Les plages saintoises polluées par les Sargasses

Une invasion malvenue

Plage de Pompierre à Terre-de-Haut - Ph. R.Joyeux

Plage de Pompierre à Terre-de-Haut – Ph. R.Joyeux

Depuis quelques semaines, poussées par les vents dominants, les courants et les effets de l’ouragan Gonzalo de la mi-octobre, d’immenses plaques de Sargasses ont touché les côtes de Guadeloupe et envahi les plages des Saintes. En particulier celle de Grand’Anse à Terre-de-Bas, celles de Pompierre, de Marigot et de Grand’Anse à Terre-de-Haut. Ce phénomène, désagréable à tous points de vue, qui s’était produit pour la première fois chez nous en 2011, n’est pas près, selon les avis autorisés, de nous épargner. Ceux qui viennent de Métropole par avion, peuvent apercevoir de leur hublot ces prairies d’algues qui dérivent à la surface de l’océan en direction des Antilles. Ce qui laisse planer un doute quant à leur origine véritable.

Algues de fond et algues de surface

Poisson mort à Pompierre - Ph R.Joyeux

Poisson mort à Pompierre – Ph R.Joyeux

Au contraire des algues sédentaires qui s’enracinent et colonisent les sables à faible profondeur, ces algues flottantes, croissent et se multiplient au large, ce qui leur permet de survivre et de « naviguer » sur de longues distances, tels des radeaux vivants et prolifiques qui viennent s’échouer en masse sur les côtes et se décomposer en dégageant une forte odeur d’hydrogène sulfuré, asphyxiant au passage la faune marine de proximité : poissons, poulpes, oursins, étoiles de mer, et autres coquillages… Le nom de Sargasses leur vient de l’hypothèse laissant supposer qu’elles proviendraient de la mer du même nom, au Nord des Antilles, ou du Golfe du Mexique.  En réalité cette hypothèse est aujourd’hui contestée. Les biologistes pensent en effet qu’elles prendraient plutôt naissance à l’embouchure de l’Amazone, au large du Brésil, et qu’elles profiteraient, pour proliférer, des minéraux contenus dans les eaux déversées par le fleuve, suite à la déforestation, aux amendements massifs des nouvelles terres agricoles d’Amérique du Sud et à la destruction de la mangrove connue pour retenir et réguler les nutriments.

Risques sanitaires, gêne pour les riverains et les touristes

Bien que la préfecture de Guadeloupe minimise les risques sanitaires générés par la décomposition de ces algues brunes, (odeur d’œuf pourri), il est fortement déconseillé de fréquenter les sites impactés. « Selon la concentration d’hydrogène sulfuré dans l’air et la durée de l’exposition, des effets sanitaires de type irritation oculaire, irritation des voies respiratoires, nausée, vomissement, céphalées sont susceptibles de survenir chez toute personne exposée », précise le site Internet guadeloupéen @polpubliques.

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Tentative de nettoyage de la plage de Marigot à Terre-de-Haut- Ph. J.P. Léon


Je me suis rendu quant à moi sur les plages de Pompierre, de Marigot et de Grand’Anse à Terre-de-Haut et peux témoigner de la gêne occasionnée par l’odeur insoutenable pour les riverains, et par l’impossibilité de fréquenter ces plages pour les touristes. Quand on connaît l’attrait des Saintes en général et de Terre-de-Haut en particulier pour les visiteurs, venus souvent de très loin en ce début de la saison touristique, il est à craindre que la persistance du phénomène décourage plus d’un de programmer leurs vacances dans nos îles. Précisons cependant que Terre-de-Haut dispose d’autres plages totalement épargnées par cette invasion malvenue. Ne seraient-ce que celles du Fond-Curé, du Pain de Sucre, de Crawen et de Rodrigues.

Mais comment s’en débarrasser ?

Plage de Grand'Anse - Ph R. Joyeux

Plage de Grand’Anse – Ph R. Joyeux

Tout le problème est là. Face à cette invasion massive et répétée, les autorités locales, en tous cas celles de Terre-de-Haut, semblent particulièrement impuissantes et démunies. Quelques bénévoles, la plupart riverains, ont bien essayé de s’atteler à cette tâche titanesque de déblaiement, souvent sans aucune  précaution, (comme le montre la photo ci-dessus), mais l’ampleur de la besogne est telle et l’arrivée des algues en continu empêchent pour le moment un nettoyage complet et durable des sites pollués. Des militaires de la Jaille, mieux équipés, venus en renfort le 28 octobre, dans le cadre d’une « mission d’aide à la population » – sans avoir été officiellement sollicités par la municipalité, il faut le souligner – ont mis la main à la pâte à Pompierre, avant de se rendre le lendemain à Terre-de-Bas à l’invitation du maire, M. Duval. Mais sans doute faudrait-il attendre que la nature fasse elle-même son œuvre d’arrêt de l’invasion et de la dépollution, et que le soleil en séchant les algues échouées permette un ramassage facilité des déchets, redonnant à nos plages leur beauté, leur salubrité et leur attrait d’antan.

Des images impressionnantes

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Ces photos, prises à Pompierre à la mi-octobre 2014 par Jean-Philippe Léon, que je remercie pour sa contribution, montrent l’ampleur du phénomène invasif. Ceux qui connaissent cette baie, l’une des plus belles des Saintes, et sa plage, en leur état habituel, ne pourront qu’être impressionnés, comme je l’ai été moi-même, par cette masse d’algues malodorantes.  Avec l’espoir toutefois de ne plus revoir ces images cauchemardesques, et ce dans les meilleurs délais possibles. Avant, en tous cas, la pleine saison touristique, manne économique pour beaucoup de nos compatriotes et leurs familles.

