Terre-de-Haut 2022 : intelligence et écologie

Un scénario imaginé par Aloé Piment Doux

D’un lecteur, qui se présente sous le pseudo d’Aloé Piment Doux, et dans le cadre d’un développement durable, concept très à la mode – non sans raison il est vrai -, nous avons récemment reçu un document futuriste intéressant dans lequel l’auteur, mêlant adroitement réalité et utopie, imagine la transformation de l’actuel aérodrome de Terre-de-Haut en lieu de vie, qui pourrait être, selon son scénario, opérationnel en 2022. C’est ce document qui fait le sujet de la présente chronique. En espérant qu’il suscite de nombreux commentaires, je vous le propose bien volontiers.  
Raymond Joyeux

Une astucieuse combinaison entre une infrastructure pour la sécurité civile et un aménagement public de développement durable.

Un espace public interdit au public

Actuellement  : un espace public interdit au public

Pour mémoire

Nous sommes en 2022

Il faut se souvenir que cette piste d’atterrissage, construite par le SMA (Service Militaire Adapté) à la fin des années 60 du siècle passé, n’était plus rentable, ni utilisée pour les transports collectifs en avion : la fréquence quotidienne et la rapidité des transports maritimes palliant efficacement cette nécessité insulaire. En service jusqu’en 2015 et fréquentée que par quelques rares avions privés, cet aérodrome avait déjà été déserté par les lignes locales depuis bien longtemps et ne servait qu’à quelques nantis (coût des navettes aériennes trop chères). Les déplacements pour des urgences se faisaient par ailleurs le plus souvent par bateau ou par hélicoptère (comme aujourd’hui) et rarement par avion privé.

Aérodrome de Terre-de-Haut - Ph Air Collection

Aérodrome de Terre-de-Haut en plein cœur du bourg- Ph. Air Collection

Quelquefois utilisée par les militaires en manœuvre, la piste très courte ne pouvait accueillir que de petits et moyens porteurs.

On peut légitimement se demander pourquoi à l’époque un tel chantier fut entrepris alors qu’un chenal pour hydravion dans la rade aurait pu être une réponse aux besoins d’alors, sans bulldozers et à moindres frais… On peut aussi s’étonner que la maintenance du site ait été financée pendant toutes ces années par les contribuables au quasi seul bénéfice de quelques intérêts privés. Outre que la piste et sa zone de sécurité occupaient une superficie non négligeable (près de 5 ha), terrain au demeurant si précieux sur une île au territoire forcément limité, et bien que sa présence soit acceptée sur l’île par habitude et inertie, cet aérodrome posait de sérieux problèmes.

Un danger permanent

Cet espace « courant d’air » s’avérait être un danger permanent pour la population : risques de crash (approche aérienne délicate au-dessus du bourg provoquant deux accidents mortels dans les années 80), et de façon plus latente, la piste était un boulevard ouvert en cas de tsunami depuis Grand’Anse jusqu’à la savane du bourg (seulement 18 m au dessus de la mer en son plus haut point). Heureusement, aucun raz de marée ne s’est jamais produit alors. Aujourd’hui (nous sommes dans le futur – NDLR) et depuis sa construction, la digue et les dunes reconstituées coté Grand’Anse ainsi que la plantation d’une centaine de cocotiers par l’Oasis Publique, protègent encore plus efficacement du risque d’un tsunami majeur possible dans cette zone sismique.

Un biotope unique englouti

Il va sans dire que l’aérodrome défigurait le paysage depuis sa construction mais plus grave encore, il fut une atteinte irréversible à un biotope rare et précieux : l’Étang Bélénus comblé par les travaux. Certes, les préoccupations environnementales n’étaient pas encore à l’ordre du jour dans les années 60 et la conscience écologique ne s’est développée que tardivement dans notre archipel. Qu’à cela ne tienne : « Rien n’est plus fort qu’ une idée dont le temps est venu » disait Victor Hugo, et le changement des mentalités s’est imposé aux Saintes comme ailleurs malgré quelques crispations d’arrière-garde, balayées par les suffrages électoraux.

