Bernard BONBON : premier scientifique saintois de haut niveau

Un collectionneur de diplômes et de titres universitaires

BERNARDBernard S. BONBON est né à Terre-de-Haut en 1941. Très jeune, il s’intéresse au dessin et à la peinture, allant jusqu’à commettre quelques tableaux durant sa scolarité secondaire au lycée Gerville Réache de Basse-Terre. Tableaux où l’on voit déjà percer ses qualités d’artiste et de technicien. Mais c’est à son arrivée en métropole qu’il entreprend de longues et sérieuses études dans diverses Grandes Écoles de la Capitale comme, entre autres, l’École des Hautes Études en Sciences Économiques et Sociales,  l’Université de Paris VIII, l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts et l’École Supérieure des Arts Appliqués. Études couronnées par de nombreux titres universitaires dont un Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, un Doctorat en Arts Plastiques (Arts et Mathématiques), une licence suivie d’un DEA en Sciences de l’Éducation, une Agrégation en Arts Plastiques…

Maître de conférence et  chercheur en Sciences de l’Art

COUVERTURENanti d’une très solide formation universitaire et, comme on l’a vu, de nombreux diplômes obtenus avec la mention Très Bien, Bernard accède à un poste de chercheur en Sciences de l’Art et devient un spécialiste éminent de l’image et de la perspective. Il approfondit ses connaissances des problèmes Mathématiques de l’Espace Visuel, en particulier des Perspectives et des Mathématiques appliquées et de la didactique des arts. Maître de conférence en Art Plastiques, il occupe un poste d’enseignant permanent à l’Université de Grenoble 2 et entreprend la rédaction de plusieurs ouvrages sur son sujet de prédilection. Ouvrages traduits en allemand et en italien et qui font référence dans leur domaine sur le plan universitaire international. Il est primé par la Commission Ministérielle des livres et plébiscité par les universités scientifiques françaises et étrangères.

Un nombre impressionnant d’ouvrages artistiques et scientifiques

Unknown-2Si on excepte son dernier ouvrage en préparation, Analyse de l’œuvre d’art. Le pouvoir de l’image/ les clés pour comprendre (plus de 1200 pages prévues), la bibliographie de Bernard S. Bonbon ne compte pas moins d’une dizaine d’ouvrages très spécialisés, peu accessibles au commun des mortels.  Mais qui sont autant de manuels de référence et de cours, destinés aux étudiants et chercheurs d’universités et des grandes écoles de France et du monde entier. Inscrits au référentiel des autorités de la documentation de l’enseignement supérieur, il sont tous publiés  aux Éditions Eyrolles de Paris. On peut citer parmi les titres les plus connus  :
2013 - 1-2– La perspective scientifique et artistique – 1972
– La perspective moderne – Méthode des Réseaux Normés (MRN)  – 1983
– La Géométrie Sphérique tridimentionnelle – 1985
– Les perspectives inclinées – Perspectives des ombres et des reflets – 1989
– La géométrie du relief visuel ou perspective binoculaire – 1990
– Art mathématiques et informatique – Art Trigono-Plastique
– Art théorème  – Catalogue, production de peintures de grands formats au palmarès d’une trentaine de Prix Internationaux.

Artiste-peintre hors pair et auteur de Brevets d’Invention

2013 - 3En plus d’être le chercheur, l’enseignant et l’écrivain scientifique que l’on vient de découvrir, Bernard S. Bonbon est l’auteur de nombreux tableaux dont les œuvres sont répertoriées et reproduites dans le dernier ouvrage cité : Art théorème. Mais il est aussi un inventeur de renom dont les Brevets sont déposés à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Autant de réalisations et de travaux qui lui ont valu les éloges mérités et les prix nationaux et internationaux parmi les plus prestigieux :
– Grand Prix des Distinctions Françaises et étrangères, de Belgique, de Montreux, de Rome, des Provinces de France, Nice, Cannes, Strasbourg, Haute-Savoie, Sélestat, Caen, Alençon, Lisieux, Metz, Mâcon, Bédarieux… Toile d’Or des années 85, 86, 87.  Coupe de la Ville de Paris. Grand Prix de l’Institut Académique de la Main d’Or. Prix auxquels il faut ajouter nombre de distinctions honorifiques telles des : Ambassadeur des Arts et  Lettres, Commandeur des Palmes d’Or Académiques, Cravate d’Or avec Rosette, Prix International des Sciences Appliquées…

