La plage de l’Anse Figuier temporairement interdite de baignade

Quatorze jours après les prélèvements effectués par l’ARS, la Mairie de Terre-de-Haut officialise ce lundi 24 mars 2025 l’interdiction de baignade à l’Anse Figuier. Une signalisation adéquate (drapeau rouge et affichage de l’arrêté municipal N° 2025-47-AT-PM.) est prévue sur le site pour en informer le public.

Anse Figuier. Au fond le Grand-îlet. Photo Raymond Joyeux

Une station d’épuration défaillante ?

La pollution des eaux de cette plage n’étonnera personne, et nul ne sait quand cette interdiction de baignade sera levée. Il faut savoir en effet que c’est à l’Anse Figuier que se déversent les égouts de la commune de Terre-de-Haut après avoir été théoriquement traités par la petite station d’épuration située en amont, juste sur le morne qui précède la descente vers le site. La question se pose de savoir si cette pollution provient du mauvais fonctionnement de la station d’épuration ou d’une autre source.

Nettoyage de la plage de l’Anse Figuier – Décembre 2020 – Photo Raymond Joyeux

L’Anse Figuier en poésie

Sauvagine

Aux aguets
l’œil fixe hors du temps
poinçonné d’or en périscope

bottes en aigrette sur le sable
écu de bronze
ciselé d’aspérités

un spadassin en armes
étrille son domaine
à la guérite du pourpier.

N’effraie pas ce peureux magnanime
à la herse baveuse
ce traitre ocydien

délateur de pataches
racoleur de fucus
aux moires du bassin

maraudeur d’abject et de fange.

Au guichet de l’épargne
L’Anse Figuier
grignote ses actions :

Rivières d’algues délétères
mues massacrées aux tessons des coraux
ravines ensemencées de larves cédulaires.

Escortée de relents de nausées
sous l’œil de sa cavalerie

une amazone aphteuse
agonise égorgée
aux ventouses de l’actinie.

(Extrait du recueil Nautiques – 2018)



Tentative d’explication

(Clés pour Nautiques)


Cette anse, qui forme comme une échancrure ourlée à l’à-pic oriental du Chameau, doit-elle son nom à la présence ancienne d’une plantation sauvage de figuiers maudits sur ses rives ? On pourrait l’imaginer, d’autant qu’en face, sur le Grand Îlet, s’est développée, de la même essence endogène, la plus vaste cathédrale végétale existant aux Saintes et peut-être même en Guadeloupe continentale.

Mais l’Anse Figuier est également connue pour être le domaine privilégié de cet élégant petit crabe des sables appelé chevalier, toujours en alerte sur ses bottes ciselées, les yeux démesurés, hors de leur orbite, à la manière de vivants périscopes. Familier de la grasse végétation des pourpiers sur laquelle il veille comme une sentinelle aux aguets, ce petit arthropode blond caparaçonné d’or est accusé dans le poème de faire bon ménage avec le fait que ce site sauvage ait été choisi pour recevoir les effluents des égouts communaux. D’où les expressions péjoratives utilisées pour le qualifier: traitre ophidien, délateur, racoleur, maraudeur… 

Parallèlement à cette accusation à l’encontre de l’habitant naturel des lieux, le poème met en évidence les caractéristiques négatives du site aujourd’hui dénaturé par l’action inconsidérée de l’homme : un champ lexical approprié traduit à l’envi cette dénaturation : abondance d’algues générée par les nutriments déversés par les égouts : fucus, algues délétères; fange; larves cédulaires; relents de nausée… Autant de qualifiants pour suggérer la détérioration d’un milieu autrefois parfaitement sain mais aujourd’hui particulièrement pollué.

À la manière d’un épargnant incapable de faire prospérer ses acquis, l’Anse Figuier grignote ses actions. Ce qui n’empêche pas la survivance d’une certaine activité biologique puisque le poème se termine par l’agonie d’une amazone aphteuse, métaphore pour désigner le crabe chevalier à la herse baveuse *, entre les griffes souples de l’anémone de mer, l’actinie

Conclusion pessimiste et optimiste à la fois qui suggère d’une part qu’au bout du compte, sous l’effet volontaire et mortifère de l’activité humaine, toute vie finira peut-être par disparaître un jour de ce site ; d’autre part, et tout au contraire, qu’en dépit de ce qui contribue à la dégrader, la nature reprenant toujours ses droits, la vie continuera à y éclore et à s’épanouir. L’agonie du chevalier-amazone symboliserait alors à la fois la fin de la désolation et le retour des sauvagines, ces oiseaux migrateurs, porteurs d’espérance, visiteurs accoutumés des berges de l’anse qu’ils avaient désertées pour d’autres lieux plus propices à leur escale occasionnelle.

* Le crabe chevalier porte au poitrail de sa carapace une plaque triangulaire amovible sous laquelle se logent les œufs après fécondation. Au-dessus de cette plaque se situe la cavité buccale laissant échapper en permanence une légère mousse, semblable à de la bave qui coule sur l’opercule abdominal.

