Le poids du papillon de Erri De Luca

leçon de vie au cœur de la montagne :
une pure méditation poétique sur la solitude

le_poids_du_papillonIl est des écrivains qu’on apprécie et dont on voudrait sinon posséder tous les livres du moins les avoir tous lus, relus et médités, et par la même occasion les faire partager à ses amis.

L’Italien Erri De Luca est pour moi de ceux-là. Comme le sont ses compatriotes Antonio Tabucchi, Claudio Magris ou Pietro Citati. Au passage, si vous souhaitez approfondir vos connaissances et votre compréhension des grands mythes littéraires, je vous recommande, de ce dernier auteur, La pensée chatoyante, superbe réflexion sur Ulysse et l’Odyssée, parue chez Gallimard en 2004, dans la collection L’Arpenteur

Pour revenir à  Erri De Luca, né à Naples en 1950, ancien ouvrier sans qualification et militant d’extrême gauche dans sa jeunesse, je viens d’acquérir un de ses derniers ouvrages : Les poissons ne ferment pas les yeux, court récit autobiographique que je m’apprête à découvrir en cette fin de juillet 2013.

Ce n’est donc pas ce livre qui fera aujourd’hui l’objet de ma chronique, mais le précédent qui a pour titre Le poids du papillon, paru en France chez Gallimard en mai 2011 et qui est édité en Folio depuis septembre 2012 sous le N°5505 pour le prix modique de 4€ 80.

Ce petit ouvrage qui fait moins de 100 pages est un hymne vibrant à la nature à travers le récit poétique d’une confrontation entre l’homme et l’animal : d’un côté, un braconnier sur le déclin, ex-révolutionnaire déçu, surnommé dans la vallée le roi des chamois, de l’autre, justement, un chamois mâle d’une taille exceptionnelle, hôte et maître de la montagne et de la harde, en fin de vie lui aussi, et surnommé lui-même par le chasseur le roi des chamois.

Le parallèle des appellations, leur correspondance, leur adéquation conceptuelle et symbolique, sont significatifs et chargés d’enseignement. « Le roi des chamois : il (le braconnier) savait bien à qui revenait ce titre. Le vrai avait été meilleur que lui, plus fort et plus précis. Lui était un roi des chamois juste bon pour les hommes . »

Aucun mépris, aucune vanité ni hargne sanguinaire de la part de ce chasseur silencieux et discret, inséparable de son harmonica et qui, en trente ans d’une « carrière » qui touche à sa fin, a à son actif pas moins de 306 bêtes. Chacune abattue d’un seul coup de fusil – en haut de la cuisse pour ne pas abîmer la fourrure – à 2300 mètres d’altitude, et ramenée sur les épaules dans la vallée, une fois dépouillée sur place de ses viscères. Il faut bien nourrir aussi l’aigle des cimes inaccessibles !

Le seul qu’il n’ait pas encore réussi à avoir c’est, on s’en doute, ce fameux roi des chamois dont il a assassiné vingt printemps plus tôt la mère, et qu’il veut à tout prix épingler à son tableau de chasse avant de mourir. Le livre nous raconte l’obstination héroïque et minutieusement calculée de l’homme en quête d’un hypothétique et ultime trophée, et la ruse instinctive, la force et la souplesse innée de l’animal pour échapper à son funeste et sanglant destin.

Les deux protagonistes, avec la connaissance parfaite qu’ils ont l’un de l’autre et du milieu montagnard où ils évoluent, arriveront-ils à se neutraliser, à faire la paix et à se retirer silencieusement chacun de son côté pour terminer en solitaire une existence bien remplie et complémentaire ? C’est ce que ce très beau livre, en sa fulgurante brièveté, nous apprendra et que je vous laisse découvrir. Et le papillon dans tout ça ? « C’est la plume ajoutée au poids des ans » nous précise l’auteur. En dire davantage serait déflorer la fin de l’histoire, ce à quoi je me refuse bien évidemment.