Raymond Joyeux

P.S. Je rappelle à ceux qui reçoivent la chronique par e-mail, qu’il suffit qu’ils cliquent sur le titre pour visionner la page telle qu’elle a été initialement articulée. 

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35 commentaires pour Les plages saintoises polluées par les Sargasses

  1. atht dit :

    Images choquantes. Si ce phénomène provient effectivement de l’embouchure de l’amazone, l’homme récolte ce qu’il sème…..encore une fois !

  2. ALAIN JOYEUX dit :

    Très impressionné par ces images. Merci, pour moi qui ne suis pas sur place actuellement, de cette description du phénomène et de ses conséquences: celles présentes tant sur l’écosystème et sur la qualité de vie des riverains ou probable sur l’économie locale qui risque d’en pâtir…

    Sans nier les inconvénients pour les habitants et visiteurs et l’impact écologique présent, on peut cependant se demander quel aspect positif pourrait découler de cette situation?

    L’ampleur « titanesque », pour reprendre ton expression, est sans doute le facteur le plus préoccupant, car il semble que des pelles et des râteaux ne soit pas suffisants même si tout le monde s’y met, y compris le SMA, ce qui de toute façon ne pourrait être efficace globalement vu que ces algues sont en grande partie flottantes… Seul le temps (au prix de l’asphyxie de l’écosystème du littoral?) ou un cyclone pourraient pousser peut-être définitivement à terre ces algues et donnant ainsi la possibilité de les ramasser et de les traiter.

    LES RAMASSER ?
    Il existe cependant des bateaux avec des dragues qui pourrait être dépechés dans les baies concernées: Marigot, Pompierre… Sur le sable de grand anse ou les algues ont plus de chance d’être poussées au rivage, un tractopelle pourrait sans doute lfaire e travail de ramassage…

    Mais à quelle fins ? oiu même à quelle fins utile ?

    LES TRAITER ?

    Le biogaz ? :

    L’on sait maintenant que la technologie biogaz, à partir de biomasse fermentée est opérationnelle ( gaz qui peut aussi alimenter des groupes électriques). je ne mettrais pas ici le liens et références sur le biogaz faciles à trouver sur web. Ce procédé pourrait être mis en place même temporairement aux saintes mais il faudrait pour cela que les autorités municipales et préfectorales soient très réactives en terme de décision et de moyens à mettre en oeuvre (peut-être que ce ne serait pas plus cher qu’une plage artificielle ?). En quelque semaines (utiliser par exemple un emplacement en bout de piste de grande anse) pourrait alors se monter un silo de fermentation et une unité d’embouteillage du gaz ainsi obtenu et ainsi fabriquer pour un temps du gaz pour la population ? Cette idée doit bien sûr être étudiée par des ingénieurs familiers de ces procédés mais cela est assurément une piste qu’il faut lancer: récolter, transporter, fermenter, distribuer. ceci semble aussi une entreprise titanesque, mais titanesque pour titanesque, pourquoi ne pas orienter l’effort collectif vers une exploitation féconde de cet inconvénient ? Il y a de plus en Guadeloupe des précurseurs de systèmes » biogaz » comme en la personne d’un chercheur et enseignant de Baimbridge Guy Favant (http://www.coedade.org/).

    Compost et engrais biologique:

    Même si Terre de haut n’est pas orientée vers l’agriculture, nombre de jardiniers seraient sans doutes intéressés pour utiliser un compost fertile pour leurs arbres et leurs plantations . Chantier titanesque là aussi mais il serait possible a l’aide de tractopelles et de camions pour le transport , une fois les algues draguées sur les plages concernées, d’en faire d’immense tas recouverts de terre qui se composteraient alors naturellement . Le site en core une fois, des pelouses de l’aérodrome pourraient aussi être mis à contribution, pour force « majeure écologique ». Là aussi des experts en agroécologies devraient être consultés rapidement afin de mettre en place de façon très réactive ce type de traitement.

    Les saintois voulant en savoir davantage sur le compostage sont invités à questionner Fernand Belenus, jardinier compétent en matière de bio-ressources.

    EM (Efficient Micro organisms) ou bactéries naturelles:

    Le phénomène d’algues invasives a déjà été traité, notamment au japon, grâce à l’ensemencement marin avec certaine bactéries qui accélèrent les processus de décomposition (que l’on peut utiliser dans les composts également). Je laisse le lecteur faire également son enquête sur le web sur ces procédés biologiques très efficaces.
    Là aussi il faudrait déléguer rapidement des responsables habilités à se saisir du problème en contactant les spécialistes de ces technologies vertes.

    Si l’élu local qui a reçut la palme de l’environnement est réellement impliqué , il peut doit exploiter ces pistes et donner ainsi la preuve à ses détracteurs qu’il a en effet bien mérité cette distinction : mettre en oeuvre et très rapidement des programmes de ramassage et de traitement productif de ces algues, sans se borner à attendre ou à simplement brûler toute cette biomasse en pure perte sur la plage comme il en a toujours été. Et si cette pollution « naturelle » pouvait être source d’un bénéfice collectif voire une source de fertilité pour tous les espaces verts de la commune.

    Formé à l’agroécologie tropicale et familier de ces questions (biogaz, compost, EM…), le lecteur peut, s’il le souhaite me contacter pour toute documentation de référence sur les procédés évoqués.