Un itinéraire autobiographique ou clés pour Nautiques – Raymond JoyeuxDécembre 2020

Figuier Maudit du Grand-Îlet – Photo Raymond Joyeux

Poème, texte et photos de Raymond Joyeux
Publié le jeudi 27 mars 2025

Publié dans Actualités saintoises, Poésie | 2 commentaires

Une descente aux enfers…

Circulation intensive motorisée :
problème numéro un de Terre-de-Haut

Selon les dernières déclarations publiques des autorités municipales de Terre-de-Haut (février 2025), la circulation serait devenue aujourd’hui le problème numéro un de notre île. Qui ne le voit en effet et ne le regrette ?

Mais ce problème date-t-il vraiment d’aujourd’hui ? C’est loin d’être le cas. Faut-il rappeler que depuis le milieu des années 70, jusqu’en 2018, nombre d’arrêtés municipaux ont été pris pour tenter de prévenir ce que l’on constate aujourd’hui avec horreur.

Peine perdue. Soit qu’ils avaient été mal rédigés, soit qu’ils étaient matériellement inapplicables, ces arrêtés ont tous été retoqués par la préfecture pour des raisons de non respect de la liberté de circulation et de commerce. L’administration parlait alors d‘entrave. D’entrave à la liberté de circulation. Entrave, c’était le mot…

Ironie de l’histoire : qui cause aujourd’hui le plus d’entrave à la circulation à Terre-de-Haut ? Un arrêté, même imparfait, qui aurait pu la réguler tant bien que mal, ou le trop-plein anarchique des moyens de circulation eux-mêmes, toujours plus nombreux ?

Et ne parlons pas des piétons. Peuvent-ils aujourd’hui, circuler librement, sans entrave, en toute sécurité, sans le souci de se faire percuter à longueur de journée, se faufilant dangereusement dans la chaîne ininterrompue des voiturettes, scooters, vélos électriques, autos, motos, camions… stationnés en continu le long des rues ou, pire, roulant à vive allure, sans limitation de vitesse, sur des voies étroites, sans trottoir, déjà amplement encombrées ?

Quand on sait que nombre d’îles du littoral de la métropole n’autorisent sur leur sol que la présence de vélos non motorisés, on se demande si la loi est la même partout sur l’ensemble du territoire français. Un exemple parmi d’autres, l’île d’Aix en Charente Maritime, où, non contents de devoir circuler à pied ou à vélo, les visiteurs doivent ramener avec eux leurs poubelles, les conteneurs n’étant réservés qu’aux seuls résidents.

Raymond Joyeux

Type d’arrêtés municipaux totalement inapplicables
rejetés par la préfecture de Guadeloupe

Journal L’IGUANE, juin 1991

LE PARADIS DEVIENT UN ENFER

Texte de Dominique Perruchon

Une expression populaire disait : « Plus con tu meurs ». Et c’est en train d’arriver !
Terre de Haut est en train de mourir, étouffée par les voiturettes et les scooters de location.

La double bêtise de quelques Saintois mercantiles qui auto-détruisent leur île sans êtat-d’âme, et celle des touristes consuméristes devenus incapables de se souvenir qu’ils ont des jambes, est en train d’exaspérer ceux qui avaient le respect du lieu, pour y entretenir le traditionnel bonheur d’y vivre.

Le Bip-bip-bip continuel des avertisseurs des marches arrière, les klaxons qui retentissent pour faire écarter les pauvres piétons, sont devenus comme un chant symbolique de la marche arrière de l’intelligence qui avait protégée Terre de Haut dans sa beauté et dans sa quiétude…

C’est profondément triste à contempler, l’incapacité humaine à savoir tenir compte des leçons prises ailleurs dans ce qui a été détruit irrémédiablement, par l’invivable et ridicule sillage de laideurs, qu’on nous ment à baptiser « le progrès ».

TOUT EST DIT !

Vidéo réalisée par Dominique Perruchon, le dimanche 2 mars 2025, avec son aimable autorisation

L’exemple de l’Île d’Aix

(Vélos et absence de poubelles)

À l’entrée du port de l’Île d’Aix – Photo Raymond Joyeux, été 2023

Nous remercions Dominique Perruchon pour sa contribution à cette chronique précisant que d’autres vidéos du même désastre circulent abondamment sur les réseaux sociaux.

Publié par Raymond Joyeux
Le mercredi 5 mars 2025

Publié dans Actualités saintoises | 5 commentaires

Le cimetière des canots abandonnés…

Plage du Fond Curé 25 février 2025

Photo Raymond Joyeux
Photo Raymond Joyeux

Vous avez dit commune touristique ?

À quand un site communal de halage aménagé pour permettre aux propriétaires, pêcheurs, retraités et plaisanciers, de tirer, d’entreposer et de rénover leurs canots, afin de désencombrer le littoral ?
Ainsi les employés du nettoyage pourraient faire leur travail sans problème pour une plage praticable, accueillante, propre, nette et sans déchets…
Déchets de toute nature facilités par la présence accumulée de canots abandonnés servant poubelle, d’annexes à demeure, de planches nautiques endommagées, de palettes délabrées, le tout permettant aux noctambules avinés, peu soucieux de leur environnement, de faire leurs besoins naturels à l’abri des regards, en toute tranquillité et pas seulement les soirs de beuverie. Si vous voyez ce que je veux dire !
Rares sont les matins où l’on ne dénombre pas pêle-mêle, brassées de papier toilette éparpillé et leur odorant accompagnement, tampons hygiéniques, préservatifs, linge intime souillé, sans compter les habituels barbecues, cannettes, timbales, pailles, mégots, et autres emballages divers. Et ce ne sont pas les nombreux chiens errants qui les laissent, encore que !…
Nous lançons un appel urgent au service technique et sanitaire de la commune pour assainir cet endroit devenu un dépotoir-catiche-lupanar, très incommodant pour les riverains et les visiteurs de passage, indigne d’une commune touristique.

