Peu avant la rédaction de cette chronique (vendredi 3 janvier 2025-14h 30), deux incidents graves se sont produits sur les routes de Terre-de-Haut : une voiturette en feu au Pain de Sucre, heureusement sans gravité pour le conducteur et les passagers ; une sortie de route sur le chemin du Fort Napoléon faisant trois blessés transportés d’urgence au dispensaire de la commune.
Mises en garde et pétition sans résultat
Or, ce n’est pas manque d’avoir mis en garde les autorités sur les risques d’une trop grande densité de véhicules motorisés sur notre petite île et d’avoir lancé une pétition pour tenter de restreindre le nombre de ces engins ultra dangereux et limiter drastiquement leur vitesse dans les rues passantes et toujours bondées de la commune. Faut-il attendre que d’autres accidents plus dramatiques se produisent pour prendre les mesures qui s’imposent ? On peut se poser la question.

Un article de Christelle Joyeux
Ainsi, le 29 octobre 2024, il y a donc seulement deux mois, Christelle JOYEUX a mis en ligne sur son compte Facebook le texte suivant qu’elle demande de partager, c’est donc volontiers que je me permets de le faire sur ce blog avec son autorisation :
Bonjour,
Il y a de plus en plus de véhicules sur Terre de Haut.
Certains me disent 25 vont arriver, puis 60, hier ce chiffre est passé à 80 nouvelles voitures qui devraient arriver pour la nouvelle saison.
C’est vraiment beaucoup, sans compter toutes celles qui y sont déjà, en plus de tous les scooters, vélos et camions. Certains sont nécessaires au fonctionnement de l’île, d’autres sont nécessaires au commerce ou à des personnes pour des raisons à chacun personnelles.
Le fait est qu’il y en a trop.
C’est une réalité et tous le disent, mais le profit, l’égoïsme, la vision à courte échéance font que ça continue.
Il est devenu dangereux de marcher. Dangereux pour les enfants de courir dans leur rue, d’apprendre à faire du vélo comme ils l’ont toujours fait, devant chez eux.
Dangereux pour les anciens d’être sur leur pas de porte à discuter et encore plus de marcher. Car même en allant lentement, à petits pas, ils n’entendent plus ces véhicules devenus si discrets. Dangereux de pousser son chariot ou sa poussette, dangereux de s’arrêter discuter.
Il n’y a pas de trottoir, il n’y a pas la place. Et les travaux de réaménagement sont trop énormes pour l’île.
Alors que faire ?
Limiter le nombre de véhicules ?
Beaucoup le demandent mais il paraît que c’est impossible .
M. Le Maire est responsable de la sécurité de ses concitoyens. Et là, concernant cette sécurité, ce n’est plus le cas depuis longtemps déjà.
Des solutions peuvent sans doute être envisagées dont celle de
PASSER TOUTE L’ÎLE EN PRIORITÉ AUX PIETONS.
Mais aussi imposer un quota d’entrée de nouveaux véhicules en fonction du nombre d’habitants.
Imposer les contrôles techniques
Imposer le départ des véhicules « morts ».
Limiter la vitesse à 10 km au centre et 30 maxi ailleurs.
Beaucoup de visiteurs n’ont jamais conduit de scooter ni de voiturette ou de vélo électrique avant d’en louer un ici. Ils sont des dangers ambulants constants pour eux et pour tous les autres !
Inventer pour pouvoir retrouver ou maintenir un niveau de sécurité et de bien être sur Terre-de-Haut.
Des idées j’en entends régulièrement.
Alors, passage à l’acte, mais pour quand ?

Un remerciement particulier aux pompiers, ambulanciers et personnel médical pour leur dévouement, leurs compétences et leur promptitude à agir.
Texte de Christelle Joyeux
Publié par raymondjoyeux.com
Le vendredi 3 janvier 2025

il serait grand temps de faire instaurer à terre de haut VILLE PIETONNE ça devient un vrai calvaire de marcher dans l’île …
vous ne vous en sortirez pas facilement tant que les élus qui se suivent et se ressemblent mettront en priorité leur réélection ! il faut que le maire fasse appel au préfet pour gérer cette situation catastrophique pour l’île et surtout LA POPULATION stressée par le bruit et le danger, quant au réseau routier n’en parlons pas ! notre pétition n’était qu’un signal d’alarme, si le contrôle des véhicules avait suivi vous n’en seriez pas là…je suis partie fatiguée de ce laisser aller et du « foutisme » des loueurs, le fric toujours + de fric avec la menace « si vous nous imposez un quota on ne votera pas pour vous ! je ne souhaite qu’une chose: que la population se révolte une bonne fois pour récupérer leur île, en france les maires font de plus en plus le maximum pour préserver leur commune de la circulation pourquoi pas chez vous ? et c’est vrai, une réalité bien dangereuse, les touristes viennent s’amuser avec les voiturettes et scooters qu’ils ne maîtrisent pas, c’est open bar avec la complicité des loueurs bien compréhensifs pourvu que l’argent rentre. J’assume mes dires, le l’ai vécu. Courage à vous.
Le débat sur le trop grand nombre de scooters et autres véhicules sur l’île date d’au moins 1996. À chaque fois, les pressions politiques, électorales et financières d’un clan ou d’un autre sur le maire, comme l’explique Mimi très bien, étaient trop fortes pour qu’il puisse l’empêcher ou même le limiter. Sans parler des menaces verbales ou même physiques à son endroit.
Il a fallu attendre deux décès de conducteurs de scooters en 2004 et 2005 pour que l’absence de port du casque bien attaché devienne enfin passible de fortes amendes. Les voiturettes électriques ne sont pas faites pour les routes très pentues de l’île mais pour les terrains de golf plats. De plus, les batteries au lithium utilisées sont connues pour avoir tendance à s’enflammer en cas d’utilisation excessive.
Cela sera-t-il suffisant pour interdire ces deux types de véhicules dans le village et sur certaines routes ? On peut en douter. Une majorité de Saintois profitent trop de la manne touristique, directement ou indirectement.
« une majorité de saintois profitent de cette manne ? » je ne suis pas d’accord, ce sont les professionnels qui en profitent, mais le saintois « ordinaire » paie de + en + d’impôt locaux et ramassage d’ordures que les touristes piétons ou bateaux laissent: ne serait-il pas normal que la population ordinaire profite aussi de cette manne ? je ne parle pas de la menue monnaie incluse dans le billet bateau mais qq chose de plus concret, une taxe réservée aux impôts par ex. ça existe dans des communes du continent, à réfléchir peut-être, selon la volonté de faire le bien !!
Tout à fait d’accord Mimi, mais c’est la majorité des Saintois qui élit le maire. À elle d’en élire un qui tient compte de ses intérêts et pas seulement d’une minorité. C’est la faiblesse des démocraties. Il faut trouver un candidat prêt à se dévouer (ex, Kamala), faire campagne contre les fausses promesses, souvent sans être compris. Notre ami Raymond connait bien ce dilemme.