous invitant à rompre avec les dissensions caractéristiques traditionnelles de nos mœurs politiques et sociales, il dit vouloir  créer une dynamique pérenne du rassemblement, d’où le nom du parti qu’il a créé pour la circonstance : Union Saintoise. « Il faut bâtir collectivement et éduquer en pensant collectif. C’est l’investissement de tous qui fait la qualité de la collectivité de demain » écrit-il.

Le deuxième point qui résulte du premier c’est l’appel à la réconciliation de nos compatriotes avec la politique. « La collectivité, ce n’est pas le maire seulement et le conseil municipal que vous aurez élu, la collectivité, c’est Nous tous. » Idée largement développée dans sa déclaration, comme pour stigmatiser notre indifférence coupable à l’engagement politique, sitôt les élections passées. Autant, pense-t-il implicitement, nous affirmons avec véhémence nos opinions – et c’est un euphémisme -, autant nous revendiquons par la voix et le geste nos préférences pour un leader ou pour un groupe lors des campagnes électorales houleuses, et ce jusque dans les bureaux de vote, autant, ces bureaux  fermés, nous nous désintéressons des affaires municipales quotidiennes, laissant les élus décider seuls du sort de la collectivité jusqu’au scrutin suivant…

32559_964_conseilmunicipaljeunes051

Source : Conseil municipal des jeunes – Ville de Nanterre

Ce passé institutionnel qui nous a formatés

Mais si nous agissons ainsi négativement sur ces deux points qui lui semblent essentiels aujourd’hui, Olivier Déher ne doit sans doute pas ignorer que c’est parce que nous avons été plus qu’encouragés durant près de cinquante ans par ses prédécesseurs à nous détester mutuellement et à bouder la politique communale en dehors des périodes électorales. Jamais sollicités pour une participation active aux réunions du conseil municipal, jamais invités à effacer nos désaccords, mais au contraire à les entretenir et à jeter aux orties principalement les « opposants » ou jugés commes tels, considérés  ouvertement comme des pestiférés « irrécupérables », nous avons subi, malgré nous, une situation institutionnelle qui nous a été imposée comme une charte irrépressible.

Bien entendu, Olivier Déher n’est pas directement responsable de cette situation d’exclusion et de monopolisation autocratique du pouvoir par les élus politiquement incultes qui l’ont précédé. Mais n’oublions pas qu’il a fait partie de l’équipe de celui qui, plus qu’aucun autre, a accentué et pérennisé cette situation, et qu’à notre connaissance, il n’a jamais tenté, en tout cas publiquement, de faire en sorte qu’en ce domaine les choses évoluent dans le bon sens. Proposer aujourd’hui, à l’occasion de ces municipales, l’instauration d’une pratique démocratique exemplaire risque de paraître à beaucoup comme de la poudre aux yeux et de l’opportunisme.

Un pari risqué

Partisan de la « démocratie de proximité », qu’il présente comme un « concept innovant avec pour but de nous redonner confiance en la politique et de nous y impliquer », Olivier Déher, comme l’indique le nom du corps ministériel auquel il appartient, est de par sa profession un habitué de la coopération. De ce fait, il est sans doute convaincu de rallier à sa cause ceux et celles qui croient qu’il mettra en pratique ses propositions, tout en travaillant au redressement d’une commune financièrement affaiblie. Redressement pour lequel il propose un panel de thématiques qui figureront dans son programme…
Si tel n’était pas le cas, en garçon pragmatique et intelligent, il ne se serait sans doute pas
impliqué lui-même dans la politique et n’aurait pas fait le pari risqué d’affronter avec confiance ces élections municipales…

7585_204_Democratie-proximite

Source : Internet – www – saint-quentin.fr

Publié par Raymond Joyeux
le 30 janvier 2020

Ps : La photo d’Olivier Déher provient de son compte Facebook

Publié dans Actualités saintoises, Politique | Laisser un commentaire

Municipales 2020 : acte 5

Profitant de ce début janvier pour présenter ses vœux à la population de Terre-de-Haut, le troisième candidat s’est officiellement déclaré pour les prochaines municipales.