Publié par Raymond Joyeux
Le mercredi 26 février 2025

Publié dans Actualités générales, Environnement | 3 commentaires

La trace des crêtes

Publiée en 2017, voici une chronique qui intéressera sans doute les nombreux randonneurs qui sillonnent les merveilleuses collines de notre île et qui se demandent peut-être ce qu’est devenue la Trace des crêtes… Pour la lire, cliquer sur le lien ci-dessous.

Publié dans Uncategorized | Un commentaire

Circulation intensive à Terre-de-Haut : une chronique d’avril 2019 : cliquer sur le titre ci-dessous.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Plaidoyer pour la marche

Cette chronique a été publiée pour la première fois le 18 janvier 2019 et a été lue plus de 400 fois ! Nous pensons que vu la situation aujourd’hui à Terre-de-Haut en matière de circulation, elle apparaît plus que jamais d’actualité. Aussi c’est avec plaisir que je vous en fais part. Me permettant de signaler aux amateurs que le lundi et le jeudi après-midi, Rony Bride organise une marche à Terre-de-Haut et que cette activité est ouverte à toutes celles et à tous ceux qui se sentent physiquement capables de se joindre à ce collectif..

Des îles, autrefois… sans voitures

Publié le janvier 18, 2019 par raymondjoyeux

Lorsque nous étions enfants aux Saintes, avant les années 60, et bien entendu, plus encore pour les générations antérieures, nous ne connaissions qu’un seul moyen de locomotion : la marche. D’ailleurs, nous étions la risée de nos amis et compatriotes guadeloupéens continentaux pour la simple raison que nos communes étaient dépourvues de voitures !

tdh ancienne

Rue de Terre-de-Haut début du XXème siècle

Cette réflexion, considérée par eux comme la pire des insultes, si elle nous laissait à vrai dire indifférents, stigmatisait à leurs yeux notre état supposé d’arriération, notre absence avérée de progrès et de modernisme ! Aujourd’hui, ceux qui pensaient à cette époque nous rabaisser, en nous renvoyant à notre état de nature, seraient sans doute les premiers à s’insurger contre l’envahissement actuel de nos rues par des véhicules motorisés en tous genres, entravant leur bien-être de touristes en changement d’air ! Et le pire c’est qu’ils n’auraient pas tort !

114 (1)

Quartier de la poissonnerie avant l’arrivée des scooters – Photo Plé 1973

Le paradis perdu des marcheurs…

Devenues en effet un véritable et grouillant panier à crabes au sens littéral du terme, les rues de Terre-de-Haut sont désormais difficilement praticables pour le piéton ordinaire, quelles que soient l’heure et sa bonne volonté. Autrefois paradis des marcheurs, notre île, au fil des années, a vu la circulation motorisée prendre le pas sur celui des adeptes de cet exercice naturel qui consiste à mettre instinctivement un pied devant l’autre et à déambuler paisiblement dans le calme et la sérénité.

img_1280

Rue piétonne préservée à Terre-de-Haut – Photo Anne de Floris – 2018

Bien sûr, il reste encore de nombreux lieux protégés aux Saintes où, loin du bourg et de sa fièvre, le marcheur trouve encore son plaisir. Mais quand on voit les enfants des écoles, lorsqu’ils ne sont pas, dès sept heures du matin, transportés par leurs parents en voiture, à moto ou à scooter, se rendre en classe sur un engin à propulsion électrique (vélo, skate ou trottinette), et rentrer solitaires à la maison par les mêmes moyens, on s’interroge sur leurs aptitudes à développer le sens de l’effort physique et du plaisir social à flâner en chemin entre copains, là où se nouent souvent et se développent les plus solides amitiés.

img_20180225_122130 - copie (1)

Chemin exceptionnellement désert vers la plage de Grand’Anse à TDH – Ph. A. de Floris

Marcher c’est faire preuve de dignité 

Le quotidien Le Monde/Éditions de l’Aube vient de publier un petit livre fort intéressant pour les amateurs ou non de la pratique pédestre, intitulé Philosophie de la marche, et que j’ai la chance de posséder. L’intérêt de cet ouvrage collectif d’une centaine de pages, réside dans les réflexions des auteurs sur le sujet, mais aussi et surtout dans les citations d’écrivains et de philosophes parmi lesquels Jean-Jacques Rousseau, Arthur Rimbaud, Victor Hugo, Henry David Thoreau, Jacques Lacarrière, David Le Breton, Walt Whitman…
Des auteurs du livre et des écrivains cités, j’ai sélectionné pour vous les citations suivantes :

truong

Un contact vivifiant avec la nature – Photo R. Joyeux 2018

Marche de solidarité. Ici, Je suis Charly – Terre-de-Haut 2015 – Ph. R. Joyeux

Au bout du chemin quelque chose nous attend – Terre-de-Bas  2015 – Ph . R. Joyeux

