Terre-de-Haut : la Place du Plan d’eau enfin opérationnelle !

Après plusieurs années d’attente…

Annonce des travaux financés par l'Europe et le Sénat

Annonce des travaux financés par l’Europe et le Sénat

Les habitants de Terre-de-Haut étaient plus qu’impatients de voir l’aménagement tant attendu de la seconde phase de la Place du Plan d’eau enfin réalisé. C’est chose faite depuis fin février 2014. Élections obligent, c’est en effet quelques semaines avant les municipales du 23 mars dernier que les Saintois ont vu les équipes successives d’ouvriers et autres installateurs de jeux d’enfants s’affairer sur le site. Aujourd’hui que la quasi-totalité du projet au sol semble avoir vu le jour, il ne reste plus qu’à intégrer à cet ensemble magnifique la piscine suspendue, initialement prévue, et ses équipements annexes. Mais la population est plus que dubitative quant à la réalisation prochaine de cette dernière tranche. Car même si la totalité des aménagements est cofinancée par l’Europe et le Sénat, vu que la commune, en perpétuel déficit budgétaire, est sous tutelle préfectorale, il apparaît très peu probable que de nouveaux travaux puissent être entrepris de sitôt. À ce titre, une information complète sur le financement déjà utilisé et le reste à réaliser sur ce chantier serait plus que bienvenue ! C’est Régis Debray qui disait que tout administré payant des impôts a le droit de savoir ce qu’il advient de son argent …

 Satisfaction générale

place 1Ne boudons pas cependant notre plaisir. Avec l’implantation d’un mobilier urbain ergonomique de qualité, en nombre suffisant et judicieusement disposé, recon-naissons qu’un effort considérable a été consenti pour permettre aux uns et aux autres de profiter pleinement de ce cadre enchanteur qu’est la crique de Petite-Anse et la baie du Fond-Curé. Avec en toile de fond, à l’ouest, la cambrure parfaite de l’Îlet à Cabris barrant l’horizon, et, au sud, l’harmonieux massif du Chameau, débarrassé de son malodorant et incongru dépotoir. De leur côté, les enfants s’en donnent à cœur joie, utilisant jusqu’à la nuit tombée des installations adaptées à leur âge, prévues pour leur détente et l’exercice de leur agilité, et qui avaient jusque là cruellement manqué aux petits Saintois… Activités ludiques diverses, exercées sous l’œil vigilant et la surveillance attentive des parents, comme le suggèrent les nombreux panneaux implantés à proximité de chaque aire de jeux. Ce qui, selon nos informations, n’a pas empêché quelques petits accidents, sans gravité semble-t-il, signalés depuis l’ouverture de la place au jeune public.

jeux - copie

Sous les pavés l’estran

Rivage de Petite Anse avant son comblement

Rivage et vue partielle de Petite-Anse avant son comblement

Mais avant d’être la superbe place aménagée d’aujourd’hui, ce site de Petite-Anse était ce qu’on appelle aux Saintes une « basse » corallienne. C’est-à-dire, en terme de géographie littorale, un estran : espace naturel, alternativement découvert et  recouvert  par la mer, au rythme de la faible  marée sévissant sous nos latitudes. Si les nouvelles générations n’ont jamais connu cette « basse », les plus anciennes doivent s’en souvenir. À la sortie des classes, vers 5 heures de l’après-midi, les écoliers que nous étions alors s’y précipitaient pour y glaner des palourdes enfouies dans la vase. Elles étaient signalées par un fin geyser salé qu’expurgeaient de gros vers visqueux, eux-mêmes enterrés dans le sable rouge et ocre. D’autres innombrables petits animaux et végétaux marins peuplaient les flaques tièdes laissées dans les crevasses par la marée descendante : ulves, corallines, patelles, vigneaux, ophiures, petits oursins noirs compacts, appelés châtaignes, et autres algues et coquillages vivants et colorés qui nous écorchaient parfois les pieds.

