Les ravages des folles à lambis et autres filets maillants

ALERTE ROUGE !

Tortues filet  20 10 11 020

Prisonnière d’une folle à lambis

Publié le 25 septembre dernier, notre article sur le lambi (toujours visible sur le site) est un de ceux qui, depuis la création de ce blog à la mi-juillet 2013, a eu le plus de succès. Selon notre gestionnaire de statistiques, plus de 450 visiteurs l’ont parcouru, répartis dans une vingtaine de pays à travers le monde, – depuis la Guadeloupe, jusqu’en Australie, (en passant par la France continentale, les États-Unis, la Martinique, la Guyane, Haïti, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, le Maroc, le Canada, les Républiques Arabes Unies, Mayotte, l’Angleterre, la Colombie, la Suisse, l’Australie, l’Autriche, la Réunion, la Côte d’Ivoire…)  C’est dire que ce sujet sensible intéresse nombre de lecteurs dont sans doute beaucoup de Saintois et Guadeloupéens sur place, en voyage ou résidant dans les pays cités. C’est cet intérêt qui nous pousse à publier un second article sur le sujet mais pour montrer cette fois les ravages occasionnés par l’utilisation des folles et autres filets dormants en saison de pêche aux lambis et sans doute hors saison par des braconniers sans scrupule.

L’idée et la nécessité de ce nouvel article nous sont venues d’un commentaire posté par une lectrice de Terre-de-Haut, passionnée de nature, préoccupée par la sauvegarde des espèces et en relation avec les responsables d’un club de plongée. Lectrice avec laquelle nous avons pris contact, échangé nos infos et préoccupations et établi un dialogue.

Vous trouverez ci-dessous l’échange que nous avons eu avec cette lectrice.

 » Selon vous, à combien sont estimées les pertes en tortues marines occasionnées par les folles des pêcheurs ?

Réponse : – Les folles à lambis seraient responsables, d’après les professionnels de la mer que sont les plongeurs sous-marins et les organismes chargés de recenser les tortues, de la mort annuelle d’environ 100 tortues sur les Saintes, c’est un véritable carnage …  La création d’une réserve sous-marine dans la baie des Saintes permettrait d’y préserver la faune et la flore et, toujours selon ces mêmes professionnels, on verrait en quelques années, voire en quelques mois, prospérer poissons et tortues ; et la faune sous-marine serait d’une richesse renouvelée compte tenu des conditions exceptionnelles qu’offre cette baie… Malheureusement tous les pêcheurs ne sont pas encore convaincus du réel intérêt qu’il y aurait à créer une telle réserve y compris pour eux en terme de renouvellement du poisson. Il faut savoir protéger pour pouvoir mieux prélever, et qui n’est pas d’accord pour dire :  1 – qu’il y a actuellement une réelle raréfaction du poisson. 2 – que des zones de protection peuvent seules permettre de préserver cette ressource pour mieux pouvoir l’exploiter ensuite et pérenniser ainsi ce beau et difficile métier de pêcheur. Une telle évolution est inéluctable et on peut simplement espérer qu’elle se produise le plus rapidement possible, au bénéfice de tous. 

Les folles à lambis sont généralement posées sur les herbiers, à faible hauteur du fond, comment peuvent-elles piéger les tortues ?

Réponse : – Les tortues imbriquées (qui mangent les éponges des récifs) semblent compléter leur alimentation en allant sur les herbiers. Elles sont donc également victimes des folles posées sur ces fonds sableux. Ces folles tuent aussi les tortues vertes habituées à vivre dans les herbiers ainsi que toutes les raies aigle (ange de mer) et pastenagues présentes dans ces herbiers.
– Chaque automne on trouve très souvent des folles sur plusieurs sites de plongée (Augustins, la Vierge, Ti-paté et la Baleine) avec des cadavres pris dans les mailles. Jusqu’à cinq par filet …
– Il y a quelques années, avant que les folles ne soient aussi nombreuses, les plongeurs observaient de trois à six tortues par site. Depuis un an, ils déplorent leur disparition sur la majorité des sites et au plus voient-ils une ou deux jeunes tortues.
– Six tortues étaient observées sur la pointe Cabrit (face à la zone la plus « infestée », de folles), ces tortues ont disparu depuis 2 ans. Ces informations sont fiables, elles émanent des plongeurs fréquentant les fonds sous-marins des Saintes tous les jours ou presque depuis plusieurs années. Pour preuve, ce diaporama à partir de photos de Claire Jeuffroy, monitrice de plongée et photographe au club Pisquettes de Terre-de-Haut.