Hilaire Brudey ou la constance en politique

Et de trois !…

Après Ginette Samson et Engel Molinié, c’est au tour d’Hilaire Brudey de publier sa profession de foi et d’annoncer officiellement sa candidature à la consultation électorale de mars prochain.

ob_e7d356_hilaire-brudey (1)

Prenant le contrepied de ceux qui seraient tentés de l’accuser comme d’une tare d’être l’éternel candidat aux élections municipales de Terre-de-Haut, Hilaire Brudey, loin de s’en formaliser, annonce au contraire d’emblée qu’il récidive : « Une fois de plus je maintiens mes engagements ! Pour nous, notre avenir, notre île, nos aînés, nos jeunes… » écrit-il sans hésiter. Comme un défi au mauvais sort qui l’a jusqu’ici accablé.

Prétendant malheureux à trois reprises à la mairie de Terre-de-Haut, ce n’est un secret pour personne, il l’a été en effet. Mais ce qu’il omet d’évoquer dans sa déclaration ce sont ses succès répétés à trois autres fonctions électives puisqu’en plus d’avoir été Conseiller départemental du Canton des Saintes il est encore aujourd’hui Conseiller régional et municipal.  Il a de ce fait derrière lui, sans le dire, un long passé d’élu local ainsi que l’expérience accrue des dossiers et des rouages administratifs qu’induisent nécessairement ces fonctions. Ce qui est loin d’être négligeable par les temps incertains et tortueux sur le plan politique et budgétaire que nous avons connus aux Saintes ces dernières décennies.

Modestie ou oubli involontaire ?

Tactique affirmée ou oubli involontaire, cette forme de modestie qui l’honore rejoint en tout cas le fait que le candidat Brudey, plutôt que de se mettre en avant, associe à sa démarche individuelle la notion d’équipe. Et de la première personne, il passe rapidement au « nous » collectif. Ce qui, à notre avis, est bien plus qu’une simple figure de style. Par deux fois en effet le terme d’équipe lui-même est énoncé suivi de « notre projet », « nos actions », « notre programme ». Cette posture est intéressante à noter car c’est ce qui distingue principalement sa démarche de celle de ces deux rivaux déclarés, en attendant que le dernier candidat présumé se décide à se prononcer.

Les deux piliers d’un programme à venir

Se défendant de proposer pour l’instant un programme détaillé, comme d’ailleurs les deux autres candidats précédemment évoqués (mais c’est sans doute la loi du genre), Hilaire Brudey nous annonce néanmoins ce que seraient les deux piliers de sa future politique :

1 – La mise en place, nous promet-il, d’une véritable pratique démocratique au sein de l’assemblée communale basée sur « la participation, la rigueur, la clarté et la transparence ». Autant d’usages normaux et élémentaires en démocratie qu’il considère sans doute négligés voire inexistants chez la plupart de nos élus passés et actuels.

2- Le rétablissement de l’équilibre budgétaire, nerf de la guerre, dit-on, et condition sine qua non, selon lui, de la mise en œuvre et l’aboutissement de tout projet sérieux.

Ce faisant, outre l’importance que semblent revêtir à ses yeux ces deux axes d’une politique réaliste, rigoureuse et participative, il touche du doigt ce qui, de notoriété publique, a fait justement défaut à nos gouvernances successives depuis l’accession aux responsabilités communales d’un certain autocrate démissionnaire forcé en 2001, jusqu’à son dauphin déchu de 2017. Deux fossoyeurs incontestés des finances locales, de la transparence et de la moralité en politique.

41EQ8J1W94L._SX307_BO1,204,203,200_

Le nécessaire projet de tout candidat

Faute de nous en dévoiler davantage, Hilaire Brudey nous rassure enfin sur les intentions de son équipe de publier incessamment un programme, et de le développer point par point au cours de la campagne électorale incluant sans doute, parmi d’autres, l’épineuse question de la circulation routière. Se démarquant ainsi de ceux qui n’auraient que la seule ambition nombriliste de se faire élire, sans soumettre aux électeurs un projet pour la commune. Hypothèse difficile à envisager cependant, tant il paraît inconcevable qu’un candidat ou une candidate à quelqu’ élection que ce soit, néglige ce passage obligé de la publication d’un projet ou d’un programme destiné aux électeurs, leur permettant de parfaire leur opinion et d’éclairer leur choix.

Sincérité ou langue de bois ?

Quant à savoir si Hilaire Brudey est lui-même sincère en prétendant au début de sa déclaration qu’il n’est guidé « par aucun esprit de revanche », et qu’il a pour seule ambition celle de travailler au bien commun afin de rétablir, précise-t-il,  « dans le cœur et l’esprit de chacun de nos compatriotes l’honneur et la dignité de notre île« , la question reste posée.

