Patrick PÉRON : historien, poète, romancier

Un premier roman

livre péron - copie amélioré - copie 2En matière de publication, Patrick PÉRON est un récidiviste. Que dis-je, un récidiviste ? un multirécidiviste ! Après sa Petite Histoire de Terre-de-Haut, île française d’Amérique, éditée en 2003 à l’ASPP, dont il se défend, à tort selon nous, de l’avoir écrite en historien ; après ses contributions savantes à de nombreux ouvrages collectifs ; après enfin son recueil de poésie Blues paru en 2010 chez Bénévent, il vient de publier chez l’éditeur guadeloupéen Nestor son premier roman. Intitulé Meurtres au bagne des Saintes, cet ouvrage de 243 pages nous tient en haleine de la première à la dernière ligne tant le récit, conduit avec brio, mêle adroitement Histoire des Saintes, avec un grand H, suspense et imagination. Roman que l’on peut se procurer pour la somme de 18 euros chez l’auteur, route de Pain de Sucre, au Fort Napoléon ou à la boutique de la presse à Terre-de-Haut, à proximité de la mairie.

Un auteur confirmé

PERONMais avant tout qui est Patrick PÉRON ? Originaire du Pays Basque, amateur de rugby et de poésie, grand lecteur entre autres du Canard enchaîné, cet instituteur laïc, né en 1950, est arrivé aux Saintes au début des années 70 et a fait toute sa carrière d’enseignant à l’école communale de Terre-de-Haut, localité insulaire où il semble avoir élu définitivement domicile. Parallèlement à ses activités professionnelles, passionné d’histoire et de culture locales, il crée en 1974 l’ASPP, Association Saintoise de Protection du Patrimoine dont il assurera la présidence et l’animation pendant plus de 25 ans et dont le siège est depuis l’origine jusqu’à ce jour situé au Fort Napoléon. Retraité de fraîche date de l’Éducation nationale, ayant cédé sa place de Président de l’ASPP à Bernard TARQUIN, lui-même ancien professeur des Écoles, Patrick Péron se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture… pour notre plus grand plaisir.

Le Fort Napoléon : source manifeste d’inspiration

les_saintes_fort_napoleonAujourd’hui Musée départemental d’histoire, de culture et de traditions régionales, le Fort Napoléon, monument historique s’il en est, dont la construction s’échelonna sur 23 années, est un ouvrage fortifié à vocation initialement militaire mais qui n’a jamais servi en tant que tel. C’est pourtant ce haut-lieu historique exceptionnel qui a sans aucun doute influencé notre auteur et contribué à l’engager, sous l’égide de son Association, dans la recherche et l’acquisition d’archives de toute nature, d’objets et de documents rares, ayant trait à l’histoire et à la culture des Saintes, depuis leur colonisation en 1648 jusqu’à la fin du 20ème siècle. En passant bien entendu par toutes les guerres et occupations successives, légendes et péripéties maritimes et terrestres qui ont ponctué la vie de notre archipel pendant plus de trois siècles, dont, entre autres, la fameuse Bataille des Saintes, l’achèvement du Fort en 1867, et la présence sur l’îlet à Cabris d’un pénitencier de sinistre mémoire. Autant d’édifices, d’événements grands et petits, de dates et de personnages que, par archives interposées, et en sa qualité de président de l’ASPP, Patrick Péron a côtoyés durant de longues années, qu’il connaît parfaitement, c’est peu de le dire, sur le bout des doigts et qu’il utilise habilement aujourd’hui en toile de fond de son premier roman.