 

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Photos de Claire Jeuffroy du club Pisquettes

Vous avez évoqué l’éventualité, selon vous impérative, d’un classement de la baie des Saintes en réserve naturelle. Ne pensez-vous pas que le va-et-vient incessant des navettes et autres bateaux motorisés, aggravé par la pollution aux antifoulings, serait un obstacle à l’efficacité de ce classement ?

Faire de la baie une réserve naturelle

Faire de la baie une réserve naturelle

Réponse : –  En réalité, la pollution que vous indiquez n’y est pas très importante : les dauphins y évoluent volontiers et on peut penser qu’ils ne se plairaient pas dans une eau très polluée. De plus,  le fond de la baie est tapissé d’algues qui servent d’abri à toutes sortes de brouteurs et de  poissons juvéniles (girelles, coffres, poissons armés, chirurgiens..). C’est en outre, une vraie nurserie à langoustes. De gros thazards et des carangues viennent s’y nourrir. On peut imaginer que la baie deviendrait un véritable aquarium si une réserve sous-marine y était créée … Cette réserve serait, semble-t-il,  bénéfique pour tous,  au plus haut point, pêcheurs y compris, et ce en peu de temps.

Quelles sont les dernières nouvelles sur le front des ravages que avez-vous obtenues de vos amis plongeurs en ce début de la pêche aux lambis ?

Réponse : – J’ai collecté malheureusement de mauvaises nouvelles relatives aux dégâts provoqués par les folles : en moins d’une semaine, la mort de 7 tortues prises dans les mailles a déjà été signalée (entre Crawen et le Bois Joli et aux Augustins). Les plongeurs sont vraiment écœurés, ils ne savent pas à quoi sert leur travail de comptage, d’iden-tification et de bagage des tortues mené en relation avec l’OMMAG s’ils les retrouvent mortes dans les folles 2 mois après. 

Concernant la pêche aux lambis proprement dite, avez-vous des observations à faire ? Les professionnels respectent-ils selon vous la règlementation en vigueur ?

coquilles-de-lambisRéponse : – Les plongeurs m’ont indiqué que certains pêcheurs cassent les lambis pour récupérer leur chair au-dessus des corps morts des sites de plongée. Ils jettent les coquillages vides au pied de ces corps morts créant ainsi de véritables cimetières de lambis qui stérilisent les fonds sur lesquels ils reposent et tuent  le corail qu’ils recouvrent : encore un dommage collatéral de la pêche aux lambis. Enfin il semble que certains pêcheurs posent les folles avant le 1er octobre, date officielle d’ouverture de cette pêche ..Tout cela est évidemment bien triste … »

Bien triste réalité en effet que ces comportements irresponsables, qui devraient obliger les autorités à réfléchir aux  moyens à mettre en œuvre pour les faire cesser. Mais quand on sait que la baie de Pompierre est classée depuis plusieurs années réserve naturelle, interdite à la pêche et au mouillage, et que plaisanciers et pêcheurs continuent de faire parfois comme si de rien n’était, on peut s’interroger sur la volonté réelle des intéressés à tous les niveaux à faire respecter une règlementation qui s’impose à l’évidence à tous pour un meilleur équilibre entre toutes les espèces qui peuplent notre planète. R.J

images-1P.S. Nous remercions notre sympathique correspondante saintoise pour l’intérêt qu’elle porte au sujet passionnant de la protection des tortues, de la biodiversité et de l’environnement en général, et pour les précieuses informations qu’elle a collectées auprès des moniteurs du club de plongée Pisquettes et de la photographe Claire Jeuffroy. Sans la gracieuse contribution de ces personnes, cet article n’aurait pu vous être proposé. Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à consulter les sites du club de plongée « Pisquettes« , de Terre-de-Haut  ainsi que celui de l’association  Kap’Natirel sur les tortues marines. 

Laissez-la vivre !

Laissez-la vivre !

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17 commentaires pour Les ravages des folles à lambis et autres filets maillants

  1. vonvon dit :

    Ce n’est que la suite logique au reportage avec Félix FOY. En effet, après la destruction de la partie visible de l’île, on passe à la face cachée qui n’est guère plus glorieuse. L’agonie de ces tortues est insupportable, merci à Claire et au club de plongée mais il serait souhaitable que ces images soit diffusées auprès des agences de protection de la faune et de la flore car ne comptons pas sur les élus municipaux et les pêcheurs de lambis, il y a un aimant au-dessus de tout ce désastre c’est l’ARGENT, LES SOUS, LES EUROS….nos enfants et petits enfants n’ont pas à être fiers de nous, c’est lamentable.