Ce serait bien mal connaître en effet nos politiciens de toujours et de tous bords, au masculin comme au féminin, que de les croire sur parole les yeux fermés. Et l’histoire, hélas, en ce domaine, ici comme ailleurs, ne plaide pas toujours, loin de là, en faveur de la sincérité de leurs euphoriques promesses ! Mais sans doute y a-t-il des exceptions en la matière, et aurons-nous la surprise et la satisfaction de le constater au réel si Hilaire Brudey était élu en mars prochain à la tête de la commune. C’est ce que souhaitent et espèrent en tout cas les nombreux Saintois qui soutiennent aujourd’hui, avec ferveur et conviction, sa nouvelle et bienvenue candidature.

Seul l’avenir nous le dira

Cependant, pour conclure cette chronique, s’il est plus que banal de penser et d’écrire que « seul l’avenir nous le dira », ce dicton est bel et bien le seul qui convienne non seulement sur ce point précis de la déclaration d’Hilaire Brudey mais sur l’ensemble de ses propositions d’aujourd’hui. En attendant, sachant qu’il est sans conteste à ce jour, aux yeux de beaucoup, le candidat le plus sérieux et le plus crédible pour conduire enfin Terre-de-Haut sur la voie du mieux vivre ensemble, laissons-lui, comme nous l’avons fait pour d’autres, le bénéfice de la franchise et de la sincérité.

20200106_112711_resized (1)

Mairie de Terre-de – Photo Raymond Joyeux 1965

PS : Pour lire l’intégralité de la déclaration d’Hilaire Brudey se rendre sur le lien :
https://www.facebook.com/terredehaut.municipales/

Publié par Raymond Joyeux
le 18 janvier 2019

Publié dans Actualités saintoises, Politique | Laisser un commentaire

Terre-de-Haut 1965 : une page médicale de 55 ans…

À l’heure où une sévère épidémie de gastro-entérite affecte l’ensemble de l’hexagone et que ni la Guadeloupe ni les Saintes n’en sont épargnées, il est intéressant de relire la chronique du Docteur Yves Espiand, en poste à Terre-de-Haut entre 1964 et 67, sur une maladie du nourrisson sévissant alors épisodiquement dans notre archipel
et qui s’en approche par ses symptômes : la Toxicose.

Cet article, publié en février 1965, soit il y a 55 ans, dans le journal L’ÉTRAVE, (1) en plus de décrire les dramatiques conséquences et les conditions d’apparition de cette maladie, fait état de la situation sanitaire des Saintes et de Terre-de-Haut en particulier il y a un demi siècle. Heureusement, ce temps est bel et bien révolu. Mais ce document a l’avantage de nous renseigner par comparaison sur l’évolution positive de nos mœurs saintoises en matière d’hygiène individuelle et collective. À ce seul titre, il méritait d’être publié ici. Permettant au passage au lecteur d’apprécier le style hyperbolique et imagé de notre ami, le docteur Yves Espiand, en dépit du sérieux et de la gravité du sujet traité.

1 – L’ÉTRAVE : Premier mensuel saintois de 8 doubles-pages, créé par Georges Vincent, Yves Espiand et Raymond Joyeux en 1965. Cinq numéros ont vu le jour entre février et mai de cette année-là. Imprimé à Pointe-à-Pitre par Louis Martin.

Un mal qui répand la terreur : la Toxicose

 » Qu’elle réponde au vocable populaire de cholérine, à celui plus médical de toxicose ou qu’on l’appelle tout simplement « diarrhée-vomissement », elle arrive presqu’à dates fixes, environ deux fois par an, en étendant ses grandes ailes de rapace affamé, fondant, l’œil lubrique et inquiétant sur les fragiles enfants en bas-âge. C’est alors un cortège de larmes et de souffrances, de visages éplorés au rictus sardonique de toute une famille penchés avec angoisse sur un berceau où lutte contre la mort un nourrisson au teint blafard, aux yeux cerclés d’un cerne violacé, aux membres flasques, inertes, brusquement secoué par les spasmes fulgurants des vomissements incoercibles, à l’abdomen dilaté, parcouru par les vagues douloureuses des coliques intestinales.

Des symptômes très inquiétants

Pourtant, deux ou trois heures plus tôt, il était tout plein d’entrain, souriant à la vie, heureux, grignotant sa petite tartine avec le calme et la sérénité d’esprit d’un être sans soucis. Et subitement c’est la catastrophe : en peu de temps il est vidé de toute substance, selles et vomissements se succèdent à une cadence effrénée, provoquant cet aspect de moribond qui affole si justement la famille.