Je ne peux, bien évidemment, vous présenter ici la totalité du contenu de cette petite Philosophie de la marche. Aussi je vous invite fortement à vous la procurer au plus vite. Pour la modique somme de 12 € (prix métropole), non seulement vous serez encouragé à vous adonner à cette pratique naturelle qu’est la marche, si ce n’est déjà fait, mais vous y puiserez de sublimes réflexions qui vous conforteront dans l’idée que marcher n’est pas seulement bon pour le corps, mais qu’il produit sur l’esprit tout autant de bienfaits : plaisir de l’effort, rêverie, détente, sérénité, découverte de la nature et de soi, élan de solidarité… et plus encore selon votre complexion et votre humeur du moment !

img_3626
Petit clin d’œil sympathique et tranquille

Tellement pris par sa passion de peintre et sa pratique intensive de la marche enjouée, notre talentueux artiste Alain Joyeux, auteur de cette amusante toile colorée, a oublié une  ou deux lettres supplétives dans son texte, ce qui fait l’originalité et la valeur du tableau. Comme moi, je pense que vous lui pardonnerez volontiers cette étourderie. C’est bien connu, les vrais artistes comme les marcheurs impénitents, bien qu’ayant les pieds sur terre, sont souvent un peu sur la lune, perdus dans leurs rêveries !

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année de marche et de méditation en vous remerciant de votre amicale fidélité.