Je l’ai dit plus haut, au-delà du duel auquel se livrent le chamois et le braconnier sous la plume légère et dense à la fois de De Luca, et l’aile mystérieuse du papillon, ce récit est un hommage à la nature et à notre étroite imbrication au cœur de la création que l’auteur attribue au « maître du tout » et qu’il nous invite à mieux connaître et respecter. Un court texte en épilogue, à la fin du livre, intitulé Visite à un arbre complète et confirme opportunément cette invite implicite.

Mais Le poids du papillon est bien davantage que la métaphore exprimée par le titre. C’est une méditation poétique sur l’existence en général, la solitude et la vieillesse en particulier. Sur les leçons de vie aussi, selon l’auteur, que nous donnent parfois les animaux : « Les animaux vivent dans le présent comme du vin en bouteille, prêts à sortir. Les animaux savent le temps à temps, quand il est utile de le savoir. Y penser avant est la ruine de l’homme et ne prépare pas à être prêts. »

Chacun appréciera à sa façon la portée philosophique de cette observation. Pour l’affiner en la situant dans son contexte narratif, précipitez-vous sans tarder chez votre bibliothécaire habituel ou, mieux, chez votre libraire : en plus du plaisir immédiat d’une lecture revigorante, vous disposerez sans vous ruiner d’une vraie pépite littéraire dont vous profiterez agréablement par la suite à votre gré.

  Raymond Joyeux

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Voile traditionnelle : tir groupé mais résultats mitigés pour les Saintois au classement final

tgvt-2013La 12ème édition du tour de la Guadeloupe à la voile traditionnelle (TGVT) qui s’est déroulée du 6 au 14 juillet dans les eaux de l’archipel n’a pas permis aux équipages saintois d’affirmer cette année encore leur habituelle suprématie en ce domaine.

Malgré un tir groupé au classement général, une victoire d’étape pour Philippe Petit et une éphémère première place en milieu de parcours pour Ludovic Samson, le premier  bateau saintois ne se classe finalement que 5ème dans cette éprouvante compétition. Il s’agit de celui barré justement par Ludovic Samson, sponsorisé par Yamaha-Soguamar, et second au final l’an dernier de cette même régate régionale.

Préparé tout au long de l’année par de rudes  entraînements, principalement en rade des Saintes, et autant de participations aux épreuves communales, à l’occasion des diverses manifestations  organisées par l’UGVT (Union Guadeloupéenne de Voile Traditionnelle), le tour nautique de la Guadeloupe est sans conteste l’événement sportif majeur de la saison qui n’est concurrencé que par le populaire tour cycliste départemental qui se court peu après.

Perturbée cette année par l’arrivée inopportune de la tempête Chantal, en plein milieu de la compétition, ce qui a obligé les organisateurs à annuler l’étape de Marie-Galante, la course a repris tant bien que mal rapidement ses droits et, en dépit de leur modeste prestation, nos vaillants représentants n’ont pas démérité.

Voici dans l’ordre, le classement des voiliers saintois pour cette 12ème édition remportée pour la 4ème fois par l’inévitable Claude Thélier.

Sur les 40 participants, les 5 équipages saintois se sont classés respectivement :

 –       5 ème :  Ludovic SAMSON sur Yamaha  Soguamar (Maillot jaune une journée)
–       11ème : Philippe PETIT sur Lesé y passé Soguadime (vainqueur de la 3ème étape)
–       12ème : Alain DABRIOU sur Câlin du Matin Café Ermantin
–       19ème : Dary GARÇON sur Ti boat là Iguavi (disqualifié pour  la 9ème étape)
–       25ème : Charly VINCENT sur l’Éleveur

Autant dire une respectable moyenne générale compte tenu des contraintes et aléas spécifiques à ce type de compétition.