  2. chrysos dit :

    Oui,il serait possible de transformer la baie des Saintes en réserve naturelle sous certaines conditions.J’en citerai trois :
    -recenser et réunir les professionnels qui tirent quelque argent de la pratique de la pêche sous quelque forme que ce soit dans la baie.
    -garantir à ceux -ci une compensation financière à la hauteur de leur manque à gagner durant une période suffisamment conséquente pour leur permettre de quitter la profession (retraite) ou de se reconvertir.
    -Assurer la mise en place d’un plan de formation aux jeunes des Saintes dans les métiers maritimes autres que la pêche côtière tels l’aquaculture, le tourisme nautique entre autres.

    Vaste programme dirait le général. Au boulot messieurs les responsables et sachez faire preuve de pédagogie.Pour n’importe quel saintois : kalkul fet avan konter .

  3. cathy voglimacci dit :

    en réponse à Vonvon, « les agences de protection de la faune et de la flore » sont depuis longtemps informées du problème … mais sans les élus qui sont précisément décideurs, elles ne peuvent rien faire. Et en réponse à Chrysos : créer une réserve sous-marine dans la baie des Saintes ne plongerait les pêcheurs dans le chômage, seule une infime partie du domaine du domaine de pêche des Saintes serait « stérilisée » et constituerait un véritable vivier, aquarium au bénéfice des zones de pêche autorisées …

  4. oze dit :

    Faire de la baie une réserve est une fausse bonne idée. Il ne faut pas que cela devienne comme l’ilet pigeon ou l’ilet fajou. L’administratif des réserves est trop compliqué à gérer, de plus cela donne trop de pouvoir à ceux qui les dirige et se prennent pour des donneurs de leçons de l’environnement et de la protection. De plus pour en faire quoi ? une zone touristique dont l’impact sera beaucoup plus dévastateurs que la pêche professionnelle. Il faudrait d’un commun accord entre les marins pêcheurs et la commune, interdire tout simplement les arts dormants ou autres filets maillants dans la baie, afin de limiter la capture accidentelle de tortues. Permettant la capture des lambis en apnée ou par la drague anciennement utilisé par nos grand-père. Cela serait bénéfique pour tous et éviterait les captures dû à ces engins de pêche. Un simple arrêté municipal suffirait, inutile donc de s’embarquer à mettre en place une réserve, qui n’a pas sa place aux saintes.

    • raymondjoyeux dit :

      Merci pour votre commentaire. Toutes les opinions sont bonnes à entendre. N’étant pas moi-même pêcheur ni « spécialiste »de la question, je laisse le soin aux lecteurs plus compétents d’exprimer à leur tour leurs arguments en faveur de cette éventuelle réserve où au contraire apporter de l’eau à votre moulin. Je peux vous préciser cependant qu’à ma connaissance les pêcheurs ne mettent pas de folles dans la baie. Mais je me trompe peut-être. Ce que je sais à coup sûr, c’est que les « gros poissons » n’y rentrent plus comme avant et ceux qui sont sennés régulièrement, les quiaquias, par exemple, sont de très petite taille, alors que les pêcheurs gagneraient, selon moi, à les laisser grossir. D’autre part, l’arrêté municipal que vous évoquez, serait peut-être suffisant s’il était respecté. Or il existe un arrêté « préfectoral » interdisant tout mouillage et action de pêche dans la baie de Pompierre, j’ai vu pourtant de mes yeux des pêcheurs y jeter leurs filets. Que faire si les principaux intéressés ne respectent pas eux-mêmes les interdictions ?

  5. cathy dit :

    un « simple arrêté municipal », on peut rêver quand on connait le poids électoral des pêcheurs… La baie est un petit territoire facile à protéger et surveiller, une telle réserve serait bénéfique pour TOUS, à condition d’accepter investir sur le moyen terme et d’être un minimum sensibilisé par la préservation de ce magnifique patrimoine. Il y a encore un long, très long chemin à parcourir hélas avant que ne cesse en autres, le massacre des tortues..

  6. chrysos dit :

    La transformation de la baie des saintes en réserve naturelle constitue ,selon moi, une opportunité écologique et économique formidable en terme de plus values financières et professionnelles. Imaginez un immense aquarium naturel peuplé d,espèces diverses et variées ,visité par des milliers de touristes .Cela représenterait des centaines d,emplois pour notre jeunesse.
    Il suffirait que les décideurs politiques voient plus loin que leurs petits intérêts.
    La pêche artisanale est condamnée à terme,qu’,on se le dise.

  7. cathy dit :

    Pourquoi opposer la pêche à cette possibilité de réserve instituée dans la seule baie ?

  8. chrysos dit :

    Loin de moi cette volonté d,opposition.J,attire l,attention sur le danger de la diminution des ressources marines. Prévenir vaut mieux que guérir.Quand bien même la baie serait interdite à la pêche à la cueillette, il subsisterait d,autres zones de pêches au sud au nord et à l,est.Cqfd.