Publié par Raymond Joyeux
le samedi 15 février 2025

8 commentaires pour Plaidoyer pour la marche

  1. yves.espiand@sfr.fr dit :janvier 18, 2019 à 8:51 Salut Raymond et meilleurs voeux. Tu connais mon avis sur l’ « ultra motorisation » de notre chère ile. Cet engouement reflète la paresse de l’effort pourtant valorisant qu’est le déambulage pour admirer les beautés de l’archipel. C’est entré dans les moeurs dommage. Amitiés Réponse
  2. vonvon dit :janvier 18, 2019 à 11:09 et il semblerait qu’il y a un projet de feux rouges je pense que les riverains de ces feux vont devoir supporter les scooters pétaradants stoppés à ces feux bon courage à eux …l’ancien maire avait eu une bonne idée, pour une fois, en instaurant des bandes jaunes pour limiter les stationnements sauvages devant les portes des habitants. Il y a une solution, je pense, en faisant remarquer aux instances concernées, une mise en avant du danger envers la faune, la flore, et la santé des Saintois ils l’ont fait en france sur certaines îles pourquoi pas ici ?Réponse
  3. Liliane CORBIN dit :janvier 18, 2019 à 9:51 Afin que l’île retrouve la sérénité d’antan, il faudrait peut-être interdire les véhicules à moteur et autoriser seulement les engins qui fonctionnent avec, non pas de l’huile de coude, mais … de genou. Et tant pis si quelqu’un me rétorque qu’avant l’on s’éclairait à la bougie et que l’on utilisait les charrettes pour le transport des marchandises !!!Réponse
  4. raymondjoyeux dit :janvier 19, 2019 à 8:12 Votre proposition, chère Liliane, ne serait pas une régression, mais tout simplement un retour au bon sens ! D’ailleurs nos deux précédents maires s’ y étaient collés. Entre 1991 et 2003, Robert Joyeux et Louis Molinié avaient successivement signé de nombreux arrêtés municipaux pour tenter de maîtriser la situation. Le dernier en date de ces arrêtés – toujours en vigueur puisque jamais aboli – préconisait l’interdiction totale de la circulation motorisée dans le bourg. Dans notre chronique du 5 juillet 2015, nous évoquions longuement cet épineux problème. Malheureusement, la tournure actuelle des événements ne semble pas plaider pour une solution raisonnable en ce domaine :https://raymondjoyeux.com/2015/05/07/circulation-larrete-municipal-oublie/embed/#?secret=e7n5wfzyfW#?secret=SZaKtQY6BrRéponse
  5. raymondjoyeux dit :janvier 19, 2019 à 8:21 Pour compléter cette chronique sur la marche, je vous propose la relecture de celle du 17 janvier 2014 : Une balade au Chameau en compagnie de Roméo Léon :https://raymondjoyeux.com/2014/01/17/une-balade-au-chameau/embed/#?secret=SmS2USZAnz#?secret=39rY8i82lnRéponse
  6. ALAIN JOYEUX dit :janvier 20, 2019 à 9:44 « Quand le monde était grand, car on allait encore à pied… »Si tout ou presque est dit sur les vertus de la marche (grand merci au passage pour le relais de ce petit tableau et sa très pittoresque fote d’ortografe !), l’utilisation des deux roues pétaradants génère parfois un effet comique bien qu’au final pathétique : Voici que certain(e)s trouvent tout à fait normal de garder leur casque vissé sur leur tête lorsqu’il rentrent, par exemple, dans les commerces ! Nous voyons alors déambuler , aux heures de pointe, quantité de « playmobiles » qui, lorsqu’ils se rencontrent au rayon fromage, se font même la bise sans ôter leur coquille de burgot qui leur couvre le chef.
    Très drôle mais, excusez moi ceux qui se reconnaîtront, grotesque et pathétique (j’assume la répétition).Pour ma part, les visiteurs de la galerie où j’expose quelques unes de mes créations à Terre de haut sont informés par un casque peint portant cette mention : « Ici, j’enlève mon casque » ; sous titré à propos de l’objet : « protège le crâne mais enferme l’esprit » . Tout comme l’on ôtait son chapeau par respect dans les salutations d’autrefois, il me semble que de prendre le temps d’enlever son casque, même pour une course d’une minute à la boulangerie, est une marque de courtoisie élémentaire, un gage de bien vivre ensemble… combien de jeunes dans cette attitude ne font qu’imiter leurs parents ?Cet oubli apparemment anodin, sans doute inconscient, et somme toute pas si grave, ne concerne pas bien sûr tous scooteristes et motards. Il est pourtant selon moi symptomatique d’un état d’esprit ambiant : vite, vite… pas le temps … peur ? … « je ne reconnais plus personne en Harley Davidson » ! tableau surréaliste donnant l’impression de vivre dans une banlieue suburbaine ! Hého, les saintois ? Hého ? il y a quelqu’un ? … arrêtons de nous croire comme à la télé… dans un stress permanent illusoire.Je profite de cette chronique pour adresser un message à tous nos amis motorisés : « S’il vous plaît, Lorsque que vous arrêtez pour parler avec vos amis, eux même en scooter, au lieu du dialogue de sourds qui s’en suit, où chacun hurle pour vous faire entendre et comprendre ( car bruit du moteur + casque- je ne parle même pas du smartphone qui se manifeste en même temps !)… coupez le contact… prenez le temps… Merci ! … ou alors, marchez maintenant ! Pour se parler entre humains, c’est beaucoup plus SYMPATIQUE !Réponse
  7. ALAIN JOYEUX dit :janvier 20, 2019 à 9:59 Au passage un message aux visiteurs de passage dans notre île:L’île est petite, profitez, marchez !!! enfin les vacances, un peu de sport fera du bien et vous n’aurez pas l’air d’une quiche avec votre casque et la charlotte en dessous ! aah, aah…
    même en scooter on ne verra pas tout !Il est vrai que les commerces de location de véhicule et de visites guidée à la sortie du bateau peux faire croire à la nécessité d’un moyen de locomotion… poudre aux yeux ! sans compter le danger. Ici, trop d’accidents de la route. Il ne se passe pas une semaine sans que l’hélico ne vienne évacuer un accidenté grave sur la route.
    Le vélo éléctrique paraît plus soft et convivial mais est au moins aussi dangereux…Si vous n’êtes pas souffrant, que vos jambes et votre souffle fonctionnent encore , marchez !
    gardez votre argent pour vous payer de bons restaurants, un livre de poésie d’un auteur saintois ou un tableau à ma galerie !Réponse
  8. vonvon dit :janvier 21, 2019 à 7:16 j’ai passé un excellent moment à lire les 2 commentaires d’Alain, commentaires plein de vérité et de vécu mais hélas je n’ai qu’une crainte: que les concernés ne lisent pas ! par contre les usagers qui déambulent dans les magasins ou parfois dans les rues avec leur casque me confirme que nous sommes sur une autre planète ….PTDR !!Réponse

Laisser un commentaire 

Publié dans Actualités saintoises | Laisser un commentaire

Bizarre hasard ou l’heureuse rencontre littéraire à l’épicerie Vival…

Le dimanche 9 février 2025, sorti pour une course en milieu de matinée et, m’apprêtant comme chaque jour à consulter les nouveautés de notre minuscule bibliothèque-armoire Libres Livres, je me retrouve nez-à-nez avec un jeune couple qui photographie la couverture d’un ouvrage, placé de face sur un rayonnage.

Heureux de cette opportunité, je lie spontanément conversation avec ces sympathiques visiteurs de passage aux Saintes, imaginant qu’ils ont déniché la perle rare et qu’ils la photographient pour immortaliser leur trouvaille.

Non. En réalité, c’est la jeune femme qui a apporté son propre ouvrage et, avant de le confier aux lecteurs, le photographie comme témoignage et souvenir de sa contribution. J’apprends au cours de notre conversation que c’est la première publication de cette jeune auteur (je rechigne à mettre un e à ce mot et refuse esthétiquement d’employer autrice ou écrivaine) : un recueil de nouvelles que, d’une calligraphie appliquée d’artiste, elle a superbement dédicacé en ces termes : 

Terre-de-Haut, le 09/02/25

Chers lecteurs des Saintes et d’ailleurs, en vacances aux Saintes, je découvre la charmante bibliothèque de Livres libres de Terre-de-Haut. Alors j’y dépose mon premier recueil de nouvelles qui vous emmènera en voyage à la rencontre de personnages aux destins multiples.
Si vous l’aimez, faites-moi un petit coucou sur les réseaux sociaux, cela me fera très plaisir.
Je vous souhaite de belles lectures et de beaux voyages.
Axelle.