Étang Bélénus, aujourd'hui comblé au profit d'une piste d'atterrissage

Étang de Grand’Anse, dit Étang Bélénus, aujourd’hui comblé 

Une pierre, quatre coups :

Premier gros chantier de la nouvelle municipalité élue en 2014 (projet alors financé par la collectivité locale et régionale), la population saintoise se réjouit aujourd’hui 4 fois de la construction de l’héliport et de l’initiative en cours de l’Oasis Publique. (Amis lecteurs, je rappelle que nous sommes dans le virtuel… NDLR)

  1. Héliport et hôpital local pour les urgences
  2. Parc et jardins publics
  3. Logements sociaux
  4. Aménagements culturels, sportifs, et espaces verts pour la jeunesse

    Zoom sur les réalisations :

Ce projet de réhabilitation d’un espace public au service du public, a été pensé et conçu de façon 4 fois intelligente ! Il a tout d’abord offert aux Saintois, malgré le poids de l’investissement, un véritable petit hôpital pour les urgences sur une superficie réduite (l’ancien bout de piste côté Savane), tout en gardant un tremplin performant pour les liaisons aériennes de la sécurité civile : l’héliport.

La piste démantelée sur sa longueur a offert de surcroît un espace immense qui est devenu « l’Oasis Publique» : parc arboré et cultivé en agroécologie, ouvert à tous pour la promenade, les piques-niques et son jardin d’enfants, autant d’aménagements appréciés aujourd’hui par la population et les visiteurs. Le projet bientôt à terme de la pépinière d’arbres fruitiers, ainsi que la distribution prochaine à la population de noix de coco et autres récoltes du site à prix symbolique est aussi vivement attendu. Par ailleurs, la construction de logements à loyers modiques équipés en énergie renouvelable a fait la joie de 10 familles aujourd’hui installées dans un des endroits les plus calmes et ventilés de l’île.

Depuis sa création, l’Oasis inclut aussi des espaces dédiés à la culture, aux sports et à la formation des jeunes dont la petite école municipale d’arts, métiers d’arts, et traditions populaires, aménagée dans et autour des anciens locaux de l’aérogare et de l’ancienne caserne des pompiers.

L’héliport et Le centre de sécurité civile 

Sur le bout de piste côté Savane a été aménagé un espace balisé (adapté à la taille des hélicoptères militaires les plus imposants), pouvant accueillir trois appareils simultanément, ceci dans le souci de rotations éventuelles pour des manœuvres d’évacuation ou d’acheminement de matériel en cas de sinistres naturels (séisme, cyclone ravageur… ou autres.)

Hélicoptère d'évacuation sanitaire dans le ciel des Saintes. Ph R. Joyeux

Hélicoptère d’évacuation sanitaire dans le ciel des Saintes. Ph R. Joyeux

Une nouveauté de taille depuis la mise en service en 2017 : un hélicoptère de la sécurité civile est basé sur l’île avec, en permanence, un relais de pilotes et d’un médecin urgentiste de garde logés dans les locaux attenants. Plusieurs opérations d’urgence et des vies sauvées ont depuis prouvé le bien fondé de cette initiative : sauvetages en mer, transferts d’accidentés vers les hôpitaux de Guadeloupe, hélitreuillage, et même des interventions en renfort vers le Sud Basse-Terre…

Une base de sapeurs-pompiers marins et des aménagements annexes

Cet héliport a donc été complété par la construction simultanée d’un complexe « sécurité civile » concentré en bordure de Savane, sur l’ancien terreplein rocailleux du bout de piste et comprenant :
La base des sapeurs et marins pompiers qui à été déplacé sur le site et qui se trouve depuis 2017 directement ouverte sur le bourg et proche de la rade : centre de transmissions et nouveaux hangars pour les véhicules et le matériel d’intervention.
Le dispensaire d’urgences et premiers soins chirurgicaux, dentaires et obstétriques qui est ouvert depuis cette date 24 h sur 24, 7 jours sur 7, – 6 enfants sont ainsi nés sur l’île depuis –  ainsi que des locaux antisismiques et anticycloniques pouvant aussi accueillir une dizaine de lits d’urgence.
Du matériel stocké dans des abris sécurisés en prévision d’opérations exceptionnelles : (tentes militaires, lits de camp, couvertures, matériel médical et stocks alimentaires de première nécessité.)
Une installation énergétique autonome (solaire et éolien) qui couvre tous les besoins du centre, + des générateurs électriques thermiques de secours.
Une citerne publique de secours de grande capacité destinée à palier une éventuelle pénurie momentanée d’eau potable dans le bourg.
Un funérarium réfrigéré : infrastructure jadis manquante sur l’île et aujourd’hui régulièrement utilisée pour les décès survenus dans la commune.