Cet effrayant tableau des signes extérieurs de la maladie objective à lui seul l’importance des problèmes tant curatifs que prophylactiques de ce fléau qui, heureusement, tend à perdre de son agressivité. Quels en sont les causes et les éléments favorisants, et pourquoi est-il presque saisonnier et épidémique ? Plusieurs facteurs peuvent être incriminés.

Jarre destinée à recueillir autrefois l’eau de pluie dans les maisons saintoises

Le rôle nocif de l’eau contaminée et des « cabanes ».

D’abord l’eau. À l’appui de cette thèse, il faut citer la nette diminution de la maladie parallèlement à l’augmentation de la construction de citernes familiales. Naguère et dans de trop nombreuses maisons encore, l’eau était recueillie dans des fûts dont le premier usage avait été le transport de vin, d’huile voire d’essence. Ces grands récipients ouverts à tous les vents, tapissés intérieurement d’une boue verdâtre, gluante, filamenteuse, sont un riche réservoir de microbes trop heureux de croître et se multiplier dans cette ambiance fétide, visqueuse et tiède. On imagine aisément les ravages que peut provoquer cette eau polluée, insuffisamment bouillie. 

Une pharmacie aux Saintes : un progrès considérable -Ph. R. Joyeux

Mais d’où viennent ces micro-organismes qui souillent l’eau ? Ils sont tout simplement véhiculés parmi les déchets qui entrent dans la formation de la poussière, cette dernière étant très abondante pendant la saison sèche. Il est aisé de conclure que l’atmosphère est particulièrement agressive en cette période, surtout quand on sait que la toxicose est une maladie infectieuse à microbes. Il faut noter ici le rôle nocif des « cabanes » (2), douillets nids à microbes, trop hâtivement et insuffisamment exposées aux rayons purificateurs du soleil.

(2) Cabanes : Aux Antilles, amas de vieux tissus disposés souvent à même le sol et servant de matelas pour les enfants dans les familles nombreuses.

Le péril fécal, vecteur de l’affection

Le troisième facteur favorisant, corollaire des deux premiers, est le manque d’hygiène. C’est lui qui conditionne la propagation de l’affection. Certains Saintois conçoivent difficilement que le fait de laisser « traîner » un enfant sur une natte de propreté douteuse, posée à même le sol, ou dans une vieille caisse en bois, l’expose à une contamination certaine. Une réaction énergique visant à faire disparaître cet état d’esprit s’impose, en même temps qu’une campagne vigoureuse contre le « péril fécal », contre toute forme d’exonération sur les plages ou dans les recoins, discrets peut-être, mais dans le voisinage immédiat d’une habitation (voir le défilé matinal des candidats à la garde-robe sous l’appontement), les selles étant le vecteur de la propagation microbienne. Et même si on pense que l’eau de mer purifie tout, elle rejette aussitôt sur le rivage le contenu des seaux et autres ustensiles qu’on a la paresse de déverser trop près du littoral : elle n’a pas le temps suffisant pour entreprendre son action antiseptique. 

Nécessité d’une prophylaxie rigoureuse 

L’analyse rapide des facteurs favorisant la transmission de la toxicose permet d’établir une prophylaxie rigoureuse, une prévention assez sérieuse qui reste encore, grâce aux énormes progrès thérapeutiques, et le large éventail des médicaments à la disposition du praticien, le moyen le plus efficace pour lutter contre ce terrible mal qui nécessite parfois une perfusion intra-veineuse d’urgence en milieu hospitalier. Posant par là-même, chez nous, le délicat problème de l’évacuation sanitaire. »

Docteur Yves ESPIAND,
praticien aux Saintes entre 1964 et 1967, cofondateur et collaborateur du journal L’ÉTRAVE
.