L’éloge de son cousin Marc-André Bonbon

geometrie-du-relief-visuel-3d-perspective-binoculaire-2791442-250-400À l’occasion de la présentation de ses travaux et ouvrages à Pointe-à-Pitre en 1990, à l’initiative du SIREG, c’est dans le journal saintois L’IGUANE du 4 mars de la même année, que Marc-André Bonbon, cousin germain de Bernard, après avoir cité, comme nous venons de le faire, ses nombreux  titres et diplômes, nous décrit avec enthousiasme le personnage… Sans omettre d’égratigner au passage, à juste titre, la municipalité saintoise de l’époque dirigée par l’ex-miltaire Robert Joyeux, indifférente au succès d’un compatriote dont l’excellence, selon lui, méritait mieux que le silence. Voici le texte de Marc-André intitulé :  Un scientifique nous est né
« Toutes ces distinctions reposent sur les épaules d’un seul et même homme, un enfant du pays, Bernard Bonbon. Né à Terre-de-Haut d’une famille modeste, Bernard (Bern-Art), artiste dans l’âme, a su, à force de courage et de persévérance, s’ouvrir les portes du succès. Cette réussite nous honore et nous flatte car elle soustrait du coup Terre-de-Haut de l’anonymat intellectuel dans lequel elle était plongée depuis la nuit des temps. Bernard aujourd’hui est un homme comblé car ses travaux scientifiques qui font autorité dans le monde entier sont enfin connus du public guadeloupéen (…)
Bernard quant à lui n’a jamais rompu le cordon ombilical qui le liait à sa terre natale. Il ne cache pas qu’il a dès le départ puisé dans la magnifique architecture de Terre-de-Haut les éléments qui lui ont permis par la suite de devenir une sommité dans le domaine des Sciences et des Arts.
« Un art à la fois hors et dans le réel, et parfois si loin déjà dans le futur immédiat« , pour reprendre une citation des éditions Arts et Images du monde. Nous regrettons toutefois que la municipalité de Terre-de-Haut n’ait pas jugé utile jusqu’à présent de rendre à ce fils du pays l’hommage qu’il mérite. Une municipalité si prompte à dépenser les deniers publics pour recevoir des militaires et des aventuriers de tout acabit venus aux Saintes se faire un nom. Une municipalité qui a versé dans le faste quand monsieur le maire s’est vu généreusement 
octroyer les palmes académiques (du ridicule ?) lors de la fête du 15 août 1989.
Mais l’essentiel après tout n’est-il pas dans l’admiration et le respect que nous vouons à l’œuvre de l’artiste ? Un artiste dont la modestie est presqu’une maladie. Un artiste qui est et qui restera pour nous Saintois, le premier scientifique que notre île ait produit. »

Bernard Bonbon devant quelques unes de ses œuvres

Bernard Bonbon devant quelques unes de ses œuvres

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8 commentaires pour Bernard BONBON : premier scientifique saintois de haut niveau

  1. Chrysos dit :

    Voyons les choses comme elles sont : il y a chez nous , aux saintes terre de haut, un réflexe de fascination et de crainte vis a vis des  » intellectuels ». Je ne saurai de façon Bonbonienne expliquer les fondements , les contours et les perspectives d’une telle attitude .Néanmoins, je connais les profiteurs et , comme certains de mes compatriotes, j’en subis les nocivités sociales et politiques : jalousie, entraves de toute nature . Pour autant , je suis optimiste sur un point :la capacité du saintois à. surmonter l’adversité. L’ignorance mystique qui alimente aujourd’hui le pouvoir politique à Terre de haut n’est pas indépassable. Les antidotes à cette infection infantilisante sont là. Le prévôt et son prédécesseur le savent :un jour viendra ou contraints et forcés par le bon sens populaire et la probité des leaders ils seront balayés.
    Ce jour là, Bernard Bonbon effacera à tout jamais Jean Calo (t) de nos assises et perspectives politiques.

    • raymondjoyeux dit :

      Tu as mis le doigt, Chrysos, sur LE problème de Terre-de-Haut. Celui du rapport de notre communauté avec ses « intellectuels». Mot que tu as bien fait de mettre entre guillemets, car qu’est-ce qu’un intellectuel ? Un individu bardé de diplômes serait-il plus « intellectuel » qu’un constructeur de saintoise, qu’un charpentier illettré capable de concevoir, de préparer et de monter dans les règles de l’art une charpente harmonieuse parfaitement fonctionnelle, qu’un pêcheur maître dans la connaissance du milieu halieutique et marin et de la capture du poisson ? On pourrait épiloguer longuement sur cette question.