Si l’on ajoute que nos équipages ne disposent chez eux d’aucune structure aménagée qui leur permette d’entreposer leur matériel, d’ajuster leurs voiles, de préparer et d’entretenir à l’abri leurs canots, on comprend mieux leur mérite à participer chaque année à cette importante et exténuante manifestation hautement sportive… sans enjeu financier.

Un grand coup de chapeau à leur courage et aux sponsors qui les soutiennent et les encouragent et bon vent pour la prochaine et 13ème édition du TGVT.

                                                                                                            Raymond Joyeux

PS : Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de L’UGVT et celui de France Antilles Guadeloupe.

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Pérégrinations françaises : Le Dépaysement de Jean-Christophe Bailly

JCB

Les éditions du Seuil ont publié en avril 2011 un livre de Jean-Christophe Bailly intitulé Le Dépaysement, avec en sous-titre : Voyages en France. Paru récemment en poche, c’est ce livre que je me propose de vous présenter aujourd’hui.

Mais d’abord un mot sur l’auteur. Jean-Christophe Bailly est né à Paris en 1949. Géographe de formation et docteur en philosophie, il est professeur au Centre National de la Nature et du Paysage (CNNP) de Blois. Auteur prolifique d’une œuvre polymorphe importante et reconnue, mais ne revendiquant aucune étiquette, même pas celle de pédagogue, il a publié pas moins de 60 ouvrages, toutes catégories littéraires confondues, du théâtre à la poésie en passant par des essais, des récits et des écrits sur l’art.

Il raconte dans l’introduction de ce livre, écrit en trois ans, du printemps 2008 à l’automne 2010, comment lui en est venue l’idée, dix ans auparavant, alors qu’il séjournait à New-York. « C’est en regardant à la télévision La Règle du jeu de Jean Renoir en version originale qu’il m’arriva, écrit-il, ceci d’inattendu que ce film se mue en révélation. Non parce que je l’aurais découvert, (…) mais parce qu’à travers lui, j’eus la révélation, à ma grande surprise, d’une appartenance et d’une familiarité… » Corrigeant par la suite cette dernière formule, l’auteur dira préférer finalement la notion de provenance à celle d’appartenance, termes qui selon lui, et à juste titre, ne sont pas du tout synonymes.

Cela dit, en dépit de son sous-titre, Voyages en France, au pluriel, ne vous attendez pas à trouver dans cet ouvrage de plus de 400 pages, une succession de simples descriptions des paysages, des régions ou des villes et villages traversés ou visités, comme le ferait un guide touristique même très savant. Ce n’est pas là du tout le propos de l’auteur qui ne s’attache pas non plus à aller chercher pour les exalter les racines d’une quelconque identité, notion qu’il définit non comme un résultat fermé, replié sur lui-même, mais comme étant un processus en marche, forcément ouvert, indépendant de toute nationalité.

Utilisant à dessein le bus ou le train à petite vitesse, afin de mieux capter le paysage défilant, de s’en imprégner visuellement et de prendre au passage de rapides et succinctes notes, son projet, de Dépaysement donc, est d’aller voir sur place ce qui constitue les différentes couches de sédimentations historiques et « nationales » d’un certain nombre de lieux caractéristiques, et de s’attacher justement à les « dénationaliser ».

Dans cette optique, le terme polysémique de dépaysement est à prendre dans un double sens : celui d’abord, premier et habituel, d’être ailleurs, de ne plus savoir où l’on est, mais aussi et surtout celui strictement étymologique d’une opération consistant à débarrasser « le pays » de cette tourbe qu’est la glu identitaire, afin de n’en dégager que l’essence pure, l’état brut, en quelque sorte, et actuel du lieu, celui d’aujourd’hui mais le plus souvent façonné par des siècles, voire des millénaires d’histoire.