Ophiure noire

Ophiure noire

À la marée montante, les deux baies confondues du Mouillage et du Fond-Curé se rejoignaient au goulet sableux de la presqu’île Érivan qui se détachait alors du rivage, se transformant pour quelques heures en un minuscule et éphémère îlot rocheux. Le fort courant circulant entre les deux baies par le goulet renouvelait et régénérait les eaux, évitant ainsi leur stagnation et l’envasement des fonds que l’on constate aujourd’hui. À la pointe extrême de la presqu’île, l’eau cristalline, lumineuse et vivifiante du légendaire Bassin des Sœurs, petite excavité naturelle entre les rochers affleurant la surface, calme, profonde, ouverte sur le large, accueillait, en plus de ses hôtes habituels, baigneurs et baigneuses qui venaient s’y rafraîchir en toute sécurité par les chauds après-midi de carême. Cela pour dire que c’est tout un écosystème irremplaçable qui a été irrémédiablement enseveli sous la glaise et le béton de cette place qui fait, sans qu’ils le sachent, le bonheur des jeunes promeneurs et de nos enfants d’aujourd’hui…

Comblement et aménagements successifs

C’est au début des années 70, que fut entrepris par les autorités d’alors le comblement de l’estran de Petite-Anse. Le surplus de terre enlevée des mornes lors de la construction de l’aérodrome de Grande-Anse avait trouvé – à tort ou à raison -, aux yeux des responsables municipaux, une utilisation toute désignée. Manquant d’espace dans le bourg pour la réalisation d’un complexe culturel et multi-sportif, l’idée de « prendre sur la mer », en un endroit propice, germa naturellement dans l’esprit de nos dirigeants.

Vue générale du Plan d'eau

Vue générale de la première place avec ses pontons et gradins, avant la réhabilitation actuelle – Ph R. Joyeux

L’opération fut confiée à un entrepreneur métropolitain du nom de Guinaman, lequel, secondé par le Saintois Paul Foy, à la tête d’une équipe de jeunes locaux, commença par élever une digue pour circonscrire l’espace et contenir la terre rapportée. Cette digue en pierre qui a résisté à toutes les intempéries devait servir de contrefort à l’aménagement d’une piscine d’eau de mer limitée par deux pontons, dont on voit encore les piliers depuis la promenade longeant la place. Des lignes d’eau flottantes entre ces pontons matérialisaient les couloirs de nage. En même temps que s’édifiait cette piscine naturelle, des gradins de béton destinés au public complétèrent le complexe nautique.

Début des travaux phase 1

Début des travaux phase 1- Ph. R. Joyeux

Cet ensemble servit tel quel pendant plus de 20 ans. On y ajouta par la suite, sur les emplacements récupérés, un semblant de maison de jeunes, un court de tennis transformable en terrain de basket et un petit théâtre de plein air qui a eu ses heures de gloire avec les pièces irrésistibles de Jérôme Hoff, interprétées par l’auteur et quelques comédiens amateurs du cru. Les années passant, tous ces aménagements devenus obsolètes se dégradèrent peu à peu pour finalement disparaître. Et le Plan d’eau, comme fut nommé ce nouvel espace, devint et resta longtemps dépotoir à ciel ouvert et, accessoirement, base nautique avancée de l’UCPA. Jusqu’à sa transformation récente rendue possible grâce aux fonds obtenus du Sénat et de l’Europe. Les travaux de la nouvelle place tardèrent cependant à se concrétiser, la première phase ayant consisté simplement à réhabiliter le sol et à implanter d’innombrables lampadaires qui continuent, au grand dam des contribuables, à brûler toutes les nuits, jusqu’au petit matin, inutile source, pour certains, de gaspillage d’énergie et d’argent…

 Avant l'implantation des aires de jeux

Avant l’implantation des aires de jeux pour les enfants – Ph. R. Joyeux

La place est néanmoins aujourd’hui opérationnelle, c’est sans doute là l’essentiel. Même s’il reste encore à réaliser certains aménage-ments comme la piscine évoquée plus haut, prévue dans le plan technique et architectural initial pour le moins ambitieux et coûteux. Qu’en sera-t-il dans ce cas du port de pêche et ses anneaux sécurisés aux abords de la place, projet capital cent fois promis, cent fois remis aux calendes grecques ? La question reste posée. Car peut-être que beaucoup de professionnels, ou même de plaisanciers, préfèreraient-ils savoir leurs embarcations à l’abri et facilement accessibles, plutôt que de voir s’implanter une piscine qui ne serait pas forcément homologuée et qui ne servirait au mieux qu’à des entraînements épisodiques sans lendemain ; et encore, dans l’hypothèse improbable où notre île disposerait – comme dans les années 70 – d’un véritable club de natation, avec des sportifs de haut niveau et des entraîneurs qualifiés.

Crépuscule au Plan d'eau

Crépuscule enflammé au Plan d’eau – Ph. R. Joyeux

S’il faut choisir, aux autorités compétentes de trancher, puisqu’on ne demande jamais son avis à la population. Sauf à vous, chers lecteurs, sur ce blog. Aussi, n’hésitez pas à exprimer vos propositions et à nous faire part de vos commentaires. Si vous le souhaitez, bien évidemment… Je suggérerai pour ma part qu’on rebaptise ce bel espace du nom d’un de ses premiers bâtisseurs et qu’on l’appelle désormais et une fois pour toutes : Place Paul Foy.  Ce ne serait que justice.