Point de départ : la Bataille des Saintes en 1782

bataille des saintesC’est d’ailleurs par un épisode de la Bataille des Saintes, le 12 avril 1782, que débute le roman. Ce jour-là, la flotte française, commandée par De Grasse, cède sous le feu des canons anglais au milieu du Canal de la Dominique. Mais avant que le navire amiral, Le Ville de Paris, démâté et meurtri, ne soit remorqué désarmé en rade de Terre-de-Haut, une petite chaloupe réussit à s’extirper du gros de la flotte en déroute et atterrit à l’anse Cahouenne, avec à son bord un capitaine de vaisseau à l’agonie et un mystérieux coffre qui ne doit absolument pas tomber aux mains des Anglais. Patrick Péron prétend, en 4ème de couverture que tout est vrai dans son récit, excepté justement l’épisode de ce coffre, sorti, précise-t-il, tout droit de son imagination. Mais du début à la fin de l’ouvrage, l’intrigue est tellement bien agencée autour de ce coffre, véritable colonne vertébrale du roman, qu’on finit par se prendre au jeu et à douter de cet avertissement de l’auteur. Bref, en 1782, alors que les Saintes sont redevenues anglaises, ce coffre, enterré à la hâte sous un buisson épineux, à l’extérieur du Fort Louis, futur Fort Napoléon, est en réalité le prétexte romanesque qui transformera peu à peu le récit en chasse au trésor et surtout en véritable roman policier.

Août 1865 : le pénitencier de l’Îlet à Cabris

De 1782, pour les besoins de l’intrigue, nous passons sans transition au mois d’août 1865. À cette date, le pénitencier de l’Îlet à Cabris,  installé autour des ruines du Fort Joséphine, tourne à plein régime. Sous la surveillance de matons, impitoyables envers les prisonniers mais souvent rivaux entre eux, les forçats sont réquisitionnés pour travailler à l’achèvement du Fort Napoléon, en particulier au creusement du puits du balancier qui permettra le fonctionnement du futur pont-levis. Et c’est là que le récit va prendre un nouveau départ et les événements se précipiter. Un prisonnier du nom de Viale, forte tête destinée au bagne de Cayenne, découvre sous le fer de sa pioche le fameux coffre enterré depuis 83 ans mais qui semble intact.

forçats

Il avertit son surveillant Corneille, dit La Roquille, intéressé lui aussi par cette découverte. Sans donner l’éveil, les deux hommes, devenus complices, trouvent un moyen astucieux de le transférer à l’îlet à Cabris et, en attendant l’occasion de se partager son contenu, l’enterrent à leur tour près d’une citerne, faisant chacun de son côté des rêves d’une vie meilleure. Nous sommes ici en pleine fiction, comme nous avait prévenus l’auteur. Mais entre septembre et novembre 1865, des événements imprévus, parfaitement historiques ceux-là, et un premier meurtre, imaginé par l’auteur, viennent contrarier sérieusement les projets de nos deux lascars et mettre brutalement fin à leurs rêves de richesse. Événements qui laissent toutefois le temps au disciplinaire Viale, par un moyen que je vous laisse découvrir, d’informer son frère en France de l’existence, du contenu et de l’emplacement de ce coffre, dont plus personne n’entendra parler jusqu’en… 2012.

 Nouveau saut dans le temps : Terre-de-Haut 2012

Citerne de l'Îlet à Cabris près de laquelle Viale a enterré le coffre

Citerne du Pénitencier près de laquelle Viale a enterré le coffre dans le roman de P.Péron

C’est en l’année 2012 en effet, le 20 juin exactement, qu’un mystérieux personnage, un certain Lucien Grémaud, venu directement de Métropole, débarque à Terre-de-Haut et descend dans un hôtel bien connu de l’île. Après plusieurs visites au Fort Napoléon pour compulser archives et documents, sous l’œil inquisiteur et méfiant du responsable des lieux, un dénommé Dupeyron, (suivez mon regard), l’individu se rend à plusieurs reprises à l’Îlet à Cabris.  Son comportement étrange et ses allées et venues répétées intriguent Dupeyron qui s’interroge sur ses intentions et finit par le suivre en douce à l’Îlet à Cabris. C’est alors qu’un nouveau meurtre est commis, à un siècle et demi d’intervalle, quasiment au même endroit que celui de 1865. Mais si le premier a été élucidé en son temps, ce second assassinat pose problème. Surtout que vient s’y greffer un trafic d’espèces protégées, donnant lieu à deux enquêtes parallèles de la gendarmerie de Terre-de-Haut.