Des 34 chapitres qui composent cet étonnant ouvrage, et qui commencent par Bordeaux et Toulouse, pour finir par le concept de quartier (en l’occurrence un de Paris, un autre de Marseille), que l’auteur nomme le  bariol, mot qu’il écrit volontairement sans guillemets ni italique, en passant par Toul, Lorient, et inévitablement… Beaugency et Vendôme, vous en trouverez nécessairement un qui évoquera un lieu connu de vous, que vous avez un jour visité ou peut-être même habité en France hexagonale. Ce qui vous ravira à coup sûr!

Pour ma part, je suis « entré » dans ce livre tout bêtement par le début où il est question d’une boutique bordelaise de nasses, de foënes et de filets de pêche, ce qui pour un Saintois, fils de pêcheur,  ne pouvait pas mieux tomber. J’ai dévoré bien entendu tout l’ouvrage avec un plaisir fou, (sans pour autant éprouver le syndrome de Stendhal, mais pas loin !), en prenant le temps de savourer une écriture poétique, originale et inattendue, et sans suivre nécessairement l’ordre des chapitres, qu’un fil ténu, souvent une rivière ou un fleuve, relie néanmoins.

J’ai retrouvé des lieux connus, entre autres, la banlieue de Saint-Étienne et, non loin de Paray-le-Monial où j’ai vécu 15 ans, Saint-Christophe en Brionnais où je me suis rendu à plusieurs reprises par le passé pour assister à la vente des fameux bovins charolais, à la robe blanche caractéristique qu’évoque non sans humour Jean-Christophe Bailly dans un chapitre intitulé : Du côté des bêtes…

Friand depuis toujours de ce type de littérature, j’associe ce livre, bien que d’une démarche radicalement différente, à Voyages en Italie de Stendhal (Rome Naples et Florence), à L’été grec, Chemin faisant et Flâner en France de Jacques Lacarrière, auteur que je vous recommande en passant. Je pense également aux savoureuses Pérégrinations portugaises de José Saramago, mais aussi au splendide ouvrage illustré de notre compatriote géographe Max Etna, Le voyage en Guadeloupe, paru en 2004 aux Éditions du Félin et dont la couverture représente une sublime vue aérienne de la plage de Pompierre à Terre-de-Haut.

Puisse mon enthousiasme vous inciter à la satisfaction de découvrir à travers son Dépaysement notre auteur d’aujourd’hui, Jean-Christophe Bailly, mais aussi, encore une fois, si vous ne les avez pas encore lus, ceux que je viens de citer.

C’est tout le plaisir littéraire et dépaysant, au sens premier du terme, que je vous souhaite pour cet été 2013. Bonne lecture et bonnes vacances à tous.

Raymond Joyeux

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Une nouvelle plage à Terre-de-Haut : nécessité touristique ou lubie sans lendemain ?

Panneau d'information

Panneau d’information

Depuis Pâques de cette année 2013, en cadeau d’abord aux nombreux touristes qui nous fréquentent, la Municipalité de Terre-de-Haut avait doté notre île d’une plage nouvelle.

Finies, pensait-elle, pour nos amis visiteurs, les longues marches sous la chaleur et autres chevauchées pétaradantes en scooter pour rejoindre les plages naturelles mais éloignées de Pompierre, Pain de Sucre, Crawen, Rodrigues, Marigot, Figuier, Anse Mire, et j’en passe.

Désormais, en plein bourg, à proximité de la plate-forme de déchargement du Fond Curé, un long et large filet de sable blanc, venu on ne sait d’où, transporté par barge et étalé mécaniquement à grand frais, invitait voilà peu tout un chacun à la baignade et au farniente, en attendant qu’une végétation future, (elle aussi, peut-être, artificielle), vînt adoucir les ardeurs du soleil et procurer une ombre bienfaisante aux baigneurs.

Le problème, car il y en a un, c’est que, trois mois à peine après cet aménagement insolite, la mer a repris progressivement ses droits et une bonne partie du sable, artificiellement déversé,  contenu et protégé pourtant par un début de digue et une rangée de boudins immergés, a regagné le large ou a migré le long du littoral, ne laissant aux baigneurs qu’une portion congrue de sa cargaison initiale.

