10 jours de rêve en juillet :
Euphorie
Mardi 1er juillet
Levé 6h30. Ciel bleu sans un souffle. 28° dans la cuisine. Je profite de la relative fraîcheur matinale pour arroser le potager en prévision de la canicule et prépare la plate-bande pour les 10 nouveaux pieds de laitues diverses achetés au marché de Marcigny. Ce sera pour ce soir à la tombée du jour.
Cueillette d’une belle courgette et d’une salade que je nettoie à l’eau vinaigrée sans plus attendre. Une nouvelle journée chaude en perspective.
À 13h, impossible de rester dehors. Confiné à la maison qui a gardé un peu de fraîcheur, j’installe une moustiquaire au vélux de la salle de bain.
Vingt heures, mise en terre comme prévu des salades de Marcigny + arrosage. Ch revenue de Montceau est dans son Spa. Nous dînons à l’intérieur. Le champ en face de la cuisine a été fauché et le foin retourné.
Mercredi 2 juillet
Encore une journée prévue chaude et ensoleillée. Qui s’en plaindra ? La température est à 28 dans la cuisine. Fenêtre ouverte + moustiquaire. Un courant d’air chaud traverse la maison de part en part. Ce qui n’arrive qu’une ou deux fois dans l’année. J’ouvre également toutes les fenêtres de l’étage.
Dès 7h arrosage du potager. Je protège les jeunes plants de salades avec des cartons. Les blettes, enfouies sous des ombrelles d’aneth, sont presque prêtes à être cueillies et les haricots grossissent à vue d’œil. Pas de courgettes ce matin.

Arrosage potager vers 20h. L’air s’est un peu rafraîchi.
Volets fermés, nous laissons les fenêtres intérieures ouvertes pour la nuit.
Jeudi 3 juillet
Levé 6h. Personne n’est venu forcer les volets et la maison a retrouvé de la fraîcheur. La température semble vouloir se normaliser : 20 degrés ce matin à l’extérieur. Temps très agréable. Comme hier, j’ouvre en grand les fenêtres. Pas d’arrosage. Une belle courgette récupérée…
Entre Versaugues et Paray, la route est jalonnée de champs moissonnés.

Décorés aux bordures de quelques guirlandes d’herbes folles, les prés rasés de près sont des nappes d’or à ciel ouvert. Je pense au livre de mon collègue Ernest Pépin sur son enfance en Guadeloupe, Coulée d’or, et voudrais que l’été se perpétue ainsi jusqu’en octobre : soleil, chaleur, journées longues et calmes, un rêve. Mais bientôt peut-être une ondée nocturne bienvenue transformera le paysage jaune d’œuf en mer d’émeraude et les jours doucement continueront à diminuer.
13 h apéro sur le deck. Assaillis de mouches et de guêpes, nous rentrons déjeuner à l’intérieur alors que mon neveu Bruno, descendu de Paris, nous fait la belle surprise d’arriver juste pour se mettre à table avant de repartir pour Montpellier vers 16h30. Belle journée trop courte en très agréable compagnie.

20h, j’arrose le potager en attendant demain. Mes nouveaux appareils fonctionnent parfaitement. J’entends parfaitement la musique du clignotant de la voiture et, pour en profiter, le laisse fonctionner jusqu’au prochain embranchement !
Vendredi 4 juillet
Levé 6h avec le soleil. Agréable fraîcheur matinale. RAS au potager. Je cueille une nouvelle courgette. Arrose les suspensions de Ch. en attendant qu’elle se lève…
9 h, retour au jardin : élagage des feuilles de tomate inutiles, pose d’un film anti-herbe aux pieds des premières plantations. La chaleur monte. Bruno a posté les photos de son passage à Versaugues sur la Grande Famille.