Un deus ex machina venu du Pays Basque

Pays basqueEntre temps, un commissaire de police basque, Iñaki CASSIN, (suivez à nouveau doublement mon regard), à la solide réputation de fin limier, voulant retrouver ses racines saintoises, profite d’un congé pour se rendre à Terre-de-Haut avec la ferme intention d’y soigner une récente entorse à la cheville et de se renseigner sur ses origines familiales. Mais sollicité dès son arrivée par les gendarmes locaux auxquels il rend une visite amicale, il se retrouve mêlé malgré lui aux enquêtes en cours dont il ne tardera pas à prendre la direction… Et c’est alors que le fameux coffre, si l’on peut dire, refait surface. Coffre autour duquel toutes les interrogations vont graviter. Qu’est venu faire Lucien Grémaud à Terre-de-Haut ? Qui a-t-on assassiné le 22 juin à l’Îlet à Cabris et pourquoi ? Comment expliquer le comportement ambigu de Dupeyron, responsable de l’Association du Fort Napoléon ? Quels sont ces trafiquants d’espèces protégées et quel rôle jouent-ils dans toutes ces affaires ? A-t-on, pour finir, retrouvé la trace du coffre de Viale et son prétendu contenu ? Autant de fils d’un écheveau complexe que le commissaire CASSIN sera chargé de démêler, épaulé par des gendarmes manifestement dépassés par les événements.

Une trame fictionnelle, un cadre et des personnages bien réels

watsonSi Patrick Péron consacre les deux derniers tiers de son livre à cette troisième et ultime partie d’une chasse au trésor rocambolesque, dont les péripéties se déroulent et s’enchaînent sans accroc sur seulement une quinzaine de jours, du 20 juin au 6 juillet de l’année 2012, avec tous les ingrédients du roman policier, il a eu bien raison de nous prévenir en 4ème de couverture. Sans sortir en effet du cadre géographique local, c’est à partir de ce troisième volet du roman, jusqu’à son dénouement et la surprise finale que, véritablement, l’imagination du romancier et elle seule, aiguillonnée par un sens aigu de l’intrigue policière bien ficelée, prend le pas sur le récit historique amplement exploité et mis en valeur au tout début de l’ouvrage. Mais pour ceux qui connaissent la réalité saintoise d’aujourd’hui d’une part, les origines, la personnalité et le parcours personnel de l’auteur d’autre part, pour ceux qui connaissent enfin le patronyme typiquement local de celle qu’il a épousée, sans vouloir minimiser le moins du monde ses mérites, son talent et sa subtilité d’écrivain, bien au contraire, cette dernière partie du livre de Patrick Péron est cousue de fil blanc. Du moins en ce qui concerne les lieux multiples de l’action et les personnages évoqués. C’est dire que le lecteur saintois ne sera pas du tout dépaysé en abordant la partie contemporaine du roman. Il saura facilement repérer successivement qui est qui, par le rôle que l’auteur assigne à certains de ses personnages et par le nom ou le prénom, même déformé, qu’il leur donne. Une raison supplémentaire, quoique ce ne soit pas la principale, pour tous les Saintois de se précipiter chez leur libraire et de se procurer sans attendre cet ouvrage doublement digne du plus grand intérêt.

Un roman policier sur fond d’Histoire locale

Élément du Pénitencier de l'Îlet à Cabris

Vestiges d’un bâtiment du Pénitencier de l’Îlet à Cabris

Car, pour le Saintois en particulier et pour tout lecteur en général, ce livre est l’occasion non seulement de découvrir un auteur – si ce n’est déjà fait – mais de parcourir avec délectation une grande partie de l’Histoire locale : les circonstances et les retombées de la Bataille des Saintes, bien sûr, l’achèvement du Fort Napoléon, les conditions de vie des forçats au pénitencier de l’Îlet à Cabris et bien d’autres faits historiques que je ne citerai pas pour ménager le suspense. Dans un style alerte et efficace, sans effets littéraires superflus, mais non parfois sans un brin d’émotion et de poésie, surtout lorsqu’il évoque sa région d’origine et s’attarde sur certaines descriptions de son île d’adoption, Patrick Péron fait preuve d’une grande maîtrise de la construction narrative et policière. Bref, son livre est à mettre, comme on dit, entre toutes les mains. Livre que, si j’étais professeur d’Histoire ou de Français, je n’aurais pas hésité à recommander à mes élèves et, pourquoi pas ? à étudier en classe comme support de l’approche du roman policier et de l’Histoire locale. Un beau cadeau en tous cas, à mettre d’ores et déjà de côté pour Noël !