      Mais c’est vrai, pour le commun des mortels, l’intellectuel c’est de prime abord celui qui, même sans avoir écrit des tonnes d’ouvrages, a fait des « études ». Dans l’esprit du plus grand nombre, le simple bachelier, comme le médecin, l’avocat, le professeur, l’écrivain, et j’en passe, sont à des degrés divers des intellectuels. C’est sans doute avec ceux-là que les Saintois de Terre-de-Haut ont un problème. Je dis bien de Terre-de-Haut, car il semble que nos amis de Terre-de-Bas aient dépassé ce complexe.

      Complexe doublé du réflexe que tu décris si bien, Chrysos, celui en effet à la fois de fascination et de crainte. Fascination car quel Saintois ne souhaiterait pas pour ses enfants davantage que la réussite scolaire, la réussite universitaire, scientifique, littéraire juridique ou autre ? Crainte, car il y a toujours chez lui cette arrière pensée que « l’intellectuel », supposé plus intelligent que lui, capable de verbaliser aisément ou de formaliser par écrit mieux que quiconque toutes les situations, les problèmes et leurs solutions, va nécessairement le roubler un jour, voire le mépriser. Et cela, il ne le supporte pas.

      Quant à ton optimisme à propos d’un avenir plus radieux qu’aujourd’hui sur le plan politique où l’on verrait à Terre-de-Haut « l’ignorance mythique » de nos dirigeants passés et présents et leur « infantilisme » déroutant supplantés, balayés, comme tu dis, par la probité de leaders clairvoyants, sagaces et généreux, je ne le partage pas.

      Voilà près de 30 ans en effet que j’attends cette « révolution » de nos mœurs politiques, ayant misé, comme beaucoup, sur les vagues successives des jeunes bacheliers et étudiants capables de réfléchir et de s’imposer comme leaders d’une nouvelle voie pour la commune, en un mot de prendre la relève, je ne vois toujours rien venir. Je constate même qu’au lieu que ce soient eux qui entraînent les anciennes générations, celles de leurs parents et grands-parents en l’occurrence, pour un changement radical à la tête de la commune, ils se laissent au contraire engluer par des réflexes archaïques d’immobilisme, de divisions et de sectarisme. Ce qui fait que nous en sommes toujours au même point depuis 40 ans. Dans de telles conditions, je ne peux que douter qu’un jour un Bernard Bonbon efface à tout jamais l’esclavagiste Jean Calo(t)…

      Aux dernières nouvelles, le maire aurait proposé la création d’une salle de conférence. Douce illusion mon cher Chrysos. Rappelle-toi la célèbre phrase attribuée à tort tantôt à Goering, tantôt à Goebbels, respectivement bras armé et propagandiste du sinistre Hitler : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver. »

      • Chrysos dit :

        Je comprend ton pessimisme car il arrive que le doute me traverse moi même . Mais je me dis que la roue tourne de façon périodique…Il suffirait que le gouvernement , par la voie legislative ou par consultation populaire, décide de transformer les deux communes saintoises en une seule pour que les choses s’inversent…Au revoir ( Basta!) monsieur le prévôt!
        Monsieur le secretaire de la section guadeloupeenne du ps au boulot!

      • Dina FOY dit :

        Je pense qu’avant de jeter la pierre a Calo il faudrait quand même rappeler que Beaucoup d’habitants à terre de haut avaient des esclaves comme serviteurs chez eux .. Et il faut croire que leur sort NE dérangeait pas puisqu’il y a eu que terre de bas des centaines d’esclaves emprisonnés comme
        Étant des NEGES MARON et je ne crois pas que c’était Jean calo qui en etait Le responsable !!! Le petit fils de Calo qui a été Maire avait comme épouse une Noire .. Je pense qu’il faut arrêter de se tirer une balle dans les pieds histoire de toujours trouver un bouc émissaires à tout .. Balayer Calo c’est balayer les fondements de notre île .. Jean Calo est l’ancêtre d’une branche des Cassin et voir d’autres familles Saintoise .. Vous voulez une cohérence Saintoise ? Alors commençons par être fière de toute l’histoire des saintes .. Nous n’avons pas à en rougir comparés aux AUTRES .. Il est toujours plus facile d’émettre des jugements c’est LE propre de l’humain !! Je ne vais même pas rentrer dans le domaine de politique Saintoise meme quand mon père Y etait j’ai refusé malgré son insistance d’aller Y voter !!! Je ne crois pas à la politique pour sauver le monde.. Je crois au changement dans l’attitude des l’hommes pour changer le monde !!!
        Mon coup de gueule pour le respect de nos pères ..