Éoliennes de Terre-de-Bas - Ph. Guadeloupe tourisme

Éoliennes de Terre-de-Bas – Ph. Guadeloupe tourisme

A noter que du personnel local qualifié a été embauché sous statut de service public pour assurer la maintenance et le caractère opérationnel de cette structure polyvalente de sécurité civile et de service de soins d’urgence pour la population. Cette structure a, par ailleurs, été construite en respectant la dimension esthétique si importante dans notre île de beauté.

 L’Oasis Publique  : un espace communal pour tous 

Le site jadis occupé par l’aérodrome de Terre-de-Haut, une fois libéré, a pu être réaffecté dans le cadre d’un projet à la fois simple et ambitieux, un espace communal pour tous, aujourd’hui la bien nommée « Oasis Publique ».

La première mission réussie était de déjouer la privatisation ou le bétonnage public. Un tel espace livré en pâture à la spéculation immobilière aurait en effet pu devenir un terrain à lotir de plus pour quelques privilégiés, ce qui ne fut manifestement pas la politique de la nouvelle équipe municipale élue en 2014 et dernièrement réélue. La construction de logements sociaux communaux en bordure du site a été cependant autorisée, donnant à ses nouveaux riverains un accès direct au parc et jardins. Aujourd’hui, le concept et la réalisation de l’Oasis Publique sont un exemple de développement durable pertinent et réussi.

10 Eco-Logements :

Le terrain ainsi libéré a en effet permis la construction de logements à loyer modique pour des familles résidentes : très belles cases créoles en bois avec jardinet privatif bâties le long de la route de Rodrigue et donnant directement sur le parc et les jardins arborés de l’oasis. Les loyers perçus par ces logements permettent de couvrir une partie des charges d’investissement et permettront, une fois ce dernier amorti, de participer à l’auto-financement du projet « oasis » dans son fonctionnement.

Logement sociaux à Vieille Anse Terre-de-Haut - Ph R. Joyeux

Logements « sociaux » à Vieille Anse Terre-de-Haut – Ph R. Joyeux

Une « ferme » agroécologique : cocoteraie et cultures associées

Ce projet a été confié à l’étude de plusieurs spécialistes de l’agroécologie tropicale en concertation avec la population pour en déterminer les besoins. Une centaine de cocotiers spécialement sélectionnés avec l’aide du CIRAD Guadeloupe pour un enracinement maximum et un accès aux fruits facilité par une faible hauteur (moins de prise au vent) ont été plantés dans la zone proche de la plage de Grand’Anse, continuant et renforçant ainsi la politique de l’ancienne municipalité qui avait initié les premières plantations sur la plage. L’enracinement des cocotiers dans le sable est, comme chacun le sait, un facteur de stabilité du terrain et une barrière naturelle aux raz de marée provoqués par les cyclones périodiques. Par ailleurs, la fleur de cocotier étant particulièrement mellifère, le projet de ruches et d’un atelier de conditionnement du miel est actuellement en cours de construction.

L’idée alors mise en avant pour cette cocoteraie publique, outre les autres aspects agréables, ombragé et esthétique (…), était de pouvoir à terme produire de la pulpe de coco locale pour fournir à bas prix, au moins partiellement, nos pâtissières expertes du « tourment d’amour », spécialité lasse de se fournir en coco rapé d’Asie du Sud-Est ! Un atelier « grage » mécanisé, spécifique au traitement de la pulpe de coco a été également mis en place et est géré par l’association des jardiniers de l’oasis : L’AJOA !

Cocoteraie à Pompierre Terre-de-Haut - Ph. R.Joyeux

Cocoteraie à Pompierre Terre-de-Haut – Ph. R.Joyeux

Cette même association, qui est largement financée par les collectivités locales, emploie quatre jardiniers spécialement formés et salariés à plein temps (épaulés de bénévoles locaux) qui se sont d’abord occupés du premier gros « chantier » qui leur a été confié : celui de la fertilisation (grâce au compostage des algues et varechs récupérés sur la plage) et de l’irrigation (grâce au réseau de goutte à goutte relié à des citernes de récupération d’eau de pluie construites en plusieurs endroits du site). La seconde tâche déjà menée à bien fut celle de la création de la pépinière d’arbres fruitiers destinés à la population. D’autres cultures ont été mises en place et se pérennisent sur l’oasis : patates douces sous le couvert des cocotiers, verger de citronniers, petit maraîchage, (piments, gombos, tomates, salades…) parcelles de maïs, pois et giraumon… A noter que, à l’étonnement de beaucoup et grâce aux expériences référencées d’agroécologie en milieu aride, les techniques agronomiques biologiques ont encore ici montré que l’on pouvait cultiver dans des terrains très « pauvres » (ici sable marin et rocailles) avec des rendements très satisfaisants, pourvu que l’on sache fertiliser avec les matières organiques présentes sur les lieux (ici les algues) et obtenir un arrosage minimal mais constant.