Au cours de notre conversation, après avoir fait plus ample connaissance, je les renseigne sur l’origine de notre petite bibliothèque et leur propose un échange : j’emprunte momentanément l’ouvrage de l’auteur et lui offre en contrepartie ma dernière publication chez CaraïbÉditions : Ti-Auril, l’enfant sauvage du Grand-Îlet, lui promettant, comme elle le souhaite, de la contacter après lecture de son livre pour lui donner mon avis.

Qui est Axelle Rallier du Baty, l’auteur de Hasards bizarres… ?

Pour le savoir, je me rends sur son site, axelle-rallierdubaty.com et trouve cette notation : « En l’an de grâce 1985, dès que, fille du matin, parut l’aurore aux doigts de rose, une autre fille du matin apparut : moi ! 
Je n’attendis pas bien longtemps avant de tenir un crayon entre mes doigts, dessinant sur tous les supports qui voulaient bien se présenter »…

Tout de suite, la métaphore qui peut paraître anodine bien que pittoresque : l’aurore aux doigts de rose, attire mon attention et me renvoie à l’Odyssée d’Homère, dans la traduction de Victor Bérard, celle que je préfère, et constate alors que cette jeune auteur est une passionnée de poésie, nourrie de culture antique et, à n’en pas douter, également de musique classique, dont le piano, qu’elle doit certainement pratiquer. Musique, poésie et culture tout court qui jalonnent chacune de ses onze nouvelles que je me suis empressé de lire quasiment d’une traite..

L’ouvrage d’Axelle Rallier du Baty

Publié en 2023 en auto-édition, sous une illustration symbolique de l’auteur, ce petit ouvrage de 235 pages nous propose une fresque de onze nouvelles dont les personnages, comme précisé en quatrième de couverture, voyageant « de la France à la Chine, se heurtent aux murs qu’on leur a imposés ou qu’ils se sont eux-mêmes construits. Mais un événement, une rencontre, peut faire basculer l’existence la plus banale dans un univers parallèle déroutant, bizarre, et aussi furieusement vivace. Entre ironie, poésie, magie, la vie leur réserve de bien étranges surprises. » Autrement dit, la définition même de la nouvelle comme genre littéraire.

Servie par une imagination collant à la réalité, quand elle n’est pas carrément fantasque comme dans Le jardin, des dialogues bien menés et une belle écriture toute de simplicité efficace, la structure classique de la nouvelle, avec un minimum de personnages, est en effet à chaque fois parfaitement maîtrisée. Une situation initiale, positive ou négative, un élément perturbateur (le zèbre de la couverture ? ), une situation finale inattendue, (arrivant à mon gré parfois un peu trop brutalement), à l’opposé de celle du départ. Le tout habilement agencé, sans heurt ni hiatus, dans un parfait enchaînement des différentes péripéties du récit qui semble couler de source… Pour ne parler, bien entendu, que de la technique et des procédés d’expression, laissant de côté dans cette présentation les thèmes et la philosophie sous-jacente des situations évoquées, des rapports et interactions entre les personnages, de l’influence du contexte familial, culturel, social et géographique où ces derniers évoluent.

****

Inutile de dire que j’ai pris grand plaisir à lire ces courts récits et pourrais sur chacun d’eux donner un avis enthousiaste. Mais je vous laisse, lecteurs, lectrices, le loisir de les découvrir par vous-mêmes sans influencer votre jugement. Je préciserai simplement que ma préférence va à Tempête et sa conclusion particulièrement originale ; et que celui qui m’a le plus touché s’intitule Vacances, évoquant l’attachement d’une petite fille pour son chien Tango…

Pour finir, je vous propose cette magnifique illustration de l’auteur par elle-même, sans oublier de la remercier pour le partage de son livre avec les lecteurs de notre île, de la féliciter pour son talent d’artiste et d’écrivain… et de vous souhaiter, à vous lecteurs et lectrices, d’agréables moments en compagnie des surprenants personnages aux destins distincts de la fine, sensible et prometteuse Axelle Rallier du Baty.

Raymond Joyeux

PS. Après lecture, comme convenu, j’ai déposé le livre dans l’armoire-bibliothèque Libres Livres à l’épicerie Vival de Terre-de-Haut. Chacun peut donc le consulter le temps qu’il faut, avant de venir le remettre dans l’armoire pour d’autres lecteurs et lectrices. Au nom de tous les amoureux du livre, merci de votre compréhension.

Publié par Raymond Joyeux
Le mardi 11 février 2025

Publié dans Chronique littéraire, Littérature, Uncategorized | 3 commentaires

Petite révolution culturelle à Terre-de-Haut : La nuit de la lecture

C’est à l’initiative de Claudine Blasco qui a su, par ses compétences, son dynamisme et son enthousiasme, mobiliser un petit groupe de volontaires de (presque) tous les âges, épris de beaux textes et de partages littéraires, que s’est tenue à Terre-de-Haut, le vendredi 24 janvier 2025,  à la maison des jeunes et de la culture, Place des Héros, la première Nuit de la lecture. 