Raymond Joyeux

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10 commentaires pour Patrick PÉRON : historien, poète, romancier

  1. atht dit :

    Alors là j’en ai l’eau à la bouche…Je n’attendrai pas Noël !

  2. Christiane MATHOS dit :

    Merci Rémond pour ces bonnes lectures toujours très instructive.

    Biz Christiane Mathos

  3. Chrysos dit :

    Et moi qui croyait que les fondateurs de l,ASPP avaient pour noms Robert JOYEUX, BELENUS Baptiste et un troisieme saintois dont la modestie m,oblige à taire le nom …Ma memoire me joue des tours hélas.
    Felicitation à toi Raymond pour cet article.Je m’accaparerai au plus vite cette oeuvre litteraire .

    • raymondjoyeux dit :

      J’ai toujours su pour ma part que c’était P. Péron qui était à l’origine de la création de l’ASPP. Mais sans doute n’ai-je pas toutes les informations à ce sujet. En tous cas, à ma connaissance, il en a été le fédérateur et le président pendant très longtemps. Mais tu as aussi raison, Chrysos, une association c’est souvent l’affaire, au départ, de plusieurs personnes. Et la municipalité de l’époque a dû en prendre une bonne part.

  4. raymondjoyeux dit :

    Concernant l’ASPP, j’ai reçu de Patrick Péron les précisions suivantes :  » Je ne suis pas du tout à l’origine de la création de l’ASPP. C’est le maire de l’époque, Robert Joyeux qui a pris cette belle initiative, car, si ma mémoire ne me trahit pas, il était question à l’époque de confier la gestion du fort à une association de Guadeloupe. Or Robert Joyeux n’était pas maire en 1974. L’ASPP a été créée plus tard, je pense, à la fin des années 1970, deux ou trois ans avant la première manifestation de cette association, la commémoration de la bataille des Saintes en 1982. J’ai pris la présidence dans la foulée. » Dont acte.

    Conclusion, Chrysos, tu as raison. Et puisque tu es trop modeste pour inscrire ton nom comme co-créateur de cette association, je le révèle publiquement : renseignements pris, tu as été bel et bien, effectivement l’un de ses fondateurs avec Bélénus Baptiste, Georges Garçon, entre autres. Merci donc d’avoir soulevé le problème et peut-être nous diras-tu par qui exactement, à quelle date, dans quelles circonstances et pour quel objectif particulier cette association a été créée.

    Mes affirmations étaient donc erronées. Merci de rétablir l’exactitude des faits.

    • Chrysos dit :

      Citoyen Raymond, cher ami,
      J’ ai toujours été fasciné par les vieilles pierres,- « traces » de savoirs tus et invisibles-, laissées par les générations de Saintois qui nous ont précédé.Cette passion, j’ai souhaité la partager en participant avec d’autres , sans aucune arrière pensée, à la création de l’ASPP. Dans mon esprit , à l’époque, seule la municipalité, à travers son chef de file, pouvait mobiliser les moyens nécessaires à la réalisation de cette action de portée collective. Cette expérience , aussi brève fut elle, s’avérera malgré tout riche d’enseignement sur la psychologie de certains individus dans leur quête de pouvoir.
      Ne souhaitant pas me renier face aux diktats de quiconque, mon éducation familiale et mon tempérament s’additionnant pour former un puissant antidote contre les reptations et les ingestions de couleuvres, j’ai donc pris mes distances avec le président et le reste du bureau. La suite m’indiffère totalement.
      Je remercie toutefois Elain BRIDE de m’avoir procuré une copie des statuts.

      En toute amitié .

  5. atht dit :

    Chose promise, chose due. A peine arrivé à Terre de Haut j’ai acheté ce roman. Je ne l’ai pas lu , je l’ai dévoré !!! Merci d’en avoir parlé Mr Joyeux.