    Souhaitant que ces éléments apportés puissent-être fertiles .
    Qu’on se le dise…

    ALAIN JOYEUX

    • fournel londiniere dit :

      j ai trouver la solution pour nettoyer toutes ses plages je viens de cree ma propre entreprise avec ma femme en guadeloupe de nettoyage de plage en retirant tous les dechets sans enlever le sable et en traitants les algues en composte n autre seul soucis est de trouver le financement car il est asse lourd nous recherchons toute les demarches administrative et financiaire pour fair aboutir se projet qui nous rendrais des plages exceptionnel

  3. Alain JOYEUX dit :

    Ci joint un diaporama que j’ai crée sur le sujet biogaz, un sur les « EM »

    Date: Sun, 2 Nov 2014 13:51:08 +0000 To: alainjoyeux@live.fr

  4. vonvon dit :

    comme toujours c’est quand la catastrophe est bien installée qu’on se pose des questions. Il aurait fallu dès le départ, tous les jours, ratisser puis collecter, éventuellement déposer les sargasses recueillies à l’ancienne décharge du chameau (selon possibilité). La pluie aurait lavé ces algues et les aurait rendues propres pouvant même servir de compost.Voir si il n’y avait pas la possibilité de faire barrage à Pompierre avec des bouées anti-pollution qui auraient empêché ou freiné le passage des algues. Peut-être que tout n’est pas bon dans ces idées
    mais le fait d’avoir tant tardé à agir est condamnable aussi. Il paraît que des restaurateurs sont touchés par ces nuisances qui font fuir les clients, ils attendent que l’état déclare catastrophe naturelle mais il y a une association sur le commune non ? alors pourquoi attendre sur l’état ? Nous avons des employés municipaux en nombre, une association de commerçant, tout ce qu’il faut pour être responsables… alors cessons de nous plaindre et là aussi, agissons !

  5. ALAIN JOYEUX dit :

    oui !

  6. raymondjoyeux dit :

    Merci Alain pour ton commentaire particulièrement intéressant. J’avais en effet omis de préciser dans ma chronique que les lecteurs qui auraient des idées pour traiter le problème nous fassent part de leurs suggestions. Tu as devancé mon oubli et mon souhait. Je remercie aussi Atht et Vonvon qui ont réagi les premiers à leur façon, ainsi que les autres internautes à venir pour leurs précieux conseils et commentaires. Aux autorités maintenant de mettre en œuvre les moyens adéquats et de prendre les mesures nécessaires. Comme tu dis, ça ne coûtera pas plus cher qu’une plage artificielle à 1 million d’euros dont il ne reste – c’était prévisible – presque plus rien…

  7. Chrysos dit :

    La valeur ajoutée serait de transformer cette « sale garce » en tabac à rouler.

  8. raymondjoyeux dit :

    Un peu d’humour fait du bien par les temps qui courent. Chrysos, merci pour ce jeu de mots et ce trait d’esprit pétaradant… Je te reconnais bien là ! Y a qu’à envoyer nos Rastas qui pourraient pour une fois s’approvisionner gratuitement. Comme ils sont tous au RSA, ils justifieraient ainsi agréablement leur revenu par une Solidarité Active…

  9. ALAIN JOYEUX dit :

    Et si notre ignorance nous faisait passer à côté d’un véritable trésor ? Et si les sargasses étaient une manne ? … question de point de vue puis d’intelligence et de volonté collective à envisager le phénomène sous un angle créatif et non pas juste le détruire ou l’éradiquer en pure perte… le détruire et l’éradiquer coûterait peut être autant, voire plus cher à la collectivité qu’un recyclage bien pensé en terme d’investissement et de logistique.

    Voici un extrait sur le web à propos de comment les martiniquais ou dominicains envisagent le problème: (liens direct après)

    « Les années précédentes, la Martinique avait aussi été touchée par cette invasion mais une invasion pondérée et ponctuelle qui n’avait pas entrainée de telles situations complexes.
    Cependant il est regrettable aux vues des expériences passées de ne pas avoir anticipé un tel phénomène et de ne pas avoir su créer toute une filière écologique et économique (certes ponctuelle: concept à étudier) qui aurait pu prévenir, traiter et valoriser ces déchets.

    D’autres îles ont su tirer partie de cette manne inespérée. Par exemple à la Dominique (île voisine de la Martinique), les sargasses sont utilisées sous forme séchées pour être consommées comme légumes ou en sirop, fort délicieux (expérience vécue sur le Marché de Roseau, capitale de ce petit coin de paradis: recommandation pour les globe trotteurs qui comptent y aller).

    Il s’agit aussi d’un phytosanitaire biologique, que les anciens ou certains connaisseurs utilisent comme engrais naturel, comme compost (une fois les algues lavées, dessalées et séchées: avant ont les mettaient sur les arbres pour que la pluie les lavent et les dessalent et quand elles tombaient à terre, elles étaient prêtes à l’emploi).
    Une aubaine pour les agriculteurs martiniquais qui sont invités à les récupérer gracieusement avant que les algues ne soient évacuées vers les décharges où elles sont détruites et qui réalisent ainsi une économie substantielle sur leur budget mensuel d’engrais. Hormis le fait que les sargasses soient un engrais naturel, ce sont aussi un insecticide et un fongicide naturels.
    Les algues fraîches sont aussi utilisées en phytothérapie et en cosmétologie (elles seraient bénéfiques pour la peau). »

    oannacaira.mondoblog.org/2014/09/26/martinique-incursion-sargassum-catastrophe-annoncee-linvasion-naura-pas-lieu-constat-gestion-previsions/