  2. ALAIN JOYEUX dit :

    J’utilise régulièrement dans mes ateliers de dessin et de peinture son ouvrage sur la « perspective scientifique et artistique » qui est en tous points remarquable. J’aimerais bien faire la connaissance de Bernard et avoir ses coordonnées.

  3. Duval Michel dit :

    Les études de Bernard Bonbon sur les fondements mathématiques de la perspective et de la perception visuelle sont très intéressantes.

    À la Renaissance, il y a eu une première révolution dans la représentation du monde, avec la découverte des fondements mathématiques de la perspective binoculaire qui est la nôtre (un peu l’équivalent de la relativité restreinte d’Einstein), reprise par tous les grands peintres de l’époque (Bellini, Vinci) et les suivants (Le Lorrain).

    Bernard Bonbon va au delà, vers ce qu’on pourrait appeler la perspective généralisée (comme dans la relativité générale d’Einstein). Ses perspectives sphériques représentent probablement comment nous verrions le monde si nous étions des mouches ou des libellules, avec des douzaines ou des centaines d’yeux orientés à presque 360 degrés et non pas seulement deux.

    Sur le plan artistique, les œuvres de Bernard Bonbon sont très proches de celles de Vasarely et de ses disciples, obsédés par une représentation plus juste de l’espace et des ondes/ couleurs qui emplissent notre monde sensible.

    J’aurais une question pour Bernard, si jamais il lui arrive de lire ce site. Pourrait-il construire une carte du ciel étoilé à l’aide de ses équations de géométrie tridimensionnelle ? Une telle carte devrait nous procurer une perception du ciel, de l’espace et du cosmos beaucoup plus émouvante et proche de la réalité que les tristes « cherche-étoiles » manuels ou logiciels à deux dimensions dont nous disposons actuellement. Peut-être en a-t-il déjà construit une ? J’adorerais en avoir une copie (duvalm@ireq.ca).

  4. raymondjoyeux dit :

    Pour compléter la liste des scientifiques saintois de haut niveau, je signale à nos lecteurs que Dario JACQUES, originaire de Terre-de-Haut, a contribué par ses recherches à déterminer la géologie complète de l’archipel des Saintes. Sous sa direction, une carte géologique au 1/20000 de l’archipel a été publiée par le BRGM en 1988, accompagnée d’une Notice explicative rédigée en collaboration avec R.C. Maury. Dario JACQUES, élève au collège des Saintes entre 1970-1974 a obtenu un baccalauréat scientifique au lycée Gerville-Réache de Basse-Terre, puis un DEA en 1984, suivi d’un doctorat de géosciences en 1987 à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest. Après une formation en génie informatique, il obtient un diplôme d’Analyste des systèmes d’informations à l’AFCEPF de Paris et dirige actuellement le service informatique du RIT MANAGER LTD de Londres. Collégien, lycéen et étudiant brillant, Dario par sa réussite, à l’instar de Bernard Bonbon, fait également honneur à sa commune d’origine. Je tenais à le préciser, car trop modeste, Dario n a jamais fait état ni de ses diplômes ni de ses recherches ni de ses différentes fonctions à la tête de diverses entreprises célèbres. Je lui adresse ici mon salut amical et tous mes compliments pour sa réussite scientifique et professionnelle.

    • Jacques dit :

      Merci Raymond de tes éloges; j’ai aussi travaillé à l’institut de volcanologie des Philippines où j’ai pu former de jeunes Philippins sur la connaissance des volcans Nord des Philippines. Mais comme tu l’as bien décrit je préfère rester dans la modestie. J’ai rencontré tant de gens passionnants et doués, notamment des instituteurs et professeurs aussi saintois qui m’ont conduit vers les connaissances universelles des sciences et de la littérature et je tiens à les en remercier.
      Comment, avec nos cursus, mener des actions qui pourront contribuer à améliorer les visions des jeunes saintois? Même en étant éloigné de nos îles je peux apporter une petite pierre à tous ceux qui ont le désir de comprendre et d’avancer.
      A bientôt
      Dario

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