  9. chrysos dit :

    On pourrait imaginer une coopérative d,é levage et de commercialisation de lambis (actionnariat exclusif des professionnels saintois )
    Lesquels lambis seraient capturés adultes et de »parqués » dans des zones aménagées à cet effets.Puis vendus aux restaurateurs et mareyeurs des saintes avec un label protégé comme pour le tourment d,amour.
    Il faut en finir avec l,esprit miserabiliste .

  10. oze dit :

    Jusqu’à la journée d’aujourd’hui l’élevage des lambis n’est pas maitrisé, biologiquement personne sur la planète ne maitrise son cycle complet, c’est à dire du stade larvaire à l’âge adulte. Donc pouvoir penser élever du lambis dans la rade est utopique, mais reste cependant une bonne idée. Je tiens à informer monsieur Joyeux que oui, des folles sont disposés dans la baie, même si la pratique la plus courante est l’apnée, d’ailleurs elles ne sont pas toujours balisées pour ne pas attirer le regard des autres camarades pêcheurs. Il faut savoir également que le goût du lambis n’est pas différents qu’il provienne d’Antigua ou de Terre de Haut (aucune études scientifiques ne démontre cela, donc le label goût des Saintes n’est pas pour aujourd’hui ni pour demain..).

    Et contrairement à ce que l’on pourrait penser le stock des poissons des Saintes est en bon état, on y pêche encore des poissons bien calibrés et de grandes tailles, d’ailleurs cela fait partie des meilleurs stock de la Guadeloupe. La pression de pêche n’est pas si fortes que ce que l’on pourrait penser, d’ailleurs à Terre de Haut il ne reste même pas 20 pêcheurs actifs, il n’y a pas de relève à la pêche. Connaissez vous, 10 pêcheurs de moins de 30 ans ? allez on va être gentil, de moins de 35 ans ? Il y a plus de maçons que de pêcheurs, voici la réalité. Et penser qu’une activité exclusivement touristique dans la baie serait bénéfique cela est carrément faux, demander à Petite – Terre qu’elle à sa plus value grâce à son activité touristique ? Et qu’elle à été l’effet réserve observé ?

    Ne pas croire à la responsabilité de chacun, c’est ne pas croire à l’avenir, certes une génération est quasiment à mettre de côté, mais l’éducation de nos jeunes reste l’avenir des Saintes. Tout comme nous avons voulu faire croire à nos enfants qu’il fallait aller à l’école pour ne pas devenir pêcheur, mais que sont-ils devenus aujourd’hui ? Gagnent – ils mieux leurs vies que ceux qui sont devenus pêcheurs ? Loin de moi l’idée de ne pas aller à l’école, mais qu’avons nous gagner au retour ? Il y a t-il un retour des petits cerveaux que nous avons éduqués ? Quelle plus value pour les saintes, n’est-ce pas là une perte de l’identité Saintoise ou des Saintes tout simplement. Nous étions la première puissance de pêche de la Guadeloupe (lol) et aujourd’hui que sommes nous ? La pêche à nourris des familles et à fait de nous ce que nous sommes, ce métier si intimement lié à la vie du Saintois, n’est – il pas le reflet de notre petit monde ?

  11. raymondjoyeux dit :

    Merci pour cette analyse très intéressante et documentée. Si vos informations sont vraies (ce dont je ne doute pas) vous m’avez appris beaucoup sur le sujet.

  12. chrysos dit :

    @Oze
    Votre argument sur le stock de poissons des saintes ne m’a pas convaincu.Si tel est le cas comment comprendre que les pêcheurs ( sans dcp ) soient contraints de partir en mer vers 3 /4heures du matin.
    Deuxièmement dans un label le principal critère c’est le lieu de production ensuite s’ y rattachent le goût , là présentation (package ).Entre un lambis pêché dans la baie et un lambis à la chlordeconne, là différence est énorme pour le consommateur (vous voyez ce que je veux dire).
    Enfin ,lorsque j’ai évoqué le sujet de l,aquaculture, dans mon esprit il n,était pas question de techniques et procédés scientifiques d,élevage ni de leur maîtrise.
    La chose est plus simple, il suffirait de laisser les lambis dans leur milieu naturel pour ensuite procéder à un d’enlevage (le terme me vient comme ça) des sujets adultes .Lesquels seraient parques durant une certaine période nécessaire à la maîtrise de la filière par les professionnels réunis en coopérative.
    Cela éviterait le massacre des tortues qui ne souhaitent qu’,une chose continuer à nous fasciner

  13. tarifa dit :

    Et un petit dauphin !

  14. cathy dit :

    Ce sont des rumeurs mais oui il est possible qu’un petit dauphin ait été victime également en plus des raies pastenagues, tortues … et les cimetières de coquilles vides fleurissent partout, coquilles jetées n’importe où, sur les massifs de corail de préférence !

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