  10. Marie-José GARAY dit :

    Bonjour à tous,
    Je découvre (faute de temps) à l’instant cet article, très intéressant comme d’habitude! et suis très rassurée de lire le commentaire d’Alain; Pour la Guadeloupe, l’ampleur « titanesque » du phénomène est perceptible depuis le début de l’année et je suis sidérée de l’attitude des autorités dites « compétentes » qui à aucun moment n’ont envisagé les algues sargasses comme une RESSOURCE « soldée » par la nature… Certaines communes, pendant des mois, ont fait ramasser ses algues des plages à l’aide de balais à gazon! (c’est dire les moyens mis en oeuvre, le ridicule de la mesure et l’ignorance du phénomène dont l’amplification était tout à fait prévisible…).
    Les solutions portées par Alain sont réalisables si « les acteurs » arrêtent d’ignorer l’avis et les propositions des techniciens. Il reste le problème de la salinité (qui à la longue poserait problème dans le sol) et pour lequel j’ai eu un début de réponse auprès des services de l’INRA. Ceci-dit là encore les solutions existent (avec un peu de réflexion…). De plus la Guadeloupe est gros producteur de déchets verts (autre ressource sous-estimée) qui « couplée » aux sargasses dès le processus de décomposition donnerait un composte quasi complet…
    En bref, les services de l’environnement des communes et autres autorités de cet archipel doivent être occupés par des techniciens de l’environnement et non par le fils de untel, le cousin, le neveu, la femme…
    Encore merci à toi Raymond pour cet article (et pour tous les autres).

  11. raymondjoyeux dit :

    Journal FRANCE ANTILLES DU 13 NOVEMBRE 2014 :

    TOUT SAVOIR SUR LES SARGASSES

    Depuis 2011, le phénomène est récurrent : des tonnes de sargasses s’échouent sur nos côtes et s’y décomposent. Outre que l’odeur du sulfure d’hydrogène qu’elles dégagent est infecte, ces algues commencent à poser un véritable problème économique. Et ça risque de s’éterniser.
    Qui sont ces algues et d’où viennent-elles ? Ces échouages vont-ils durer ? Chacun se pose cette question. Parce que ces sargasses, elles nous agacent ! D’où cette idée de France-Antilles, en partenariat avec la BDAF, de charger un spécialiste de nous informer sur le sujet. Le spécialiste, c’est le biologiste Félix Lurel (lire ci-dessous). Et le rendez-vous, c’est vendredi, à 18 heures, à la BDAF, place de la Victoire (Pointe-à-Pitre). Entrée gratuite.

    COURANTS ET RÉCHAUFFEMENT

    Au programme de cette conférence-débat, informations scientifiques et anecdotes. Félix Lurel est un bon pédagogue et l’exposé illustré qu’il a concocté ne laisse personne sur sa faim.
    Sur l’origine des sargasses, plusieurs hypothèses sont toujours envisagées. En 2011, lors des premiers échouages, Félix Lurel attribuait ce phénomène à une dérive de la Mer des Sargasses, couplée à une modification des courants, le tout lié à un réchauffement. Depuis, d’autres études ont apporté des éléments nouveaux dont le biologiste nous parlera.
    Il ne fait guère de doute néanmoins qu’il va falloir s’habituer à ce phénomène et trouver des solutions pour y faire face. La Région vient de prendre à cet effet une initiative bienvenue, mais ponctuelle. Il va falloir anticiper.

    UN FIN CONNAISSEUR DES ALGUES

    Biologiste, Félix Lurel est également un fin connaisseur des algues. Lors de ses études, il a travaillé à l’UAG avec Mme Renoux, qui était une algologue remarquable. « Cette expérience a fait que je me suis immédiatement intéressé aux échouages de sargasses. »
    Et quand Félix Lurel s’intéresse à quelque chose, il le fait à fond. Au menu, donc, des recherches bibliographiques et un arpentage du terrain effectué dès l’arrivée des premiers bancs. « J’ai fait une fois et demie le tour de la Guadeloupe, des centaines de photos, et j’ai interrogé tous les usagers du littoral que je rencontrais. »
    À l’issue, Félix Lurel a réalisé un diaporama, qui lui a servi de support pour une kyrielle de conférences qu’il a prononcées à travers la Guadeloupe.

    UN CHANTIER D’INSERTION POUR RAMASSER LES ALGUES

    La Région Guadeloupe a décidé de confier à l’association Profil, qui assure déjà la maîtrise d’ouvrage globale d’un chantier d’insertion, la coordination d’une opération spécifique de ramassage les algues sargasse qui polluent les plages. Il est en effet urgent de procéder à un entretien des plages à l’orée de la haute saison touristique et au moment où le département attend les retombées de la Route du rhum Destination Guadeloupe, en termes de fréquentation de ses établissements hôteliers et autres gîtes de tourisme. Outre l’accès à la baignade rendu plus difficile pour tous les Guadeloupéens, la décomposition de ces algues génère des odeurs nauséabondes. Il en résulte également un manque à gagner certain pour tous ceux qui exercent une activité économique liée à la fréquentation des plages.
    La commission permanente a décidé d’attribuer à l’association une subvention de 68.000€ pour la mise en œuvre de ce chantier d’insertion et signera une convention avec cette structure.

  12. MERY Luciani dit :

    Quelles solutions pourrait être mise en place ?
    Je n’ai pas tres bien compris ce que vous proposez..

  13. musy64 dit :

    Nous sommes le 28 avril et je suis aux Saintes àTerre de Haut pour quelques semaines, les sargasses arrivent à grand pas, les plages de Pompierre, Grande Anse, Marigot et Figuier sont actuellement envahies sur de longues distances. et je vous passe les odeurs…Il est vraiment dommage que rien ne soit fait….. les touristes repartent très déçus….

  14. musy64 dit :

    le 29 avril 2015 le journal France Antilles publie les photos de Gosier envahie de sargasses, et St François, idem pour Les Saintes et Marie Galante le Préfet va prendre des mesures rapidement car Hollande arrive en Mai ..et toutes les étendues de sargasses seront à la une des télévisions….