Projets à venir dans l’Oasis cultivée

Finalisation des installations apicoles, mise à disposition d’un jardin pédagogique pour les scolaires, la construction en bois de nouveaux locaux techniques pour l’exploitation du site, ainsi qu’un restaurant populaire à prix modique qui sera la cantine des ateliers d’apprentissage et ouvert le week-end à tous, proposant des plats issus des jardins dont l’arrière cuisine sera équipée d’un moulin pour extraire la farine du maïs récolté… Bientôt donc une résurrection du « pain migne» aux Saintes et, peut-être, des « tortillas » locales, véritable pain des Amériques !

L’île aux enfants

Entre les jardins cultivés et les vergers fruitiers ont été aménagés des espaces pour la petite enfance avec des jeux d’enfants entièrement réalisés sur place par des artisans locaux. Un réseau de chemins (réservé aux piétons et aux cyclistes) parcourant le site offre un espace agréable pour la promenade de plus en plus ombragée par nos arbres qui continuent à pousser ! Les chemins donnent accès à la plage de Grand’Anse et aux paillotes pour pique-niquer à l’abri du vent derrière la digue (construite avec le béton de la piste cassée en remblais) et les dunes qui se sont naturellement reconstituées. Cet espace a été reçu comme une bénédiction pour les familles avec des enfants en bas âge, ceux-ci pouvant enfin jouer et se déplacer en toute sécurité dans un lieu de tranquilité. Des toilettes sèches et des points d’eau potable sont par ailleurs disponibles à plusieurs endroits du site. Des bancs qui seront bientôt tous ombragés sont également disposés dans tous les jardins, le long des chemins. Ce lieu à l’écart du bourg est aussi depuis apprécié des anciens pour son silence et sa verdure. La jeunesse n’est pas non plus en reste car le site propose par ses infrastructures, plusieurs pôles d’intérêt.

Équipements sportifs- plage de Grand'Anse- Ph R. Joyeux

Équipements sportifs- plage de Grand’Anse – Ph R. Joyeux

Installations pour les sports, la culture et la formation

La jeune école d’arts et métiers d’arts insulaires (en partenariat direct avec la DRAC) s’est également installée sur le site à la faveur des locaux laissés vacants de l’ancien aérogare et de l’ancienne caserne des pompiers ; locaux réaménagés pour leur nouvelle mission avec les annexes nécessaires. Ces locaux agencés tel un « petit village » artisanal comprennent : – Un atelier pédagogique de construction navale traditionnelle qui accueille en permanence 5 jeunes  encadrés par un charpentier de marine confirmé. L’atelier accueille également ponctuellement des scolaires en visite.
– Un atelier de vannerie : paniers, chapeaux et renaissance du salako local ! (Un enseignant et un apprenti permanent + cours hebdomadaires tous publics + stages réguliers et accueil de visiteurs *).
– Un atelier de poterie utilisant de l’argile locale. (*ibidem)
– Un atelier « pêche » : tissage de filets et de construction de casiers. (*ibidem)
– Un espace dédié aux beaux-arts : ateliers de peinture, dessin, sculpture et modelage accueillant 10 étudiants régionaux permanents logés chez l’habitant et proposant des cours du soir et stages tous publics tout au long de l’année. L’espace beaux-arts offre également une galerie où sont organisées des expositions d’artistes locaux et caribéens.
– Un théâtre de plein air où peuvent se rassembler musiciens et troubadours locaux.

Poterie de l'Îlet à Cabris - Ph. R.Joyeux

Poterie Ulrik de l’Îlet à Cabris – Ph. R.Joyeux

Les sports et loisirs sportifs ne sont pas laissés en reste puisque deux terrains de beach-volley se trouvent près de la plage et des paillotes. Un local est également mis à disposition de l’école de Kite-surf sur la plage de grande Anse aménagée pour l’occasion d’une case de premiers secours et chaise d’observation pour la surveillance par un maître nageur sauveteur. Ceci est une grande nouveauté sur la plage de grande Anse qui fut longtemps interdite à la baignade. Le site offre ses éléments parfois fougueux aux compétitions de kite-surf et accueille le festival caribéen annuel du cerf-volant.