Hélicoptère d’évacuation sanitaire dans le ciel des Saintes. Ph R. Joyeux

Publié par Raymond Joyeux
le 11 janvier 2020

Publié dans Histoire locale | 5 commentaires

Municipales 2020 – acte 4…

Louly Bonbon – Hilaire Brudey :
entre désillusion et occasion manquée

Pratiquement de la même génération, 58 ans pour l’un, 60 pour l’autre cette année 2020, ces deux compatriotes de Terre-de-Haut, après vingt-cinq ans de lutte commune dans l’opposition, se présenteront en adversaires aux Municipales de mars prochain. L’information semble désormais officiellement confirmée, même si ni l’un ni l’autre n’ont encore publié, à ce jour, leur profession de foi, à l’instar d’Angel Molinié et de Ginette Samson, très en avance sur le calendrier. (Voir ci-dessous nos chroniques du 9 et du 20 septembre 2019).

https://raymondjoyeux.com/2019/09/09/municipales-2020-les-candidats-frappent-a-la-porte/

https://raymondjoyeux.com/2019/09/20/municipales-2020-ginette-samson-premiere-candidate-officiellement-declaree/

Unis dans l’opposition depuis 1989

La première apparition commune sur la scène politique saintoise de ces deux candidats remonte aux municipales de 1989. Avec déjà Hilaire Brudey comme leader du groupe. Cette année-là, le maire sortant, Robert Joyeux, au pouvoir depuis trois mandatures, l’emporte de justesse et se représentera seul en 1995. Rappelons qu’en dépit du bon score réalisé à ces élections, aucun des membres de l’opposition de l’époque, conformément à l’absurde loi électorale alors en vigueur, ne siègera au C.M. et ce jusqu’à la modification de cette loi en 2014…

Cependant, boostée par son encourageant succès de 89, cette opposition s’organise en Association et crée le périodique L’Iguane comme support écrit de ses analyses critiques, de ses propositions et de son action omniprésente sur le terrain. Louly Bonbon et Hilaire Brudey sont, bien entendu, totalement engagés dans le mouvement dont ils sont les cofondateurs. L’un en tant que premier secrétaire de l’Association, l’autre comme trésorier adjoint, ainsi que le confirme cet encart publié dans le premier numéro de L’Iguane daté d’octobre 1989.

20191216_115128_resized_2 (2)

Retour aux urnes en 2001

Après avoir fait l’impasse sur les municipales de 1995, le groupe de L’Iguane revient aux élections de 2001 sous le sigle RDS, Réalisme-Démocratie-Solidarité, et le slogan de campagne Terre-de-Haut change de Cap. Naturellement, Louly Bonbon et Hilaire Brudey en font plus que jamais partie. Cette fois-ci, non contre Robert Joyeux qui a dû démissionner à la suite de ses déboires budgétaires mettant la commune au bord de la faillite, mais contre un ancien adjoint et dauphin désigné du maire démissionnaire, Louis Molinié, tout frais élu par ses pairs du C.M. à la place de ce dernier.

Affichette contre le maire Joyeux avant sa démission en mars 2000

Malheureusement, l’énorme travail de préparation, de rencontres et de concertation réalisé en équipe avec la population, avant et pendant la campagne électorale, en prévision de ces élections de 2001, n’a pas été payant. Le candidat de la majorité est élu et Louly Bonbon prend ses distances d’avec la politique pour raisons familiales, allant jusqu’à se faire rayer des listes électorales de Terre-de-Haut. Il ne participe plus, dès lors, aux actions du groupe, toujours actif sur le terrain, sans pour autant, à notre connaissance, s’en désolidariser…

Livret RDS

Élections 2001 – Livret de concertation – Arch. R. Joyeux


Le coup de théâtre de 2014 ou l’improbable alliance 

Alors que la campagne pour les municipales de 2014 est à peine entamée qu’à la surprise générale, sans crier gare ni expliquer clairement ses raisons, voilà que Louly Bonbon, qui a sollicité sa réinscription à Terre-de-Haut, revient en politique pour se rallier à son adversaire d’hier, Louis Molinié, et se retrouver sur la liste de ce dernier en 7ème position. En compagnie d’ailleurs de Ginette Samson, deuxième de la liste, élue première adjointe au maire avant de démissionner 6 mois plus tard, et, elle-même, rappelons-le, candidate déclarée pour les municipales de cette année 2020…

C’est la consternation chez les anciens compagnons de Louly Bonbon, transfuge du groupe RDS, dont certains membres se sentent à juste titre trahis, après 25 ans de lutte commune… De son côté, Hilaire Brudey, ayant constitué sa liste, se présente aux élections au nom de l’opposition et échoue une nouvelle fois à se faire élire. Avec trois de ses colistiers, il participe néanmoins au C.M., la loi électorale sur la proportionnelle ayant été modifiée entre temps. Ainsi les deux ex-amis, l’un conseiller de la majorité, l’autre de l’opposition siègent désormais à la même table et se rencontrent régulièrement aux séances du Conseil municipal… sans pour autant se faire ouvertement la guerre, mais sans non plus se faire des mamours ni clins d’œil complices, cela va sans dire.