    • raymondjoyeux dit :

      Merci, Musy64, pour vos commentaires et infos. Hollande arrive le 10 mai, pour l’inauguration du Mémorial Acte à Pointe-à-Pitre, mais je doute qu’il se rende aux Saintes ! Si le Préfet décide de tout mettre en œuvre pour débarrasser les plages de Guadeloupe continentale de ces fameuses « sargasses », celles des Saintes, à mon avis, resteront en l’état. À moins d’un changement de vent et de courants marins… Les télés métropolitaines n’auront peut-être pas le temps, elles non plus, d’aller faire un tour à Terre-de-Haut !

  15. musy64 dit :

    Et oui Raymond, nous garderons aux Saintes nos sargasses….. il suffit de consulter via internet France Antilles du 30 avril et 2 mai pour se rendre compte que le préfet se bouge pour la Guadeloupe, mais d’ici le 10 mai elles ont le temps de revenir tout dépend des courants

    On peut espérer que des solutions soient trouvées car en 2014 en pleine période du chikunguyia la métropole n’étant pas atteinte peu d’information sur ce moustique au journal télé.

    Les touristes qui débarquent aux Saintes sont très déçus car toutes les plages sont envahies et
    les odeurs sont gratuites….

  16. raymondjoyeux dit :

    Pour ceux qui sont intéressés, je leur propose ce lien d’une étude faite en Guadeloupe à propos de l’invasion des Sargasses sur nos côtes et plages.