Raymond Joyeux

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7 commentaires pour Terre-de-Haut : la Place du Plan d’eau enfin opérationnelle !

  1. raymondjoyeux dit :

    En dépit des applaudissements qu’elle mérite, la réalisation de cette place soulève quelques questions et appelle les précisions suivantes indiquées sur le panneau reproduit en haut à gauche de l’article :

    – Le permis de construire a été délivré le 05 juin 2003, le début des travaux annoncé pour le 19 octobre 2007, soit 4 ans après l’obtention du permis, à supposer que cette dernière date ait été respectée.

    De deux choses l’une : ou le permis a été renouvelé, ce qui serait très étonnant, ou il était caduc et dans ce cas les travaux n’auraient pas dû être entrepris. À moins que les collectivités ne soient pas soumises aux mêmes contraintes que les particuliers.
    Voici ce que dit le code de l’urbanisme : « Le permis de construire est périmé si les constructions ne sont pas entreprises dans le délai de deux ans à compter de la notification visée à l’article R. 421-34 ou de la délivrance tacite du permis de construire. Il en est de même si les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. »

    Financement de la première phase (VRD et éclairage) : 602 000 € hors taxe, dont
    – 180 600 € par l’Europe
    – 421 400 € par la commune.

    Concernant la phase 2 (finition – implantation du mobilier et des jeux), sur un second panneau encore visible à l’entrée de la place :

    – Pas de N° de permis mentionné (le premier permis devait sans doute inclure cette phase), mais les travaux ont été interrompus pendant plus d’un an ! ce qui a rendu ce permis périmé.
    – Aucune date mentionnée à l’exception de la durée des travaux : 3 mois
    – Aucun financement chiffré mentionné
    – Seule précision : cofinancement par l’Europe et le Sénat. 0 € par la commune.

  2. Duval Michel dit :

    Les lampadaires hyper puissants du Plan d’Eau, en place depuis 2008, sont une véritable horreur.

    Il y a encore 15 ans, TdH était un paradis de ciel étoilé. C’est au Calvaire, au dessus du village, au début des années 1990, que m’est venue ma vocation d’astronome amateur. Le ciel était si beau, si pur, si noir alors, à donner le frisson sur la peau, que, me disais-je, ce serait un péché de ne pas apprendre les étoiles, constellations, planètes, amas globulaires, nébuleuses, galaxies, comètes, la Lune et ses montagnes, la Voie Lactée, tout notre Univers à portée de la main, auquel s’adressent chaque soir grenouilles, coqs et cabris dans la Savane, par leurs chants incantatoires et enivrants. Depuis Grande Anse, le ciel du Sud était encore plus grandiose, avec la nébuleuse Éta Carina, Oméga Centaure (le plus gros amas globulaire de tout le ciel), la Poupe, les Voiles, la Croix du Sud, dont les noms mêmes étaient des incitations au voyage, comme des Dieux de l’Olympe s’adressant à nous et à nous seuls.

    Puis, la folie des lampadaires de plus en plus puissants s’est emparée de la commune de TdH, à commencer par les rues du village, puis celles longeant l’aéroport et -horreur- la plage de Grande Anse jusqu’à Rodrigue, et enfin, les pires de tous, ceux du Plan d’Eau. Tout cela crée maintenant une pollution lumineuse épouvantable au dessus de toute l’île, semblable à celle des grandes métropoles (Paris, Montréal), des hypermarchés de banlieue et des autoroutes, rendant l’observation des objets célestes pratiquement impossible, à part les plus brillants. Les raisons invoquées pour justifier tous ces lampadaires sont probablement les mêmes qu’ailleurs, soi-disant pour la sécurité, mais surtout « pour faire moderne ». En réalité, ils permettent surtout aux scooters de rouler encore plus vite la nuit, et il n’y a pas de délinquance à TdH, contrairement à PTP.

    Des solutions relativement peu coûteuses existent pourtant pour redonner à TdH une partie de sa beauté nocturne. Par exemple, des lampadaires dirigeant la lumière vers le sol plutôt que dans toutes les directions. Également en limitant leur puissance à ce qui est strictement nécessaire, sans l’exagération actuelle. J’en reparlerai peut-être dans un autre commentaire, s’il y a un intérêt parmi les lecteurs de ce site. Voilà qui ferait de TdH un modèle de vraie modernité à imiter.