Cette manifestation programmée par le Ministère de la Culture était, en France hexagonale, à sa neuvième édition, et pour nous aux Saintes à notre première édition.

Claudine : présentation de la manifestation

Sur le thème du patrimoine, Claudine a ainsi convié non seulement les écrivaines et écrivains de notre île qui, à des degrés divers, ont publié ou non leurs productions (romans, récits, poésie, chants, musique …) mais aussi toutes celles et ceux qui ont accepté spontanément de prêter leur concours et leurs talents pour les lectures, l’animation et la présentation des auteurs. 

Catherine : Moun a set soley

À l’intention des lecteurs de ce blog, précisons que les participants ont été :

1- Pour l’animation
Claudine déjà citée et Blondine et ses proverbes créoles

2- Pour la technique (Sono/Vidéo) :
Emmanuelle et Rony  

3 – Pour l’interprétation des œuvres, dans l’ordre de passage :

Zoé et Valentine, Les chatons – de Sandrine Charron
Charlie : Il était une fois la Guadeloupe de Danièle Fossette et Anne Montarbon

Charlie : il était une fois la Guadeloupe

Hanaé : L’Iguane  de Pierre Séguret
Blondine : Proverbes 
Catherine : Moun à set soley de Max Diakok + Rony au Ka
Raymond : Le cauchemar de Ti-Auril l’enfant sauvage de Raymond Joyeux
Cécile : Lucilène de Pierre Séguret
Véronique : L’orpheline de la colonie de Marijo Garay
Olivier : Lise, chanson de l’auteur à la guitare
Monique : Alyzée de Françoise Sylvestre
Claudine : Je connais un marin, poème de Raymond Joyeux
Gisèle : Le trésor des Saintes de Jacques Boone
Lila : Les derniers rois mages de Maryse Condé
Rony : Lion et Maringouin (Conte créole des Grands Fonds)
accompagné de Christophe au Ka

Rony : Lion et maringouin


Élin : chansons de Jérôme Hoff– La tourterelle, Mes statuettes 

É
Élin : chansons de Jérôme Hoff


Marijoé : Paroles de confinés de Marijoé Métayer
Christophe : Chansons et poèmes par l’auteur

Olivier violon. Christophe guitare


Gisèle : La vigie – Une perle blanche à Terre-de-Haut de Victor Vala
Raymond : L’arrivée de la Jeanne d’arc : Fragments d’une enfance saintoise
Blondine : Le chevalier de Fréminvile
Olivier : Je crois que j’ai trouvé mon île – Chanson à la guitare
Claudine : Dorsale Bossale – d’ Aimé Césaire
Blondine : La prière du petit enfant nègre – de Guy Tirolien
Élin : Chansons de Jérôme Hoff
Rosy : Coup de senne – de Max Rippon
Carla Victoria : Chant et extrait de Pourquoi toi par l’auteur

4 – Clôture et remerciements par Claudine

Claudine : remerciements

La présence nombreuse du public à cette première édition de La Nuit de la lecture à Terre-de-Haut ne peut qu’encourager les organisateurs, auteurs, lecteurs, lectrices, techniciens… à renouveler cette belle expérience. Et surtout à inciter les autorités communales à mettre rapidement à la disposition de la population une véritable bibliothèque municipale qui fait tant défaut à notre petite collectivité.
C’est le souhait que tous les participants à cette manifestation formulent pour un proche avenir.
Un avenir qui, nous l’espérons toutes et tous aux Saintes, ne saurait attendre des années à se concrétiser.

Publié par Raymond Joyeux
le dimanche 2 février 2025
Illustration : photos mairie de Terre-de-Haut

Publié dans Actualités saintoises, Littérature, Uncategorized | Laisser un commentaire

Terre-de-Haut : les derniers poiriers

Dans une précédente chronique, Le poirier de Jules Corbin, datée du 6 septembre 2016, j’avais évoqué l’événement historique à l’origine de la plantation de ces allées de poiriers à Terre-de-Haut : l’abolition de l’esclavage de 1848. Ils avaient été baptisés Les arbres de la liberté et défense avait été faite de les supprimer.

https://raymondjoyeux.com/2016/06/09/le-poirier-de-jules-corbin/

Photo datant des années 1900
Ce qui reste de cette allée en janvier 2025

Ces poiriers plus que centenaires, ombrageant les rues de notre commune, commencent malheureusement à disparaître les uns après les autres, sans être remplacés. Arrivé sans doute en fin de vie et menaçant de s’effondrer sur la chaussée, l’un des derniers de ces magnifiques spécimens qui subsistent encore vient d’être abattu ce vendredi 24 janvier 2025 par le service technique de la mairie.

Si on peut regretter la disparition programmée de ces arbres emblématiques, on comprend aussi qu’il est nécessaire de préserver la sécurité publique. Mais d’un autre côté ne devrait-on pas penser aux générations futures et se pencher sur la possibilité d’en replanter où cela est encore possible ?

Un texte de Pierre Charles :

L’arbre est d’abord un cramponné

Je voudrais contempler les arbres de la forêt, ceux des parcs, des jardins, des avenues, des cimetières, les saules pleureurs et les chênes séculaires, et essayer de capter quelque chose de la sagesse qui les a créés….