    Historique
    NOTE SARGASSES
    En 2011, des échouages massifs d’algues brunes, dénommées sargasses, affectaient toutes les iles de l’arc antillais ; les premiers radeaux flottant furent observés au large de la Guyane en mai/juin 2011. Ce phénomène alors inexpliqué pris fin en octobre 2011.
    En 2012 de nouveaux échouages apparurent dès avril, puis s’arrêtèrent sous 3 semaines pour finalement réapparaitre en juillet. Comme en 2011 les échouages prirent fin courant octobre. Ces mêmes années, des échouages furent observés sur les cotes africaines (Sierra Leone et Nigeria).
    En 2013 aucun phénomène observé en caraïbe. En 2014 les premières alertes venant de Guyane, où des échouages se produisirent dès mai juin, annoncèrent une nouvelle répétition d’arrivées massives sur l’arc antillais. Fin juillet les échouages massifs étaient alors observés.
    Aujourd’hui, fin décembre 2014, cet événement semble s’être arrêté.
    Que sont les sargasses
    Les sargasses sont des algues pélagiques, c’est à dire qu’elles vivent en pleine mer, et ne sont donc pas accrochées à un quelconque substrat comme la plupart des algues que nous connaissons en mer caraïbes.
    Ces sargasses en question sont représentées par 2 espèces: Sargassum fluitans et Sargassum natans.
    Elles flottent en surface grâce à de petits
    flotteurs.
    Ces algues sont connues depuis longtemps, notamment par les pêcheurs des Antilles, et pouvaient être observées en mer au large depuis de nombreuses années formant de petits patchs (quelques m2).
    Elles vivent dans les eaux tropicales et présentent de fortes zones d’accumulation notamment dans la mer des sargasses au large des côtes Est des Etats-Unis, zone bien connue des navigateurs pour être une zone présentant des débris divers liée à la présence d’une situation courantologique particulière appelée gyre ; ce gyre correspond à une zone très calme où la conjonction des courants en cercle limite la dispersion des immenses radeaux d’algues et débris qui s’accumulent. Toutefois des amas d’algues sont régulièrement emportés par les systèmes de courants alentours et sont dispersés dans l’océan atlantique.
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    Avant 2011, aucun échouage ni arrivée massive de ces algues n’avait été observé dans l’arc antillais.
    Il est important de signaler qu’à plusieurs reprises les échouages de sargasses ont été confondus avec des échouages de phanérogames marines (plantes constituant les herbiers marin) de l’espèce Syringodium filiforme.
    Ces phanérogames qui ne sont pas des algues mais des plantes à fleurs sont enracinées dans le sable et s’observent partout dans la caraïbe ; lors de cyclones (houles) ou tempêtes, ces herbiers sont arrachés du sable à proximité immédiate du littoral et s’accumulent sur la plage ou flottent en surface au gré des courants.
    Ce phénomène est fréquent mais sans commune mesure avec les échouages de sargasses dont il est question ici.
    Ces algues sont elles dangereuses ?
    En mer
    Ces algues ne présentent aucun danger par contact direct dans l’eau : elles ne sont ni allergènes ni piquantes ni venimeuses ; cependant se baigner dans des étendues d’algues en mer peut amener à un risque de noyade (lié a la compacité de ces algues) ; de plus ces algues sont un refuge pour de nombreuses espèces marines (invertébrés urticants et plancton), qui elles, peuvent porter parfois des désagréments plus ou moins forts ; il a été observé des petits poissons lion dans les radeaux d’algues.
    Il est donc conseillé de ne pas se baigner dans ces accumulations d’algues
    A terre
    Dès que les sargasses s’échouent à terre et forment des tas épais, elles commencent alors à se dégrader ; ce phénomène biologique normal de dégradation organique engendre l’apparition de gaz appelé H2S (hydrogène sulfuré) ; l’odeur caractéristique, désormais bien connue de tous, s’apparente à celle d’œufs pourris.
    Ce gaz peut présenter des risques s’il est inhalé sur une longue durée, d’autant plus si la concentration est élevée. Le risque est faible si la durée d’exposition est limitée.
    Au delà de certaines valeurs et de durée, des symptômes apparaissent (maux de tête, vomissements, difficultés respiratoires) ; à ce stade il est primordial de s’éloigner et quitter la zone sous peine d’aggravation des symptômes.
    les types de suivis
    Depuis 2011, la DEAL Guadeloupe suit ce phénomène via des survols aériens afin de déterminer les zones les plus touchées et tenter d’anticiper les échouages à venir (échéance de quelques jours)
    Portés à notre connaissance par l’OMMM (Observatoire du Milieu Marin Martiniquais) fin 2012, des outils de surveillance satellitaires permettent d’observer les radeaux de sargasses à une plus vaste échelle.
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    Ce suivi a pu être réalisé dès juin 2014 grâce à l’appui technique et scientifique de l’OMMM auprès de l’unité biodiversité marine de la DEAL Guadeloupe.
    Il est désormais possible de repérer ces radeaux d’algues, parfois gigantesques (plus de 500 km de long) du large du Brésil jusqu’aux Iles du Nord. Une corrélation de l’analyse de ces images avec les courants observés au même moment permet donc de prévoir, à quelques semaines, l’arrivée possible des sargasses sur les Antilles françaises.
    Parallèlement, l’ARS (Agence Régionale de Santé) a mis en place un programme de suivi, de veille et de mesures de gaz lié à la putréfaction de ces algues à terre ; des capteurs de mesures permettent d’évaluer le danger sur les plages fortement touchées ; dès que certaines valeurs seuils sont détectées, les collectivités sont alors averties afin de fermer la plage et de prendre en compte le risque pour les habitants vivant à proximité ; la partie veille et sécurité sanitaire consiste à recueillir à partir du réseau de médecins généralistes ou à partir de signalements individuels et isolés le suivi des déclarations sanitaires concernant des problèmes de santé en lien avec les sargasses.
    D ‘ou viennent ces algues et pourquoi ce phénomène semble récurrent
    En 2011 la première explication évoquée était celle de leur provenance de la mer des sargasses liée à l’éventualité de modification de courant à grande échelle ; cette supposition n’était basée que sur des hypothèses non vérifiées.
    Aujourd’hui des travaux récents et des suivis satellitaires montrent :
    – qu’il n’est pas possible de corréler l’arrivée de sargasses dans la zone caraïbes avec la mer des sargasses ;
    – que les eaux de surface de la zone nord équatoriale de recirculation sont chaudes et
    Mer des Sargasses
    3
    relativement riches en nutriments (nitrate et phosphate), donc propices à un fort développement de sargasses. C’est dans cette zone que les algues sont observées depuis 2010 ;
    – que ces nutriments proviennent du fleuve Congo (en Afrique), de l’Amazone, des upwellings équatoriaux (remontées d’eaux froides du fond) et des poussières de sables du Sahara riches en fer et phosphates ;
    – que différents indices climatiques (températures, oscillations, courant) dans la zone en question ont montré des anomalies par rapport à la normale en 2010 mais pas depuis cette date.
    – le caractère inhabituel de cet événement pourrait être associé à de plus grandes fluctuations de la dynamique des écosystèmes régionaux, notamment en lien avec le dérèglement climatique.
    Il est donc identifié qu’une nouvelle zone d’accumulation des sargasses est localisée au nord est du Brésil ; cette zone que l’on pourrait qualifier de « petite mer des sargasses » constitue un réservoir d’algues. Au gré des courants et des saisons, cette masse d’algues pourrait se déplacer de l’est (Brésil) et remonter vers l’arc antillais. Ces sargasses sont transportées par le courant circulaire nord équatorial et suivent une boucle jusque dans le Golfe de Guinée, où des blooms peuvent se produire au contact des eaux riches des fleuves africains qui se déversent dans ce secteur.
    Par ailleurs lorsque les sargasses portées par le courant des caraïbes traversent la zone de l’Amazone, les fortes quantités de nutriments, transportées par ce fleuve, et rejetées en mer, « nourrissent » les algues qui se développent de manière exponentielle avant d’arriver sur nos côtes, acheminées par le courant des Antilles.
    Quelles conséquences et que faire
    Il est probable que ces échouages se poursuivent si les informations scientifiques récentes se confirment, mais à ce jour aucune certitude n’est formulée.
    Les conséquences sont d’ordre sanitaire et biologique : Au niveau sanitaire :
    le dégagement de gaz H2S, nocif à partir de certaines concentrations et durée d’exposition, doit limiter la présence des populations à proximité des tas d’algues lorsqu’ils sont à terre.
    Au niveau biologique :
    Les conséquences biologiques concernent la faune et la flore marine situées à proximité immédiate de la côte ; la présence d’algues forme un écran et empêche la lumière de traverser la surface ; les coraux et herbiers sont alors menacés.
    L’altération de la qualité de l’eau due à la décomposition des algues a des conséquences sur la faune et la flore, ceci peut aboutir à la mortalité observée de poissons proches du littoral affecté.
    Enfin la couverture engendrée par les échouages empêche la ponte des tortues marines et rend difficile, voire impossible dans certains cas, l’émergence de bébés tortues sur les plages
    En tout état de cause et au delà des observations actuelles, des études précises devront être menées pour mieux apprécier les conséquences.
    A l’échelle de chaque île, à ce jour, seul le ramassage répétitif peut être envisagé ; le principe étant d’empêcher ou de limiter la dégradation et dégagement de gaz ainsi que l’accumulation en mer de ces algues.
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    Lorsque cela est possible, un étalement de ces algues en arrière plage sur des couches inférieures à 10 cm assure une dégradation naturelle et sans risque, grâce au soleil et à la chaleur.
    Quand cela n’est pas possible, reste la solution de récupération à l’aide d’outils adaptés : les engins de chantiers classiques de type pelleteuse sont peu adaptés du fait des prises importantes de sable concomitantes à celle des algues : un système de fourche parait plus adapté ; enfin l’expérience de nettoyage des algues vertes en Bretagne via des dameuses (engins de déneigement) permet de pousser les amas d’algues sans enlever le sable et d’éviter alors une érosion importante qui risque de faire disparaitre les plages.
    Dans un second temps, l’utilisation de ces algues doit être étudiée à des fins de valorisation agricole (compostage) ; si l’algue brute n’est pas utilisable en l’état du fait de sa forte teneur en eau (80%) et donc de sel, rendant le transport très couteux, un séchage naturel avant valorisation est lui tout à fait envisageable à moindre coût.
    Cependant les quantités énormes d’algues échouées et les zones touchées parfois inaccessibles ne permettront pas de considérer que la valorisation constitue la seule solution à ce problème.
    Enfin, si la récupération des algues en mer peut être envisagée via des navires adaptés et seulement dans les zones calmes (lagons, port, fond de baie), la pose de système de rétention de type filet ou « barrage » en mer est impossible ; au-delà du coût énorme de telles installations, la puissance des amas d’algues liée aux courants constants détruirait rapidement ces équipements en mer.
    A l’échelle du bassin caribéen, la potentielle responsabilité des arrivées massives de nutriments par l’Amazone devra être étudiée et mieux appréhendée ; ensuite une coordination des Etats de la caraïbe pourrait permettre de travailler conjointement si cette hypothèse était vérifiée.
    La DEAL Guadeloupe et l’ONCFS ont produit des consignes de ramassage sur les plages afin de limiter au maximum les dégâts morphologiques et biologiques (notamment tortues marines) liés aux techniques de ramassage. Ces procédures sont disponibles en préfecture et ont été transmises en 2012 et 2014 aux collectivités.
    sources :
    Sargassum Invasion of the Eastern Caribbean and West Africa 2011: Hypothesis D.R. Johnson, J.S. Franks, D.S. Ko1 , P. Moreno and G. Sanchez-Rubio (2012) Center for Fisheries Research and Development Gulf Coast Research Laboratory University of Southern Mississippi U.S. Naval Research Laboratory- Stennis Space Center, Mississippi
    The Sargassum Invasion of the Eastern Caribbean and Dynamics of the Equatorial North Atlantic
    D R. Johnson, D.S Ko, J.S. Franks, P Moren , and G Sanchez Rubio (2014) Center for Fisheries Research and Development, Gulf Coast Research Laboratory, University of Southern Mississippi, Ocean Springs, Mississippi 39564 USA.
    Etude de l’arrivée massive d’algues brunes du genre Sargassum sur les côtes de Guadeloupe en 2011. JP Marechal, C Hellio (2012) Rapport Observatoire Milieu Marin Martiniquais.
    Notes, observations et communication personnelle FMazéas DEAL Guadeloupe 2011-2014.
    Franck MAZEAS Unité biodiversité marine DEAL Guadeloupe décembre 2014 5
    