Quand la Justice fait le ménage

Quatre ans passent ainsi, cahin-caha, et la gestion du maire Molinié, apparemment seul maître à bord, malgré les 14 conseillers de sa majorité censés le seconder, est épinglée par la justice. La suite est connue : condamné à une peine de prison ferme assortie de 10 ans d’inéligibilité et au remboursement à la commune des sommes présumées détournées, l’élu est destitué d’office par arrêté préfectoral, contraint de laisser le conseil municipal élire à sa place un nouvel édile. C’est ainsi que, le 18 mars 2018, Louly Bonbon, 5ème adjoint, devient momentanément par cooptation le nouveau maire de Terre-de-Haut, en attendant le verdict populaire de 2020. Dès lors, l’affrontement entre les deux anciens colistiers de 1989 et 2001 devient inévitable et quasi permanent à l’approche des prochaines élections.

Élection de Louly Bonbon le 18 mars 2018 – Photo TDH Indiscrétions

L’espoir d’une réconciliation anéanti

Ainsi, Louis Molinié évincé,  l’arrivée de Louly Bonbon pour deux ans à la tête de la commune, après la déception de 2014, suscite un moment chez beaucoup de ses anciens compagnons politiques, outre un sincère sentiment de satisfaction, l’espoir d’une réconciliation possible entre les deux anciens camarades de combat. Mais, même à écarter le passéiste calcul de préséance, c’était sans compter sur leur personnalité respective, leur vision étrangement antagoniste de l’action municipale, de la pratique, osons le dire, désintéressée du pouvoir, de la transparence à tous les niveaux et plus généralement de la démocratie.

https://raymondjoyeux.com/2018/03/26/actualite-politique-une-ere-nouvelle-pour-terre-de-haut/

Pourtant, cette réconciliation souhaitée et espérée par le plus grand nombre aurait été, à notre sens, plus que bénéfique pour Terre-de-Haut. Ayant travaillé 25 ans ensemble sur tous les dossiers touchant à la difficile et délicate gestion communale, à l’exercice exigeant de la démocratie, Louly Bonbon et Hilaire Brudey, main dans la main, mettant leur expérience, leur intelligence, leurs compétences et leur volonté en commun, étaient tout désignés, aux yeux de beaucoup, pour satisfaire ensemble, et au mieux, les intérêts, aspirations et attentes de notre population. Une population que 50 années de politique, moralement et économiquement désastreuse pour la commune, n’ont eu de cesse de spolier à tous les niveaux. Politique qu’ils ont tous les deux en leur temps, unanimement dénoncée, combattue et condamnée. C’est en ce sens que, instruit des calamiteux exemples du passé, nous parlions plus haut d’occasion manquée. Occasion unique, selon nous, que Terre-de-Haut en particulier et les Saintes en général auraient eu tout à gagner à voir se concrétiser pour demain, au lieu d’en faire amèrement aujourd’hui la regrettable et consternante économie… À moins qu’au probable deuxième tour… Il n’est pas interdit de rêver !

         Municipales 2001 : Accroupis, Louly Bonbon 2ème en partant de la gauche – Dernier rang, Hilaire Brudey 4ème en partant de la gauche.

Publié par Raymond Joyeux
 Le 02 janvier 2020

 

Publié dans Actualités saintoises | 1 commentaire

Bonne et heureuse année 2020 !..

Je remercie pour leur précieuse amitié et leur fidélité toutes celles et tous ceux qui, depuis sa création en juillet 2013, font prospérer ce blog,
totalement indépendant, exempt de toute publicité.

À ce jour, 31 décembre 2019,

  • 253 chroniques ont été publiées, donnant lieu à
  • 260 548 vues pour
  • 151 574 visiteurs provenant de (presque) tous les pays du monde
  • 1282 commentaires

Les sujets traités portent principalement sur :

– L’actualité locale et l’histoire saintoise
– La découverte de nos archives
-La vie politique, sportive et artistique
-La poésie, la littérature, la musique
-L’environnement
-Les voyages…

À chacune et chacun d’entre vous, je souhaite une année riche
en amour, partage et félicité.
Encore un grand merci à vous toutes et tous, collaborateurs occasionnels, lectrices, lecteurs, commentatrices et commentateurs habituels ou épisodiques.

À l’année prochaine… peut-être !

Raymond Joyeux

4250caf7

Publié dans souhaits et remerciements | 6 commentaires