La malédiction de la Saline : nouvelle publication inspirée de faits réels

Sur fond de guerre lointaine, de pénurie et de restrictions d’une part, de croyance aux maléfices d’autre part, ce livre où se mêlent fiction et réalité, est le récit d’une histoire d’amour complexe et d’amitié, mais aussi d’un double conflit intérieur, inspiré de la vie de mon oncle Deverne Joyeux, frère cadet de mon père, né le 11 avril 1923.

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En pleine guerre mondiale, à quelques jours de son départ pour la Martinique début octobre 1942 afin d’effectuer sa dernière année d’études secondaires, Deverne, 19 ans, rencontre aux Saintes une jeune fille, Lovely, qui prétend être tombée amoureuse de lui. Séminariste, destiné au célibat et convaincu jusque-là d’être sur la bonne voie, il est troublé par cette situation qu’il tente de repousser. Mais la jeune fille insiste et lui écrit trois lettres successives auxquelles il ne répond pas immédiatement, pensant un moment s’en débarrasser. Mais il ne le fait pas et emmène les lettres avec lui en Martinique.

À son arrivée à Fort-de-France, il se décide à répondre à la jeune fille, lui avouant son embarras et lui demande un temps de réflexion. Commence alors chez lui un conflit intérieur entre son état de séminariste et ses élans amoureux qui se font progressivement jour. Le doute s’installe en lui et il s’interroge sur la réalité de sa vocation. Lovely de son côté, pensionnaire dans un lycée privé de Basse-Terre, continue de lui écrire et lui avoue franchement son amour. Une correspondance s’établit entre eux que Deverne considère comme ambiguë, contraire à sa conception de la franchise et de l’honnêteté… mais se refuse à rompre cette relation épistolaire, de peur de traumatiser Lovely qui se prend pour Madame Bovary, ouvrage qu’elle étudie avec sa classe de première.

Entre-temps, Alfred G., un de ses amis lycéens, originaire de Saint-Barthélemy, qui a un studio dans la banlieue de Fort-de-France, fait faire à Deverne la connaissance d’une autre jeune fille, Isaure, élève comme eux de Terminale. Pendant les vacances de la Toussaint, Ils se réunissent chez Alfred pour réviser leurs cours du bac et le soir vont au cinéma. Au cours d’une séance, Deverne, assis à côté d’Isaure, l’embrasse et noue avec elle une véritable relation amoureuse.

Ayant fait définitivement une croix sur sa vocation sacerdotale, c’est un nouveau conflit intérieur qui s’installe en Deverne dont Isaure et Lovely sont les protagonistes. S’il avoue son amour pour Isaure à Fort-de-France, il continue d’écrire à Lovely en Guadeloupe, lui promettant de la voir tous les jours à son retour aux Saintes aux grandes vacances. 

Début juillet 43, Deverne quitte la Martinique pour les Saintes et fait des adieux déchirants à Isaure sur un quai perdu du port de Fort-de-France. Malgré sa promesse de « voir Lovely tous les jours », il appréhende cette rencontre qu’il repousse mais qui finira par se produire. Le 14 juillet, au cours d’une manifestation à laquelle il participe avec ses amis, dont Lovely et son meilleur ami Raoul, il embrasse Lovely puis regrette son geste et trouve un prétexte pour ne pas se rendre avec elle au bal du 14 juillet. 

Le 17 juillet, au cours d’un pique-nique sur la plage de Grande-Anse, Raoul dérobe le révolver du gardien de la Saline contre l’avis de ses amis. Le propriétaire de l’arme, suspecté de sorcellerie, jette un sort sur son détenteur et lui prédit un malheur…C’est la malédiction de la Saline

Le 10 août 1943, alors qu’il pleut aux Saintes, Deverne, qui a reçu une longue lettre d’amour d’Isaure, se rend sur une barge, dont son oncle est le gardien, pour réparer le moteur. Il a avec lui cette lettre dont il a appris par cœur certains passages, un recueil de poèmes et le révolver qu’il a pour mission d’aller rendre à son propriétaire après son intervention sur le moteur, avec l’intention de conjurer la malédiction attachée au vol de cette arme ensorcelée. Après plusieurs essais infructueux, il arrive à faire démarrer le moteur de la barge et s’apprête à aller rendre le révolver à Grand-Anse. L’onde tropicale s’installe, il pleut à verse sur les Saintes… le moteur tourne toujours.

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Extrait page 164 :

« Des amoureux qui se quittent sans savoir quand ils se reverront, cela a toujours un côté romantique particulièrement émouvant. Et c’était le cas en ce début de soirée du 8 juillet 1943 sur un quai perdu du port de Fort-de-France. La présence de Serge B. et de leurs deux amies n’empêcha nullement Deverne et Alfred d’étreindre longuement chacun leur bien-aimée, le plus souvent en silence. Un silence troublé seulement par le battement des cœurs à l’unisson dans les poitrines. Une main tremblante et douce passait parfois sur un visage attristé pour sécher une larme, entre deux paroles chuchotées. Des promesses sans doute, des mots tendres dont ils garderaient longtemps le secret. Puis la cloche du bord retentit pour signifier l’embarquement et la fin d’une idylle. Une fin qu’ils espéraient tous les quatre momentanée, s’accrochant à leur rêve fou d’un amour éternel qu’aucune absence, aucune séparation ne saurait affecter. Mais qui prétendrait prédire l’avenir et le destin de l’homme en ces temps improbables et sombres de guerre lointaine, de fureur et d’incertitude ? »

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Publié en tirage restreint, à compte d’auteur aux Éditions de La Lucarne en juin 2026 cet ouvrage, (236 pages, format 21×14,5 ) est disponible uniquement chez l’auteur. S’il vous intéresse, vous pouvez le commander à
raymondjoyeux@yahoo.fr
Il vous sera adressé par voie postale moyennant la somme de 25 euros, frais d’envoi compris

Publié par Raymond Joyeux
Le samedi 29 août 2026

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1 Response to La malédiction de la Saline : nouvelle publication inspirée de faits réels

  1. Avatar de Jean S Sahaï Jean S Sahaï dit :

    Merci Raymond.

    Quelle histoire, bien renarrée… renardée…

    Px-tu stp m’envoyer le texte complet de « Barques qui revenez » ?

    Pourrais-je venir te voir, un jour lointain, dans ton fief… … Avec ma épouse ?

    Où est-ce, partant de Les Touches, près de Nantes, ou nous ha bitUons.

    MerSea, vx RJ

    JS

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