    /Users/raymondjoyeux/Desktop/2014 note sargasses FMazeas DEAL unite biodiversite marine MAJ 5fev2015.pdf

  17. musy64 dit :

    bonjour,

    les sargasses ont eu raison des plages des Saintes à Terre de Haut, la plage de pompierre est
    fermée par décret depuis vendredi 26 juin…. et je vous passe les odeurs pestidentielles…. selon le vent on les sent partout….. elles arrivent en masse…. le peu de touriste sur l’ile tourne en rond….. A ce jour à terre de haut, il n’y a plus aucune plage pour se baigner quelle dommage …. aucune information sur les sagasses,. Une affiche indique la situation lorsque vous débarquez … c’est un peu tard.
    ….. Je ne reviendrais pas l’année prochaine 4 mois aux antilles.

  18. Riboud Dominique dit :

    la déforestation a surtout pour but de préparer la place pour planter de la canne et de produire du carburant vert renouvelable l’éthanol !!!!!!!!!!!!! bravo les écolos! , nous on récolte les algues !
    finalement le pétrole ça pollue moins

  19. Kebab dit :

    Peut etre que le maire de terre de haut devrait fumer un peut de sargasses pour guerir sa maladie mentale.

    • musy64 dit :

      Kebab,Je suis basque/saintois et nous sommes désarmés devant ce phénomène.
      Il ne suffit pas de fumer les sargasses bon courage….mais elles arrivent en masse à peine nettoyées , nouvel arrivage
      Et ou les stocker pour qu’elles sèchent. Pour un bon séchage , la hauteur ne doit pas dépasser 10 cm….Il faut donc plusieurs terrains de foot pour faire sécher un seul arrivage et lorsque l’on sait qu’elles arrivent en continu depuis octobre 2014. Il faudrait toute la superficie des Saintes
      pour les sécher correctement et rapidement????

      Mais comme d’habitude que cela soit pour le « chik » ou les sargasses la métropole ne se sent nullement concernée.
      Maintenant Kebab , si vous avez une solution on est preneur.
      Car à ce jour , personne n’a la science infuse pour résoudre ce problème.

  20. Kebab dit :

    Moi ausi je suis saintois et je connais tres bien les saintes,en voyant les photos que mr raymond joyeux a mis sa me donne le gout de vomir. 😝😝😛😷bon pour revenir sur notre maire incapable et incompetent avec son equipe de mouton ils sont a court d’idee pour gerer la commune de terre de haut.mais quand il s’agit de faire des bonnes action,on peut toujours attendre.le maire est un egoiste pur et simple (exemple)il a acheter une deuxieme voiture de fonction pour vous dire,il est pire que les dictateurs qui sont en afrique.😬😬😬la nature va faire son netoyage trenquillement.

