Chronique du jardinier 2026 : épisode 1, un pur bonheur

Vendredi 3 avril

Huit heures trente, atterrissage Orly et récup bagages. Pour une fois ce n’est pas un bus qui nous emmène à la queue leu leu à l’aérogare. Il fait frais sur Paris mais avec grand soleil comme il convient pour un printemps normal. Taxi jusqu’à la gare de Lyon, peu de circulation, ce qui est étonnant. Peut-être à cause du Vendredi Saint ou du prix exorbitant du gasoil !

Au hall 1 nous attendons Alex et Anne qui doivent nous rejoindre pour un départ à 11h 50. Beaucoup de monde dans un va et vient incessant. J’observe les accoutrements et ne m’étonne de rien. Nous sommes à Paris ! C’est Alex qui arrive le premier. Belle prestance du fils, fierté du père ! Au complet avec Miss Anne très élégante dans sa superbe robe rouge, nous compostons nos billets électroniques, traînant nos lourdes valises, heureusement secondés par les enfants. Je dis les enfants alors qu’ils ont l’un et l’autre la trentaine épanouie. Et voilà 6 mois que je ne les ai pas vus ni surtout apprécié leur agréable présence parmi nous. Cocktails et petits plats végétariens en perspective. Tout roule parfaitement.

Nous déjeunons dans le train. Du monde au wagon ad hoc et que dire de ceux et celles qui occupent les rares places assises alors qu’ils ne mangent plus, bavardant et riant entre eux ou simplement silencieux. Comme ce pseudo écrivain chauve pas trop vieux qui fait semblant de réfléchir avant d’activer son crayon. Il a deux carnets ouverts gribouillés qu’il consulte alternativement avant d’hésiter à écrire, indifférent aux passagers obligés de déjeuner debout ! J’aurais payé cher pour savoir ce qu’il note. Peut-être un futur Goncourt, qui sait ? Ou rédige-t-il un traité de bienséance en train pour les nuls.

Photo Wikipédia
Ph. R. Joyeux

Arrivée à l’heure au Creusot où notre chauffeur nous attend, recto. Il est à l’heure cette année. Finalement, contrairement à ce que j’avais pensé, tout rentre dans le coffre de la Golf, grâce au miracle de rangement de Chantal et d’Alex, deux as en la matière. Nous filons sur Montceau où je parie qu’un prosecco nous attend. Bingo, j’ai gagné. Ce n’était pas difficile à prévoir.

Je trouve à J. meilleure mine que l’an dernier et fais un tour au jardin. L’herbe n’est pas très haute et pourtant il me semble que la végétation est plus en avance que l’an dernier. Pommiers et cerisiers sont en fleurs. Pas les cognassiers. Me vient en tête l’absurde règle de grammaire sur l’accord de fleur qui reste au singulier quand il s’agit d’une seule espèce d’arbre. Mais se met au pluriel pour plusieurs arbres d’espèces différentes… Ouf. C’est illogique car même un seul arbre a plusieurs fleurs ! On apprend que le voisin aurait été cambriolé, en plein jour, sans que rien n’ait été emporté ! Pas sympas les cambrioleurs émules d’Arsène Lupin, casser porte et fenêtres pour rien !

Vers 16 h, Ch au volant, nous sommes en route pour Versaugues après que les surgelés ont été mis au congel. Je somnole durant le trajet et ne sais pas par où nous sommes passés pour atteindre le feu du canal. Maison-glacière, pieds nus sur le carrelage, c’est le Groenland ! Premier réflexe, le poêle. Il est chargé en bois ce qui me permet d’aller vite. Et c’est la flambée qui fait monter la température. Il fait 15 au dehors et 10 à l’intérieur avant chauffage… Le soir, premier cocktail léger d’Alex, du pur bonheur !

Photo Raymond Joyeux

Publié par Raymond Joyeux
Le vendredi 10 avril 2026

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1 Response to Chronique du jardinier 2026 : épisode 1, un pur bonheur

  1. Avatar de strangerkawaii60a76f6f1f strangerkawaii60a76f6f1f dit :

    Super bon séjour à nouveau en Saône et Loire par contre vous attendons dans le Cantal Avons fait un superbe périple il y a 15 jours dans le Sancy et le Cezallier que de bons souvenirs et paysages Tempête de neige tôt le matin ; jonquilles à perte de vue comme chez vous avez les pissenlits 🤣 Nous vous embrassons tous les quatre

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