Après le potager, je m’occupe du tamaris : enlève tous les rejets au pied du tronc. Matériel utilisé : taille-haie, cisaille, élagueur, disque de débroussailleuse… Un vrai déballage d’outils pour si peu de travail.
Après-midi, nous filons aux courses à Paray. Arrosage. Puis bain au SPA avec spritz. Carpe diem.
Samedi 5 juillet
Lever 6h30. Fenêtres fermées, la maison est restée chaude alors que dehors, la fraîcheur vous revigore. Premier arrosage de la journée et cueillette d’une nouvelle courgette. Selon certains, cette année sera décevante en tomates. Les pieds végètent, fleurissent mais peu d’éclosion de fruits. Sans doute les effets de la canicule persistante de ces derniers jours. Je le constate également et me console avec les courgettes, les salades, et bientôt les haricots.
Montage à la maison, à l’abri du soleil, du dernier élément des structures extérieures du Spa. Arrivée d’Éliane avec 10Kg d’abricots. Aussi sucrés qu’il y a 3 ans !
17h je me mets en tenue de travail.
Élagage au taille-haie des deux buissons près du Spa. À terminer ultérieurement. Le ciel se couvre.
Dimanche 6 juillet
Matinée sans rien de spécial. Nous nous préparons à partir à Orches chez des amis. La chaleur semble avoir abandonné la partie. Il fait 16° au thermomètre. Une petite pluie serait bienvenue. Amical repas avec une quinzaine de convives dont les Fernandez reçus aux Saintes et les Moissenet viticulteurs réputés de Pommard. Petite ondée en fin de journée. Les hommes s’amusent sous un auvent à tirer à la carabine tandis que les femmes papotent à l’intérieur. Retour 20 h à Versaugues. Reçu texte M-S Dionne sur Dromadaire.
Lundi 7 juillet
Lever 8h. Le ciel est gris mais la pluie espérée cette nuit a fait faux bond. La terre n’est pas davantage mouillée que les plumes de l’oie au sortir de la mare ! Il faudra encore arroser même si l’effet est loin d’être le même. Les plantes savent ce qui leur convient le mieux. Première cueillette de haricots. Plantation 15 mai, récolte 7 juillet : 50 jours de patience et de soins..
Entre 11h et midi, alors que je m’apprête à me remettre au travail, voilà qu’une fifine de pluie et la fraîcheur revenue me rappellent que nous sommes en France et non sous les tropiques, car le petit vent est presque glacial. Je mets de l’ordre à l’étable
Mardi 8 juillet
7h30 : récupération d’Alex et Anne à la gare de Paray.
Le cycle des repas végé et cocktails maison
commence qui n’est pas pour nous déplaire…
Le vent assez fort oblige à replier le toit de toile du deck et du parasol et à renforcer l’attache des tomates. Je m’affaire au potager toute la matinée.
Après-midi courses Paray, je reste à la maison et publie la troisième séquence du jardinier. Pierrette m’apprend le décès de Toto Hoff. Alain m’envoie une série de photos en N et B. J’apprends également le décès d’Auguste Bartoche 86 ans. J’adresse condoléances aux familles sur le site de la mairie.
Mercredi 9 juillet
Nous préparons notre départ pour le pique-nique avec François au Rond Neubourg à la Motte Saint-Jean. Très beau temps.Sympathique repas tiré du sac en forêt. Après quoi nous organisons une partie de Molky puis une petite marche d’une demi-heure : 1km 200. Visite de la nouvelle maison de François retour Versaugues vers 20 h. Surprise, Alex a colorisé les photos NB envoyées par Alain et imprimé un aménagement du salon par Chat GPT. 21h match PSG-Réal (4/0 pour PSG). Super repas végé préparé par Anne accompagné d’un cocktail d’Alex.
Jeudi 10 juillet
12 degrés à 7h. 24 dans la maison. Sans vent. De 10 à 11 je commence le désherbage des poireaux après arrosage. Les mauvaises herbes ont pris de l’essor dans une terre archi sèche. Difficile à déraciner malgré l’arrosage. Il reste les ¾ du parterre à terminer après une heure de travail.
16h nous descendons à Paray pour un moment de détente : glaces + Librairie. J’achète un petit livre : Sur l’île d’Elisabeth O’Connor.
« Elle me raconte qu’elle rêvait d’un endroit sauvage, où les gens sont comme des fleurs des champs. Il faudrait que je lui dise qu’au printemps, quand on récupère la laine des moutons pour la filer, des brins flottent dans l’air comme des ailes de fées. »
21h : Repas à l’intérieur après un délassement au Spa.
Journée chaude et splendide avec grand soleil.
Me réjouissant du beau temps
Au moment où je suis las d’entendre
la tourterelle annoncer la pluie,
soudain j’entends les pies
jacasser du beau temps
le chemin est dégagé, l’eau s’est évacuée
j’ouvre un livre et me réjouis
devant la fenêtre lumineuse
le soleil filtre à travers les ombres éparses
sur le store
le vent apporte le son de la corne du crépuscule
les enfants se bousculent pour me dire
qu’au portail il y a le marchand
de cerises rouges.
Lu Yu (1125-1210)

Publié par Raymond Joyeux
le dimanche 27 juillet 2025





Bonsoir Raymond et merci pour la suite de la chronique du jardinier. Elle me permet d’avoir des nouvelles. En vous lisant, cela m’a rappelé des écrits que j’avais groupés dans un album intitulé : « En mode journal ». Je crois bien vous en avoir envoyé des extraits, il y a… La période « Covid » a stoppé mes élans. J’ai repris l’album il y a quelques jours , et une fois les différentes parties fusionnées,, je les ai apportées à l’imprimeur.
Encore merci et bonne continuation au jardin.