    • musy64 dit :

      Kebab, vos commentaires n’ont aucun rapport avec le problèmes des sargasses… vous nous faites simplement part de votre position contre le maire……. Ok pour un discours politique à l’heure de l’apéro au café du commerce…..
      Désolés sur votre jugement sur les équipes de nettoyage , ils font ce qu’ils peuvent avec leur moyen, et nous les avons vu sur place faire le maximum de leur possibilité.
      Maintenant, au lieu de les critiquer, faites comme nous, relevé vos manches et vos coups de pelles seront plus utiles.
      Allons gardons tous le moral car si on ne trouve pas de bonnes solutions, le touriste va déserter les Antilles, et c’est ce qui est le plus inquiétant pour la vie économique des Saintes (A terre de haut, regarder le nombre de commerces déjà fermés ou à vendre).
      Cordialement.

  21. Kebab dit :

    Desoles musy64 je critique pas l ‘equipe de nettoyage,mais l ‘equipe qui entoure le maire les cons…………..seillers.(nuances).1avec toutes les pallets qu’on recois la marchandise de l’ile pricipal(guadeloupe),le maire et sont equipe de choc devrait faire fabriquer des boites de compostes,puis les offrirs a la populations genereusment,sa serait un bon geste de sa part pour initier le compos tage a terre de haut.(parcequ’il y a beaucoup de gens qui ne savent pas ces quoi composter ou faire du compostes.) 👍2 en haut de cette page vous avez pas lus se que mr alain joyeux a mis,ce que nos voisins de la dominique et martinique font avec la sargasses.3il y a toujours une solution a tout ,il suffit de bien réfléchir un tout petit peu.(la seule chose qu’on a pas encore trouver de solutions c’est la mort pour le moment.)😃😃😃😃le maire aime se vente de dire qu’il se bats pour l’environnement.(musy64 aller faire un petit tour sur terre-de-haut indiscrétions vous allez comprendre un peut plus de quoi je veux parler.)je comprends très bien la situation ce n’est pas un cadeau.🎁🎁

  22. musy664 dit :

    Kebab, arrêtez là vos critiques sur le maire, vous me conseillez de faire un petit tour à Terre de haut j’y étais pendant de longs mois et j’ai relevé mes manches pour nettoyer les plages et vous vous étiez où? Je crois que vous ne comprenez pas l’ampleur des sargasses…. sur votre moteur de recherche tapez « sargasses antilles » là vous y verrez des photos sur les Saintes, terre de haut et terre de bas, la Guadeloupe et Martinique….je ne peux vous envoyer les miennes suite à un beuk de mon appareil.
    Je vois que vous avez de bonnes idées alors un conseil présentez-vous aux prochaines élections comme Maire et là on verra vos compétences.

    Tous vos écrits ne donnent pas de solutions sur le ramassage des sargasses et leurs stockages.

  23. raymondjoyeux dit :

    Bonjour chers amis commentateurs, Kébab et Musy664,
    Je comprends votre intérêt pour ce sujet brûlant, et vous remercie vivement de suivre régulièrement ce blog. Mais en tant que modérateur, je serai obligé de limiter les commentaires politiques. Si vous souhaitez poursuivre sur ce terrain, il y a des sites appropriés pour cela. Ce blog est un organe d’informations où chacun, certes, est libre de s’exprimer mais ne dépassons pas les limites de la bienséance. Merci pour votre compréhension et votre fidélité.

  24. musy664 dit :

    alain,

    vous avez raison de nous remettre à l’ordre. Mais les sargasses agacent et sont toujours présentes.

    Cordialement
    musy64

    • raymondjoyeux dit :

      Bonjour Musy, je m’appelle Raymond et je ne voudrais pas que ma précédente remarque vous décourage, vous et Kebab, à revenir sur ce blog, prouvant ainsi votre intérêt pour la vie et les événements saintois. Je voulais simplement freiner la polémique politicienne, estimant que ce blog n’était pas fait particulièrement pour cela. Merci de votre compréhension et vive la liberté d’expression !

  25. musy664 dit :

    bonjour raymond,
    Soyez rassuré votre précédente remarque était tout à fait justifiée .
    J’attends des nouvelles de ma soeur à Terre de haut pour commenter de nouveau sur cette pollution.
    cdt – musy 64

  26. Kebab dit :

    Je comprends très bien que se n’est pas la place pour parler de politique mais que voulez-vous?😠😠😠😠. Cela me paraît tellement flagrant que je ne pouvais pas me retenir.la sargasse,la sar…a…gasse commence bien par nous agacés.😤😬😷😷😷je pense que sa va durer encore pour des jours,des semaines voir des mois.(la salle garssse excuse la sar…a…gasse.)😟😟😤😤😷😷😷je pense qu’il faut distribuer des masques à la population.

  27. Kebab dit :

    Vive la démocratie vive la liberté d’expression.👏👏👏

    • musy64 dit :

      kebab,
      connaissez vous le site Terre De Haut Indiscrétions
      est sur Facebook. là . Je vous le conseille sur ce site pour pourrez faire tous vos commentaires sur le Maire….

      Désolée raymond je pense que je devais mettre ce message pour Kebab.

  28. Kebab dit :

    Merci ! Musy64 pour ton conseille. Tres apprecier,maintenant on parle plus de la sargasse mais de la kayasses(4millionsd’euro).

    • musy64 dit :

      bonjour Kebab
      Bon je vois que tu as regarder le site conseillé…et je ne me prive pas de commenter certain sujet. Amicalement

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