Comment passer sous silence cet événement majeur pour nous Antillais qui se déroule chaque année en octobre en Guadeloupe et Martinique, et partout ailleurs dans le monde où l’on parle kréyól ? Occasion trop rare de faire non seulement l’éloge de notre langue maternelle mais aussi en la valorisant, la parlant et en l’écrivant.
À ce propos, voici ce qu’écrivent Jean Barnabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant dans leur ouvrage paru en mai 1989 :
ÉLOGE DE LA CRÉOLITÉ
«Ni Européens, ni Africains, ni Asiatiques, nous nous proclamons Créoles. Cela sera pour nous une attitude intérieure, mieux : une vigilance, ou mieux encore, une sorte d’enveloppe mentale au mitan de laquelle se bâtira notre monde en pleine conscience du monde. Ces paroles que nous vous transmettons ne relèvent pas de la théorie, ni de principes savants. Elles branchent au témoignage. Elles procèdent d’une expérience stérile que nous avons connue avant de nous attacher à réenclencher notre potentiel créatif, et de mettre en branle l’expression de ce que nous sommes. »
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Pour compléter votre information sur le sujet, je vous propose cet extrait du journal France-Antilles du mercredi 28 octobre 2026.

En vous souhaitant bonne lecture et un agréable week-end de la Toussaint, je vous remercie pour votre fidélité et vous donne rendez-vous en novembre pour d’autres chroniques.
Publié par Raymond Joyeux le Jeudi 29 octobre 2026