Je sais bien ce que nous y cherchons : de l’ombre contre le soleil et parfois un abri précaire contre une averse, du combustible contre le froid et des planches pour nos menuiseries, et aussi des ornements pour nos paysages. Mais l’arbre est bien autre chose encore qu’un serviteur complaisant, et on n’a pas tout dit de lui quand on nous apprend que de sa pulpe on fait de la pâte à papier et que, débité très fin, il nous fournit des allumettes.

Poirier de la place de la mairie -1942 – Photo Catan

L’arbre est d’abord un cramponné. Il ne voyage pas comme l’animal. Il est fixé là où sa graine est tombée. J’en ai vu poussant presque comme des acrobates dans les hautes crevasses des ruines, ou sur les pentes abruptes des précipices. Il n’a pas pu choisir ni changer sa situation dans l’espace. Tout son avenir est décidé par une sorte de chute originelle, lorsque le gros fruit est tombé lourdement par terre ou lorsque la semence légère, avec ses ailettes, ses barbes plumeuses ou son mince duvet a cessé de tournoyer au souffle du vent. L’arbre doit pousser et mourir là où il a rencontré le sol. Et c’est sans doute ce qui leur donne à tous cet air obstiné.

Frangipanier route du Chameau -Ph. Alain Joyeux

La majesté de la forêt, cette majesté qui ravit jusqu’aux petits enfants, ne vient pas d’autre chose : une multitude en place depuis des siècles, chacun de ces arbres occupant le même coin du sol, jusqu’à sa mort, et même après…

Texte extrait de l’ouvrage La prière de toutes les choses.
Pierre Charles, Editions Desclée De Brouwer – 1957

Baobab du city-sport à Terre-de-Haut ; Ph. R. Joyeux

Publié par Raymond Joyeux
Le dimanche 26 janvier 2025

Publié dans Actualités saintoises, Environnement, Histoire locale | 5 commentaires

Terre-de-Haut, la plage du Fond-Curé polluée, interdite à la baignade

Depuis le 27 décembre 2024, le drapeau rouge flottant allègement au vent du Nord – quand il n’est pas carrément couché au sol – signale aux candidats à la trempette que la baignade est interdite dans la zone indiquée. Le problème est de savoir pour quelle raison puisque la fiche de l’arrêté municipal d’interdiction, soigneusement protégée par une pochette plastique n’est visible que très loin dudit drapeau et qu’il faut être particulièrement soucieux de sa santé pour la trouver…. suspendue par un simple fil nylon à une branche virevoltante de calpata.

Drapeau rouge en mauvaise posture

Si nous abordons ici ce problème ce n’est par pour critiquer encore moins pour dénigrer, mais pour simplement signaler quelques anomalies et suggérer aux responsables des améliorations susceptibles de bien renseigner la population et les visiteurs, car c’est la santé de chacun d’entre nous qui est en jeu.

Arrêté municipal d’interdiction

Soyons sérieux et posons-nous quelques questions

1 – Sauf erreur, l’Agence Régionale de Santé (A.R.S.) a transmis aux autorités communales – comme indiqué sur l’arrêté – les résultats de ses analyses le 23 décembre 2024, signalant une pollution bactériologique importante justifiant l’interdiction de baignade. Or le drapeau rouge a été planté le 27, soit 4 jours après. Bon, nous étions en période de fête, mais quand même. Combien de personnes se sont baignées entre temps, moi le premier, en prenant des risques sans le savoir ?

2 – Pire, il s’est passé 13 jours (soit près de deux semaines) entre les prélèvements par l’ARS ( le 13 décembre), l’analyse par l’Institut Pasteur (le 17 décembre), la réception en mairie (le 23 décembre) et l’information au public avec drapeau (le 27 décembre)… On comprend bien sûr que ces différentes opérations ne peuvent pas se faire du jour au lendemain, sans compter qu’avant la date des prélèvements l’eau était sans doute déjà polluée. Mais ne pourrait-on pas essayer de réduire ces délais par simple mesure de sécurité ? Évidemment la solution serait de supprimer les sources de cette pollution récurrente, mais là, c’est un autre problème !

3- Pourquoi drapeau rouge et affichage ne sont pas dispatchés à divers points de la plage pour une information efficace au public et, surtout, pourquoi n’y a t-il pas un panneau fixe au pied des drapeaux qui resterait en permanence afin de fournir une information périodique complète, même lorsqu’il n’y a pas de pollution ou autre empêchement de baignade (méduses, houle.. par exemple. ) Cela se fait ailleurs, pourquoi pas chez nous ? Un drapeau vert serait également le bien venu…

Voilà, ce ne sont que de simples suggestions de bon sens, à l’heure où notre merveilleuse île reçoit de plus en plus de visiteurs et se targue d’être une commune touristique.

L’exemple de Sainte-Anne

Pour lire l’arrêté municipal ci-dessous, cliquer sur
commune de Terre-de-Haut

Posté par Raymond Joyeux,
le dimanche 19 janvier 2025

Publié dans Actualités saintoises, Environnement | 3 commentaires