  6. Inaki Euskadi dit :

    Monsieur Raymond Joyeux

    Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt et de bonheur vos écrits.
    Votre biographie de Monsieur Patrick Peron est de qualité et reflète bien le talent d’un auteur qui vit depuis presque 50 ans à Terre de Haut et a servi cette commune plus que bien des Saintois ne l’ont fait !
    Pour la justesse et la véracité historique, permettez moi de vous écrire que Patrick Peron n’est aucunement d’origine Basque (ce que l’on voit bien sur votre photo).
    Il est bien né en 1950 mais pas au pays Basque : en Bretagne, à Pont-L’Abbé, capitale du pays Bigouden.

    – « On a donné toutes sortes d’ancêtres aux Bigoudens : Mongols, Galtchas (les « Tadjiks des Montagnes »), Lapons, Phéniciens, Atlantes34… Selon certains ethnologues du XIXe siècle, les Bigoudens seraient les descendants des aborigènes ayant occupé la Bretagne avant les premières invasions celtes35. Selon d’autres, se basant sur des « ressemblances physiologiques » (pommettes hautes des Bigoudènes, yeux légèrement bridés, etc.), les Bigoudens descendraient d’une tribu mongole36. L’ingénieur A. Mahé de La Bourdonnais voit dans le Bigouden « un Mongol pur sang », « aux traits taillés à coups de hache », présentant le type commun aux Bouriates, aux Tchouktches, aux Kalmouks, aux Tibétains37. D’après la thèse pour le doctorat en médecine soutenue en 1899 par le Quimpérois René Le Feunteun, les Bigoudens, « race mongoloïde », forment une « population étrange, qui n’a adopté du Breton que la langue, conservant ses mœurs, son type et un costume à part38 ».
    « Les Bigoudens sont foncièrement laids et n’ont rien de commun avec le type grec. (…) Ils me paraissent être d’origine thibétaine (…) Les Bigoudens paraissent être des Mongols pur sang. (…) Les Quimpérois les appellent communément des Chinois, et qu’il n’y a pas à Quimper une seule boutique ou commerce tenu par un « Bigouden ». Elles (sic) ont le monopole de la « marée » et tous les matins, elles arrivent des campagnes environnantes ou des bords de la mer, étaler leurs produits agricoles ou leur pêche, sur la place du marché. Mais, le soir venu, il ne reste pas un seul habitant de Pont-l’Abbé à Quimper39. »
    À partir de 1983, une enquête immunogénétique, parrainée par l’Inserm, est menée par l’équipe du professeur Gabriel Le Menn. Elle confirme qu’on a bien affaire, de Plozévet à Sainte-Marine, à une seule et même population : « Non seulement cette population constitue un ensemble homogène, mais également elle diffère des Bretons limitrophes34. » Les enquêteurs considèrent en revanche qu’« il faut tordre le cou au mythe oriental… puisqu’il n’existe rigoureusement aucune analogie génétique entre Bigoudens et Asiatiques34… » La population bigoudène a plus d’affinités génétiques avec les populations de pays celtiques insulaires (île de Man, pays de Galles) que la moyenne de la population finistérienne40.–
    ——source Wikipédia———————-

    Ce qui n’obère en rien l’amour de Monsieur Patrick Peron pour le Pays Basque où il a vécu quelques années et où ses parents finirent leurs jours.

    • raymondjoyeux dit :

      Merci Inaki pour ces précisions concernant P. Péron. Vous semblez le connaître beaucoup mieux que moi. Je savais qu’il était né à Pont L’Abbé, mas si j’ai bonne mémoire, ce serait lui-même qui m’aurait dit qu’il était Basque. J’emploie néanmoins le conditionnel car j’ai un doute. Je sais par contre à coup sûr qu’il a joué au rugby à l’Aviron bayonnais, d’où peut-être ma méprise. Mais, comme vous dites, Breton ou Basque, cela n’enlève rien aux qualités de Patrick dont j’apprécie aussi bien l’engagement associatif, culturel et social auprès de nos compatriotes Saintois que les écrits historiques, fictionnels et poétiques.

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