Dès lors les Saintois se posent sans parti pris quelques questions :

1 – Y avait-il urgence et nécessité pour Terre-de-Haut, commune largement déficitaire  mais réputée pour ses nombreux et magnifiques sites sablonneux propices à la baignade tranquille, d’engager de telles dépenses si rapidement englouties dans les flots, alors qu’aucun cyclone digne de ce nom, ni raz de marée, ni simplement mer forte, n’ont encore balayé nos côtes ? (Sans précision officielle, la somme faramineuse de 1 million d’euros est généralement avancée ! Info ou intox, la question reste ouverte.)

2 – Pourquoi toujours penser d’abord au tourisme, même si cette industrie nouvelle est vitale pour nos îles, alors qu’il y a encore tant à faire pour la population résidente et spécifiquement pour la jeunesse qui ne dispose toujours pas de lieux pour se réunir, se détendre, se cultiver ? Qu’il y a tant à faire pour les aménagements collectifs, ceux-là indispensables, comme la place de la mairie et celle de Petite Anse, l’entretien des rues, le  fleurissement de la commune, l’accueil des tout petits, le port de pêche, le site de halage et de mise à l’abri des embarcations, équipements tant de fois promis aux pêcheurs ?…

3 – Pourquoi toujours tenir à l’écart les administrés à l’occasion de telles entreprises qui sollicitent si durement et inutilement leur portefeuille ? Personne en effet aux Saintes (paraît-il même pas les conseillers municipaux) n’a été consulté ni ne connaît le pourquoi véritable de cette nouvelle plage et le choix de ce site en particulier, (chacun y allant de ses supputations plus ou moins farfelues) ; personne ne sait d’où provient ce sable, source, semble-t-il, de démangeaisons et autres irritations de la peau ; personne, surtout, n’a la moindre idée du financement réel de cette initiative communale plus que contestable aux yeux de beaucoup.

Bref, sans information autre qu’un vague panneau installé bien après le début des travaux, la population saintoise est une fois de plus mise devant le fait accompli, sans possibilité de réagir. Ce, alors qu’une rumeur prétend que, refusant d’admettre son échec momentané, le maire aurait l’intention de faire construire une digue plus importante au large du littoral et de faire revenir les barges de sable pour aller jusqu’au bout de sa lubie…

 Au risque de défigurer à tout jamais la configuration naturelle du site déjà bien enlaidie par la plate-forme de déchargement et d’engager à perte la commune dans une spirale déficitaire toujours plus dramatique.

Raymond Joyeux

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Le meilleur est à venir !

Le marcheur

Bienvenue à toi, voyageur numérique ou plaisancier littéraire, navigateur intrigué ou naufragé de la toile !

Depuis longtemps, Raymond réclamait que, moi, jeune moussaillon de son embarcation littéraire, l’aide à tracer un sillage distinct dans l’immensité houleuse des mers blogosphériques. C’est désormais chose faite avec ce site, nouveau port d’attache de sa saintoise poétique, où seront ramenés de ses diverses échappées curieuses, commentaires et billets d’humeur d’un capitaine aventurier. De ses cales remplies de trouvailles merveilleuses, il tirera pour nous le meilleur comme le pire de l’actualité littéraire, nous contera au gré de ses ballotements les remous de la vie saintoise, et plus généralement, il partagera les singuliers contours du panorama embrassé par l’encadrement de sa lucarne. Quant à moi, je ne peux que vous inviter à explorer les territoires poétiques abordés au détour des différentes rubriques du site, où vous retrouverez les carnets de ses différentes escales déjà publiés par Les Ateliers de la Lucarne.

À bientôt dans ces pages, et bon vent !

Alexandre Joyeux

PS : Tous les ouvrages de Raymond Joyeux sont disponibles chez l’auteur :
raymondjoyeux@yahoo.fr

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