En cette fin juin où les températures sont extrêmes, je vous propose ce poème de circonstance :
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La chaleur fige le paysage
accentue le calme en ce midi d’avril
seule la mer tremblote enveloppée
dans son châle de brume
ciselée par des vagues et des vents millénaires
l’île cligne des yeux et anticipe sa sieste
sous les feuilles immobiles
tous les volets sont clos
le feu s’engouffre sous les lattes
et serpent invisible
traverse la maison
il effleure l’aiguière d’argile
qui somnole sur l’étagère
rampe vers la porte entr’ouverte
et happe à grandes goulées
la fraîcheur striée des palmes
le sable est tison sous les pieds
les quais les rues désertes brûlent
sous le vieux crucifix efflanqué
la paille des chapeaux fume à la patère.
Le ciel poussiéreux s’inquiète pour son bleu délavé que le soleil taraude.
Pas un souffle c’est midi en carême.
Ce poème, intitulé Carême, est extrait du recueil Saintoises publié en décembre 2019 aux Ateliers de la Lucarne à Terre-de-Haut.
Publié par Raymond Joyeux
le samedi 28 juin 2025


Barques qui revenez…
Contunie, ça va viendre.
Suis en Gpe jusqu’au 23/07
Ami plein t’y es J