    La beauté du ciel étoilé est certainement un atout majeur de TdH, pour ses visiteurs-touristes comme pour ses citoyens. Il n’y a pas si longtemps les jeunes Saintois, garçons et filles, se réunissaient le soir pour contempler « La Poussinière » (Les Pléiades), source de méditation sur leur vie commune à venir, à l’époque où ils n’avaient pas encore la télévision…

    • atht dit :

      Votre commentaire laisse rêveur quant à la beauté nocturne…
      Terre de Haut s’est enfin débarrassé de cette décharge, véritable plaie sur un flanc du Chameau.Oui mais voilà cette pollution lumineuse qui s’est installée, encore plus sournoise car pas d’odeur, pas de paysage désolant. Certes vos élus sont incultes, mais en regardant autour de moi, je m’aperçois que très souvent on ne respecte pas cette magnifique nature. Et ce n’est pas les taxes et autre décisions écologiques qui changeront ces dérives. Changeons plutôt l’humanité………..c’est pas gagné !

  3. raymondjoyeux dit :

    Merci Michel pour ce très beau commentaire plein de vérité et de poésie. Bien que ne résidant pas en permanence sur notre île, on ne peut pas dire que ce qui s’y passe te laisse indifférent. Prenant fait et cause pour une meilleure qualité de vie aux Saintes, et notamment à Terre-de-Haut, tu montres par ton talent, tes réflexions et ton expérience que d’autres voies sont possibles dans tous les domaines de notre quotidien.

    En dehors du fait que le comblement initial de Petite Anse a, dès le début, chamboulé tout l’écosystème du site et plus largement de la baie elle-même, l’aménagement actuel de cette place du plan d’eau aurait pu être en effet envisagé d’une autre façon, surtout en matière d’éclairage public, objet de ton commentaire. Encore eût-il fallu que nos décideurs s’entourent de personnes compétentes, informées et sensées et ne prennent pas tout seuls, enfermés dans leur tour d’ivoire, des décisions aberrantes, sans tenir compte ni des besoins réels, ni de l’esthétique, ni de l’impact sur l’environnement naturel et humain, ni du coût de réalisation, d’utilisation et d’entretien.

    Combien de fois, depuis 2008, ai-je personnellement signalé à des représentants du Conseil municipal – et je ne crois pas avoir été le seul – que laisser allumés jusqu’au matin les lampadaires ridiculement surnuméraires de cette place était une source de gaspillage inutile, aussi bien sur le plan énergétique que pécuniaire, sans oublier les inconvénients pour la douceur de la pénombre et l’observation du ciel nocturne que tu signales avec tant de conviction et de passion. Mes Interventions, comme celles des autres, sont restées bien entendu lettres mortes, d’autant plus que le coût de cet hyper consommation est supporté directement par les contribuables et clients d’EDF dont un supplément non négligeable est appliqué sur les factures pour participation à l’éclairage public ! Voilà comment on traite les problèmes aux Saintes, en ajoutant une injustice à une ineptie.

    Certes, j’ai publié une chronique avantageuse sur cette place devenue enfin opérationnelle – grâce d’ailleurs à des financements non communaux – car j’estime qu’au lieu de la laisser en état de délabrement, il fallait l’aménager au mieux. Mais, comme toi et beaucoup d’autres, je pense que certaines questions se posent qu’il convient d’évoquer sans tabou. C’est ce que tu fais magistralement dans ton commentaire en l’élargissant avec à propos à d’autres lieux du bourg. Au nom de mes compatriotes, je te sais gré de ta lucidité et de tes suggestions, en espérant qu’un jour ces dernières finiront par tomber dans l’oreille de certains de nos dirigeants, trop souvent, hélas, j’ose le dire, incultes et sans imagination.

  4. raymondjoyeux dit :

    Pour abonder dans le sens de Michel et compléter son commentaire sur la beauté du ciel nocturne, trop souvent gâchée par la luminosité crue des lampadaires urbains, je propose cet extrait du livre de Tanizaki Junichiro : Éloge de l’ombre, publié chez POF en 1993 : P.91