Des efforts récompensés

Le projet dans sa globalité a été récompensé dans le cadre des innovations écologiques et sociales régionales (et même une distinction nationale). Dans la même lignée de mesures prises généralement dans l’île, nous trouvons aussi celle visant à limiter la circulation de véhicules privés à usage strictement personnel (développer ce point nécessiterait un article entier). Cette mesure, mal accueillie au départ, a été mise en place progressivement en concertation avec la population. Résultat, tout le monde y trouve aujourd’hui son compte grâce notamment au service municipal de transports publics.

Grâce à ces actions fondamentales, Terre-de-Haut à retrouvé une douceur de vivre qui faisait jadis sa renommée et un dynamisme sain où toute la population est concernée pour un mieux vivre partagé. Le secteur de l’accueil et du tourisme s’en trouve également ragaillardi grâce à une population encore plus accueillante car plus écoutée dans ses besoins fondamentaux.

Cette douceur de vivre qui fut interrompue pendant quelques décennies (dans le tourbillon de l’individualisme et le culte de l’intérêt strictement privé, le favoritisme du copinage et l’abus de pouvoir de quelques-uns), est redevenue une valeur dont les Saintois sont aujourd’hui fiers. Cinq hectares bien pensés et bien conduits ont été suffisants pour rétablir le « lianage » d’une fraternité insulaire qui ne demandait qu’à renaître. Bravo !

Aloé Piment Doux
Échos des Futurs –  mars 2013 pour 2022

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3 commentaires pour Terre-de-Haut 2022 : intelligence et écologie

  1. DEHER dit :

    Bonjour Raymond,
    L’article me paraît un peu futuriste, pour moi il est plus urgent d’avoir un centre médical avec un médecin urgentiste qui peut intervenir à tout moment, le médecin qui vit actuellement dans le bateau des iles ne se déplace plus à domicile surtout quand le malade ne peut se déplacer, je trouve cela lamentable. Un funérarium réfrigéré pour nous qui vivons dans l’hexagone afin d’avoir le temps de nous rendre sur place afin de rendre un dernier hommage à nos parents, un héliport.
    Par contre, Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la construction du logement social, quand je vois comment est devenu le paysage de marigot cela me donne la nausée, je n’ai même plus envie de venir aux saintes et pourtant je suis née à terre de haut.
    Redynamiser les plantations, le savoir-faire des métiers disparus, motiver les jeunes qui partent en déconfiture vers un métier, la pêche n’étant plus rentable.

    Quand on demande à un jeune s’il veut travailler, il répond je préfère toucher le RSA, la mentalité a bien changé pauvres de nous.
    Je suis peut-être dure, mais cela est dû à l’éducation que j’ai reçue de mes parents et je leur suis reconnaissante et fière.

  2. Alain Thouret dit :

    Intéressant sur certains points (funérarium, dispensaire d’urgence, circulation) mais peut être inutile voir utopique sur d’autres. Tout les différents types d’atelier capteraient ils la population saintoise ? Les écoliers de Guadeloupe viendraient ils régulièrement visiter l’atelier naval ? Toutes ces créations créeraient surement des emplois, oui mais pour qui ? Les saintois ?
    Parc et jardin public ? Pourquoi ne pas mettre plutôt la faune et la flore en valeur ? Les mornes et autres traces sont si beaux, et peuvent servir de « parcours de santé ». Etc …….
    Le charme des Saintes ne doit pas être troqué contre ce qui permettrait une urbanisation galopante ! Développement durable oui, disparition de la singularité de « mon cailloux du bonheur  » ,non !

  3. Duval Michel dit :

    Ce projet est une boite de Pandore qui ouvre la porte à l’urbanisation de la zone comprise entre le village, la plage de Grande Anse et le morne des crêtes, attendue avec impatience par plusieurs.

    Il aurait pu avoir été écrit par un promoteur immobilier pour y justifier la construction de logements et de villas, en promettant des espaces verts idylliques qui en fin de compte ne représenteront qu’une infime partie du projet. Le pseudonyme utilisé ne permet pas de savoir si cela a été fait de façon intentionnelle ou naïve. Mais cela aura pour effet d’accélérer l’urbanisation de TdH plutôt que de la freiner, si c’était là son objectif.

    Dans un cas comme dans l’autre, TdH est déjà passée de destination de tourisme-nature à tourisme semi-urbain, comme à Ste Anne ou Gosier.

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