     » Une fois déjà l’on m’avait gâché ainsi le spectacle de la pleine lune : j’avais projeté, une certaine année, d’aller la contempler en barque, à la quinzième nuit, sur l’étang du monastère de Suma ; je conviai donc quelques amis et nous y vînmes, munis de nos provisions, pour découvrir que l’on avait, sur tout le pourtour de l’étang, suspendu de joyeuses guirlandes d’ampoules électriques multicolores ; la lune était d’ailleurs au rendez-vous, mais autant dire qu’elle n’existait plus.
    Des faits comme ceux-là montrent à quel degré d’intoxication nous sommes parvenus, au point qu’il semble que nous soyons devenus étrangement inconscients des inconvénients de l’éclairage abusif. Tant pis, si l’on veut, pour les amateurs de clair de lune, mais dans les maisons de rendez-vous, les restaurants, les auberges, les hôtels, quelle débauche de lumière électrique !.. »

    (Traduit du japonais par René Sieffert)

    • raymondjoyeux dit :

      Bonne nouvelle (très passagère malheureusement) pour Michel et les amoureux de la pénombre : aux Saintes ce lundi 30 juin, j’ai observé que les lampadaires du Plan d’eau n’ont pas été allumés et sont restés éteints toute la nuit. De même que les réverbères urbains du quartier de Fond Curé, depuis le dispensaire jusqu’au ponton du Morne rouge. Panne momentanée ou décision avisée ? Profitant de l’obscurité bienveillante, je me suis rendu vers 22 heures sur la nouvelle place pour tenter d’observer le ciel. Malheureusement la petite onde tropicale qui avait généré de fortes pluies toute la journée avait laissé le ciel chargé de nuages auxquels s’était ajoutée la brume de sable qui sévit actuellement sur la Guadeloupe. Conclusion, point d’étoiles ni de constellations. J’ai néanmoins apprécié l’absence de ce trop plein de lumière et retrouvé l’espace d’une soirée l’atmosphère feutrée des nuits mon enfance, à l’époque où aux Saintes nous nous éclairions à la lampe à pétrole…

  5. Duval Michel dit :

    Comme promis précédemment, voici quelques informations pour lutter contre la pollution lumineuse à TdH.

    Il existe en France une « Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne » (ANPCEN) (http://www.anpcen.fr). Elle aide les communes intéressées à lutter contre la pollution lumineuse en leur fournissant des conseils techniques sur les éclairages à utiliser, et leur délivre un label de « Villes et villages étoilés » qui peut être un atout supplémentaire sur le plan touristique. Environ 400 communes, rassemblant 800 000 habitants, en font partie, dont celle de Beauregard dans le Quercy, qui a fait l’objet d’un reportage remarqué des « Racines et des ailes » en août 2014.

    Il y a une association similaire en Belgique (http://www.ascen.be) ainsi qu’au Québec (http://www.idaquebec.org) et aux USA.

    Il existe par ailleurs un label de « Réserve internationale de ciel étoilé », qui a été obtenu par le Pic du Midi (Hautes Pyrénnées) (http://www.picdumidi.com/rice/), faisant de lui « un territoire pilote dans la mise en place de nouveaux modes d’éclairage économes et non polluants et le développement de nouvelles formes de tourisme scientifique et de nature ».

    Une réserve semblable a été créée au Mont Mégantic près de Montréal (http://www.ricemm.org) certifiée par la « International Dark Sky Association ». Y ont été installés des lampadaires écologiques utilisant des DEL Phillips légèrement ambrées plus performantes que les DEL blanches et les lampes au sodium haute pression, permettant de lutter contre la pollution lumineuse tout en répondant aux besoins d’éclairage extérieur.

    Des conseils pratiques sur les lampadaires recommandés sont disponibles sur les sites suivants. Remplacer les prochains lampadaires défectueux de TdH par des lampadaires non-polluants ne coûterait pas plus cher.
    http://www.ricemm.org/documentation/luminaires
    http://www.ascen.be/documents/presentation/Cahier_Recommandations_Techniques.pdf
    http://www.ascen.be/documents/presentation/Brochure_recommandation_utilisation_EP_2014.01.23_12pg.pdf
    http://ricemm.org/wp-content/uploads/2013/02/astrolab_guide_d_eclairage.pdf
    http://idaquebec.org/fr/publications-fichiers/Reg%20type%20eclairage%20ext_10%20dec_final.pdf

    Concernant les économies d’énergie ainsi réalisées :
    http://www.sieml.fr/espace/fichier/209_anpcen_plaquette.pdf

    Concernant l’absence d’effets négatifs sur la sécurité :
    http://www.anpcn.fr/docs/20130810134255_diqrsp_doc89.pdf
    http://www.anpcen.fr/docs/20130810134153_1wovij_doc88.pdf

    Autres articles :
    http://www.idaquebec.org/en/publications-fichiers/R_ECL_EXT_VINT_1122013.pdf

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